08/01/2010

LIVRES PARUS EN 2007

La femme fatale de Raphaëlle BACQUE et Ariane CHEMIN


LIVRE PARU EN 2007
Le choix de ce livre c'est qu'il s'est trouvé à ma disposition par des personnes qui me l'ont prêté quelques jours.
Je ne lui donnerai aucune note, ce n'est pas de la littérature mais plutôt une sorte d'information ! Quelques mots sur les auteures :
Raphaëlle Bacqué est journaliste, chef du service politique du Monde. Elle est aussi représentante du quotidien national de France Inter et I télé et de Franc Parler aux côtés de Stéphane Paoli et Thomas Hugues. Elle commente la politique dans l'émission "C dans l'air". Elle a écrit de nombreux livres politiques dont deux avec Denis Savarot en 1995 "Chirac président les coulisses d'une victoire" et en 1997 "Seul comme Chirac". Puis en 2002,"Chirac ou le Démon du pouvoir".
Ariane Chemin est journaliste au service société du Monde. Elle est sortie de l'école de Science Po dont elle a écrit "La promo Science Po 86". Elle a écrit aussi "Jospin et Cie" en 2006 et "Une famille au secret : le président, Anne et Mazarine".
Biographie brève de Ségolène Royal, "dite la femme fatale" par les deux journalistes :
Née en 1953 à Dakar au Sénégal. Fille d'un mililtaire, elle obtient une licence de Sciences Economiques à Nancy puis fut diplômée de l'IEP de Paris. Elle poursuit ses études à l'ENA. Elle adhérera au PS (parti socialiste) et entre dans divers gouvernements : en 1992 Ministre de l'Environnement, en 1997 Ministre déléguée à l'Enseignement Scolaire, en 2000 Ministre déléguée à la Famille et à l'Enfance, en 2001 Ministre déléguée à la Famille, à l'Enfance et aux personnes Handicapées. Députée des deux-Sèvres, elle réussit le concours d'avocat au Barreau de Paris. En 2004, Présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes. Puis en 2006, présentation à l'élection présidentielle de 2007 en s'affichant en tête des sondages. Elle sera battue par Nicolas Sarkozy (UMP).
RESUME : Ce livre est une analyse faite par deux journalistes qui montre ce qui a entraîné Ségolène Royal à se présenter seule contre tous à l'élection présidentielle de 2007 et les raisons de sa défaite. Cet ouvrage a provoqué la colère de la candidate et de François Hollande (père de ses 4 enfants) et est à l'origine du procès les opposant aux deux journalistes.
MES IMPRESSIONS : Livre qui m'a amusé comme je lirai une revue remplie d'anecdotes et de potins croustillants. Il n'y a aucune arrière pensée politique, je l'ai lu en toute objectivité.
Il est certain que ce genre d'analyse n'est pas d'un grand intérêt et montre combien la politique de nos jours est bien superficielle que ce soit à gauche comme à droite. Les querelles de clocher vont toujours bon train entre tous les candidats et leur cour. Il ne s'agit que de luttes intestines de futurs candidats bourrés d'ambition prêts à écraser tout le monde sur son passage pour avoir la place ultime de président de la République et surtout le pouvoir. On reviendrait presque à la Monarchie. Cette campagne présidentielle n'a rien apporté véritablement de très innovant en matière de programme constructif.
Si tous les dires de ce livre sont véridiques, je pense que cela ne rehausse pas l'image de chacun et je peux comprendre que le couple qui n'en est plus un aujourd'hui ait voulu attaquer tout de même ces deux journalistes qui ont fouillé dans leurs vies privées de façon très pernicieuse à la limite de l'indiscrétion. Il est clair que ce type de pamphlet doit être difficile à encorser même s'il peut y avoir une part de vérité. Après, il faut pouvoir remonter la pente. L'homme avec un grand H a toujours voulu rabaisser son prochain mais une personne ambitieuse se relève souvent de ses cendres. Suite aux prochains épisodes.

Ce lien qui ne meurt jamais de Lytta BASSET

ESSAI/RECIT PARU EN 2007
Le choix s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 4/10.
Quelques mots sur l'auteur : Lytta Basset est née en 1950 en Polynésie française. Son père était Pasteur missionnaire (13 déménagements durant l'enfance de Lytta Basset) et d'une mère poète. Elle a obtenu une licence de philosophie à l'université de Montpellier puis sa maîtrise à Strasbourg, où elle effectuera ses études de théologie. Elle a vécu et travaillé en Inde, en Iran, à Djibouti et aux Etats-Unis. Elle occupe actuellement un poste de professeur de théologie à la faculté de Neuchâtel en Suisse. En parallèle, elle donne de nombreuses conférences et anime des sessions de formation dans les pays francophones. Par ailleurs, elle dirige la revue internationale de théologie et de spiritualité "La chair et le Souffle". J'ai lu qu'elle a été nommée pasteur à l'Eglise Réformée de Genève de 1981 à 1997. Son fils Samuel s'est suicidé à 24 ans en mai 2001, ce qui l'a profondément marquée. Dans son oeuvre qui compterait une douzaine d'ouvrages, j'ai sélectionné en 1994 "Le pardon originel. De l'abîme du mal au pouvoir de pardonner", 1999 "Guérir du malheur", 2002 "Sainte Colère", 2007 "Ce lien qui ne meurt jamais" et en 2010 "Aimer sans dévorer".
RÉSUME : Ce livre a été inspiré par le suicide de son fils Samuel cinq ans plus tôt. Elle avait pris des notes sur ce qu'elle ressentait sur le moment, puis un jour, elle a eu le courage de témoigner sur sa mort. Son récit est jalonné de méditations et de ses réflexions personnelles. Il se décompose en deux volets : elle raconte les faits de son passé en les définissant à la troisième personne (en italique) et le reste des écrits, qui se passent dans le présent, elle les fait à la première personne.
MES IMPRESSIONS : Lytta Basset a incontestablement énormément souffert et culpabilisé après le suicide de son fils Samuel. On sent qu'elle tente de remonter la pente mais elle replonge régulièrement. Faire le deuil d'un enfant à mes yeux est presque impensable. Elle avait visiblement une relation fusionnelle avec cet enfant, un amour passionnel. Lorsqu'il a eu sa traversée du désert en revenant d'Amérique latine, elle se sentait impuissante et inefficace pour l'aider. J'ai relevé dans le livre page 60 "...je vivais une éternité de douleur. Perdre son enfant est une chose, le sentir perdu en et une autre." On est dans un schéma relativement courant où la vie bascule et s'effondre après un tel évènement. Je compatis complètement à cette tristesse et cette souffrance. Par contre, j'ai mis une mauvaise note au livre car il ne m'a pas vraiment plu. J'ai eu l'impression de lire une thèse que le professeur exposait. Ce livre pour moi sonne creux, il reste parfaitement impersonnel. Les références bibliques sont trop nombreuses et on ne retient rien. Ce sont des textes mais pas ses réelles impressions. En fait, pour pour moi, elle se masturbe le cerveau dans le vide. J'ai pu écouter, de plus, quelques interviews d'elle pour ainsi mieux cerner sa personnalité. J'ai été déçue comme le livre. Pourquoi, me direz-vous ? Je dirai dans un langage un peu familier sans doute "qu'elle s'écoute".  Sa parole et sa foi trop intellectuelle, pour moi, ne sont pas sincères. Elle essaye par tous les moyens de se réconcilier avec la mort de son fils à travers son travail de réflexion et ses conférences. Elle papillonne partout sans prendre le temps de se poser réellement pour faire le point avec elle-même car elle a peur de ses propres réactions sur sa potentielle culpabilité qui doit la ronger. Elle préfère alors s'étourdir pour ne pas penser. Elle ne maîtrise rien. Je ne me sens pas proche de sa démarche. Elle manque de simplicité, de naturel et de spontanéité. Je pense aussi qu'elle a pu transmettre sa propre fragilité à son fils de façon tout  à fait inconsciente ce qui la rend complètement innocente mais c'est un constat que l'on peut analyser après les faits qui ont été malheureusement tragiques pour son fils, elle et le reste de sa famille. On sent une relation mère/fils très forte dans ce livre comme s'il n'existait rien autour d'eux et qu'il n'y avait qu'elle sur qui reposaient les problèmes de Samuel. Sa relation est très exclusive. Comme si elle était seule capable de pouvoir sortir son fils de  sa grande détresse. Pour conclure, je dirai que c'est un livre forcément délicat à lire pour des personnes touchées par le deuil. Dans le même thème j'ai préféré "Le Fils"  de Michel Rostain, lu en même temps, qui est un récit beaucoup plus positif, certes sans référence religieuse mais raconté sur un tout autre ton, simple et humoristique sans se prendre la tête et sans tomber non plus dans le côté exagéré, pathétique et ridicule. Il faut ajouter que cette mort-là n'était pas un suicide mais une maladie foudroyante. A vous de voir si vous êtes tentés par ce type de lecture. Je n'aurai personnellement  lu aucun de ces livres s'ils n'étaient pas tombés entre mes mains.

Chroniques de l'asphalte II de Samuel BENCHETRIT

ROMAN AUTOBIOGRAPHIQUE PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait car il m'a tenté après avoir lu le tome I de ma propre initiative.
Je lui donnerai 3/5.
Quelques mots sur l'auteur : Samuel Benchetrit est né en 1973. Il vient d'une famille modeste, fils d'un serrurier. Il a arrêté l'école assez jeune et a fait de nombreux petits métiers. A 27 ans, il commence à écrire. Chroniques sur l'asphalte tome I est sorti en 2005, celui-ci en 2007 et on en attend encore trois. Il a été marié à Marie Trintignant, décédée tragiquement en 2003 assassinée. Il a eu un fils avec elle qui se prénomme Jules. Au cinéma, il réalise Janis et John dans lequel jouait Marie Trintignant. Puis il a écrit pour le théâtre la pièce "Moins deux" interprété par Jean-Louis Trintignant. Il a été aussi acteur dans "Backstage" d'Emmanuel Bercot et il est sur le point de signer un second long-métrage "J'ai toujours rêvé d'être un ganster".
RESUME : Après le tome 1 qui parle de l'enfance de Samuel Benchetrit en banlieue (voir livre suivant dans mon blog), on découvre son arrivée à Paris et les années difficiles où il galère pour trouver des petits boulots et s'acclimater à la vie parisienne.
MES IMPRESSIONS : Comme j'avais lu le tome 1 par curiosité et qu'il m'avait plu sur un certain plan je récidive avec ce tome 2 depuis longtemps attendu. Bien sûr, je ne rafole pas du côté vulgaire et parfois très cru de cette biographie, mais je reconnais que cette façon de raconter m'interpelle et m'intéresse. Ce n'est pas à proprement parlé de la littérature mais plutôt du langage parlé avec un peu de fantaisie dans la typographie qui n'est pas désagréable. La vie de Samuel Benchetrit paraît atypique comme sa personnalité que j'avais eu l'occasion de découvrir lors d'une émission de Mireille Dumas. Le livre est divisé en petits chapîtres qui racontent à chaque fois un nouvel épisode de sa vie, certainement un peu romancé sans doute exagéré parfois mais où l'on sent tout du même du vécu. Il y a de la violence, du sexe à diverses reprises qui peuvent choquer certains lecteurs classiques. Le vocabulaire est d'ailleurs approprié au thème et comme je le disais plus haut, vulgaire et très cru. On peut ne pas aimer du tout. Il est vrai que ces passages ne sont pas indispensables au livre mais reflètent certainement tout un état d'esprit dans toute cette jungle parisienne dans laquelle atterrit l'auteur. C'est aussi toute la personnalité de Samuel Benchetrit. Pour en revenir aux chapîtres, ils ont chacun un titre emprunté au vocabulaire du photographe, métier pratiqué par l'auteur, en notant 50ASA ou 100ASA, Impression ou Surimpression, Négatif ou Positif... bref une approche qui ne laisse pas indifférent bien au contraire.
Je ne dirai pas à tous de le lire mais comme moi les curieux peuvent y tenter leur chance car sans que ce soit mon livre préféré, je ne l'ai pas en effet noté dans mes coups de coeur, il m'en restera quelquechose. C'est un écrivain intelligent, dynamique et prêt à tout pour réussir mais attachant, mûr et généreux. Il analyse très bien ce qui l'entoure sans trop s'appesantir sur lui-même. Il est humble mais on le découvre petit à petit, sa mise à nu se fait au fur et à mesure de ses livres. Je lirai les trois autres tomes sans doute sans problème.

La berlue de Véronique BEUCLER

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 4,5.
Quelques mots sur l'auteur : Véronique Beucler a vécu au Mexique, en Colombie et dans de nombreuses îles. Elle enseigne toujours aujourd'hui la littérature au lycée Lyautey de Casablanca. Elle a écrit deux ouvrages dont "L'amour en page" qui s'est peu vendu puis "La berlue" devenu un best-seller d'un nouveau genre.
RESUME : Perrine, jeune professeur, se rendait à la librairie pour découvrir les nouveautés lorsqu'elle fut agressée malencontreusement par une bande de jeunes. Elle reçut un coup de couteau et tomba dans le coma quelques jours. A son réveil, le libraire lui rendit le livre tombé par terre dans sa boutique et qu'elle avait acheté. C'est alors qu'elle lut et crut reconnaître son futur projet de roman qu'elle avait soumis à un éditeur avant son accident et qui en avait refusé la publication. Elle veut découvrir l'imposteur mais ce n'est pas si simple....
MES IMPRESSIONS : Encore un livre que j'ai mis dans mes coups de coeur. L'histoire est bien menée : suspens, style agréable à lire qui en fait de la vraie littérature, sujet choisi comme très actuel avec le vol des idées etc. On entre tout de suite dans le roman sans savoir si tout est vrai ou illusion, s'il y a manigance ou pur hasard, si l'on ne s'est pas trompé d'auteur... tout est un mic mac entre écrivains et éditeurs qui en dit long sur ce milieu pas toujours très honnête. La propriété littéraire est un vaste sujet aujourd'hui et les imposteurs sont nombreux. Un roman qui parle d'un thème qui suscite un vaste débat. A lire pour tous.

La voyageuse de nuit de Françoise CHANDERNAGOR

ROMAN PARU EN 2007Le choix de ce livre s'est fait en librairie.
Je lui donnerai 5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Françoise Chandernagor est une romancière française née en 1945 dans la Creuse d'une famille de maçons (descendants d'esclaves indiens affranchis). Elle est diplômée de Sciences Po, une maîtrise de droit public et de l'ENA, première femme major de sa promotion à 23 ans. Sa carrière professionnelle a démarré dans l'administration. En 1981, elle s'adonne à l'écriture et publie son premier roman dont "L'allée du Roi". Elle a écrit neuf romans dont "L'enfant des lumières", "La chambre". Depuis 1993, elle vit entre le Massif Central et Paris. Elle est membre de l'Académie Goncourt.
RESUME : Quatre soeurs découvrent le vrai visage de leur mère alors qu'elle se trouve en soins palliatifs en phase terminale dans un hôpital pour finir son dernier combat contre ses trois cancers. Après sa mort, ses filles vont se rapprocher à nouveau en fouillant tout ce passé qui les a uni.
MES IMPRESSIONS : Encore un livre que j'ai dévoré en quelques jours. Même si à priori, le thème de la mort et de la souffrance est difficile à traiter, l'auteur nous fait vivre des moments qui nous appartiennent à tous. Françoise Chandernagor décrit à merveille tout ce qui entoure la mourante, ses proches, le milieu médical, les lieux. Les personnages sont admirablement croqués, chacun vivant à sa façon le déclin de leur parente malade. Cette famille est très soudée, très solidaire, chacun étant relié à l'autre par des liens indestructibles même si parfois la vie en a décidé autrement. Ce livre est un grand portrait familial tellement réaliste et si proche de nous tous. Evidemment pour des personnes sensibles et qui viennent de perdre quelqu'un, cet ouvrage peut s'avérer dur à accepter. A lire absolument.

Les langages de l'amour / Les actes qui disent "je t'aime" de Gary CHAPMAN

REIMPRESSION EN 2007 / 1ère parution en 1997
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 4/5.
Quelques mots sur l'auteur : Gary Chapman est un des pionniers dans le conseil conjugal. Il anime dans le monde entier de nombreux séminaires pour les couples.
RESUME : Le besoin affectif chez chacun prend une forme différente. D'après Gary Chapman, il y a 5 façons d'aimer.
MES IMPRESSIONS : Au début de ce livre, je ne peux pas dire que j'étais emballée par l'idée de l'auteur. Mais persévérante, quant à mon habitude, je l'ai continué pour ne plus en sortir. En s'imprégnant des conseils de Gary Chapman, tout semble se résoudre comme par enchantement. Cela se base sur des idées très simples à la portée de tous. Le couple est un binôme complexe qui ne s'articule pas toujours harmonieusement alors que l'amour est lui bien
présent entre les deux êtres. Cet ouvrage est constructif et on se rend compte qu'on a envie de le transmettre à tous ceux qu'on aime. On aspire autour de soi à de l'amour et des personnes parfois si proches ne se comprennent pas pour des pécadilles.
J'ai été convaincue par les propos de Gary Chapman, j'attends donc vos réactions.
A lire pour les couples qui s'entendent déjà bien et veulent quelques éclaircissements, pour d'autres qui recherchent une meilleure harmonie conjugale et d'autres encore qui frôlent la mésentente qui pourrait mener à la séparation. Et puis pour tous ceux qui sont curieux de
la psychologie du couple en général.

La femme à l'écharpe de Madeleine CHAPSAL

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 3/5.
Quelques mots sur l'auteur : Madeleine Chapsal est née à Paris en septembre 1925. Elle sera d'abord journaliste aux Echos puis à l'Express qu'elle fonde avec son mari Jean-Jacques Servan-Schreiber. Elle se lassera vite des interviews avec les personnalités politiques et autres pour se diriger vers une carrière d'écrivain. Tout se déclanche après son divorce où démolie, elle suivra une thérapie avec Françoise Dolto. C'est donc après une tentative de suicide, qu'elle écrira son premier roman "La maison de Jade". Le succès sera immédiat. Elle écrit environ 4 titres par an. Elle a publié un récit autobiographique "Noces avec la vie" puis en 2004 "L'homme de ma vie" où elle dresse le portrait de son ex-mari Jean-Jacques Servan-Schreiber. Elle une grande amie Régine Desforges. Son oeuvre et ses engagements en font une femme indépendante et intègre.
RESUME : Mona et Max vivent à Paris dans une parfaite harmonie conjugale. Mona perd son père et hérite de sa maison à Saintes. Elle se décide à la vendre pour aggrandir leur appartement parisien. Mais le destin va en décider autrement et son avenir chamboulé.
MES IMPRESSIONS : Un bon petit roman agréable à lire mais sans doute un peu superficiel et facile. Tout se devine à chaque ligne sans effet surprise. La passion amoureuse est le coeur du livre. Puis on assiste à un cocktail de réflexions sur l'amour, l'infidélité, le mensonge, l'introspection, le bonheur, la mort soit seule ou à deux. Tout est très classique dans la démarche de ce livre. Madeleine Chapsal m'avait plus séduite dans "L'homme de ma vie", son mariage heureux avec Jean-Jacques Schreiber qui s'est mal terminé après comme nous le savons tous.

Philippine, la force d'une vie fragile de Sophie CHEVILLARD LUTZ


PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livre.
Je lui donnerai 9/10.
Quelques mots sur l'auteur : Sophie Chevillard Lutz, auteur et chroniqueuse de 38 ans en 2013, est l'aînée d'une famille de dix enfants. Elle a été marquée dans son enfance par le décès d'une de ses sœurs à cinq ans et la naissance de sa dernière sœur handicapée. Elle est mariée avec Damien et mère de quatre enfants dont la seconde Philippine (aujourd'hui âgée de 13 ans) est polyhandicapée, aveugle et sourde. Sophie Lutz a une formation de philosophe, est titulaire d'un certificat de pastorale familiale, a suivi une formation à l'écoute et à la relation d'aide, et animé des sessions de préparation au mariage. Son activité professionnelle consiste à être chroniqueuse à Ombres & Lumière, revue de l'Office chrétien de personnes handicapées, et à Famille Chrétienne. Elle a écrit en 2007 "Philippine, la force d'une vie fragile" qui a reçu le prix de l'humanisme chrétien en France et le prix Donna è Vita en Italie.
RESUME : Sophie et Damien sont heureux d'attendre leur second enfant quand ils apprennent qu'il naîtra polyhandicapé. Philippine arrive quelques mois plus tard atteinte d'une très grave lésion cérébrale. On les avait prévenus que cette lésion ne lui permettrait pas de vivre et qu'elle aurait pu choisir l'avortement. Contrairement à tous les pronostics, Philippine survivra dans un grand état de dépendance.
MES IMPRESSIONS : Témoignage très poignant. Il m'a vraiment bouleversée car en tant que mère moi-même, je ne sais pas ce qu'il se serait passé si j'avais été dans le même cas. Comment l'aurai-je supporté ? Comment peut-on psychologiquement continuer sa grossesse en sachant que notre enfant ne vivra sans doute pas ou sera forcément handicapé ? C'est la dure vérité du choix de l'avortement. On prend conscience de la vie en soi et cette vie est mise en danger. Chacun et chacune reste libre dans son choix, on ne peut pas juger. Dans les deux cas, il y aura des conséquences très graves. Dans ce livre, le choix des parents a été de garder l'enfant coûte que coûte. C'est admirable car cette petite fille a vécu finalement alors qu'on la disait morte à la naissance. Bien sûr, elle est lourdement handicapée et ses parents doivent accepter cette croix, ils accueillent sa fragilité qui les transforme peu à peu et les rend encore plus humains. C'est tout de même une mission très difficile pour eux et ils sont très courageux et inondent d'amour leurs trois enfants. C'est l'amour qui les rend victorieux malgré la très profonde épreuve qui les touche. J'ai retenu quelques phrases dans ce livre : "Je n'ai pas choisi d'avoir un enfant handicapé. J'ai décidé de laisser vivre mon enfant jusqu'à sa mort naturelle"(page 45) et (page 54) "J'aime cette phrase de Claudel : Dieu n'est pas venu supprimer la souffrance, il n'est même pas venu l'expliquer. Il est venu la remplir de sa présence". Phrases à méditer et qui nous montrent que cette famille a compris le message d'amour de Dieu qui les accompagne tout au long de leur vie. Je le conseille car c'est un livre très profond qui nous amène tous à réfléchir au sens de la vie et de notre vie.

Le rapport de Brodeck de Philippe CLAUDEL

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce roman s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Philippe Claudel est né en 1962. Il est professeur de Lettres, écrivain et scénariste. Il a écrit plusieurs romans à succès et en particulier "Les âmes grises" qui avait reçu le Grand Prix Littéraire des lectrices de Elle en 2004, traduit en 22 pays. De même que "La petite fille de Monsieur Linh" paru en 2005 (voir blog).
RESUME : Le métier de Brodeck n'était pas de raconter des histoires mais c'est à lui, qui rédigeait bien, que l'on a demandé par obligation de raconter l'évènement. Il s'exécute en observant toutes les étapes jusqu'à cette mort suspecte et en questionnnant autour de lui ceux qui auraient vu quelque chose à l'époque. Il spécifie souvent qu'on lui a demandé ce travail mais qu'il n'y est pour rien. On lui a ordonné d'écrire ce rapport sans qu'il puisse refuser et il a été obligé de se replonger malgré lui dans ce drame.
MES IMPRESSIONS : C'est un livre inhabituel quant à sa tournure et de plus très intriguant. Malgré une entrée dans le livre un peu difficile, on se demande ce que l'auteur veut exprimer ou dire, les pages suivantes deviennent captivantes une fois ce cap du début passé. On ne peut plus lâcher ce roman même si des zones d'ombre nous empêchent de tout comprendre parfois à la première lecture voire les suivantes. Il y a un aspect un peu désordre, brouillon dans ce livre. L'écriture est pourtant fluide et agréable, certains sous-entendus créent le doute parfois. Au fur et à mesure de l'histoire, on découvre la vérité mais toujours dans une grande part de mystère. Je trouve que tous les romans de cet écrivain ont un côté flou rendu par l'auteur très certainement pour instaurer une ambiance particulière. Même si certains lecteurs que j'ai croisés n'ont pas apprécié, je pense qu'il faut véritablement le lire.

La princesse des Batignolles de Carole DAGHER

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait par un prêt dans une autre tournante de livres que la mienne.
Je lui donnerai 4/5.
Quelques mots sur l'auteur : Carole Dagher est un écrivain d'origine libanaise, juriste et journaliste, chercheuse associée à l'université de Georgetown. Son oeuvre se veut politique et se déroule au Liban et au Moyen-Orient. Elle publie en 2002 "Le couvent de la lune" dont le tome 1"L'Anneau de l'Emir" en 2002 et le tome 2 "Le Seigneur de la soie" en 2004. Elle décrit dans ses écrits le Liban au XIXème siècle et en particulier dans "La Princesse des Batignolles"en 2007.RESUME : Marina Chéhab, Princesse issue d'une famille d'émirs parmi les plus anciennes d'Orient, nous fait pénétrer dans le Paris des Impressionnistes en 1874. A force de copier des oeuvres dans le Musée du Louvre, elle attire l'attention d'un peintre Arnold Bückel qui va faire d'elle un portrait très réussi. De là va naître une passion amoureuse entre les deux jeunes gens qui vont finir par se marier. Lui, déjà introduit dans un cercle très fermé de peintres dont en voici quelques noms célèbres : Edouard Manet, Claude Monet, Auguste Renoir,Berthe Morisot, Edgar Degas, Pierre Puvis de Chavannes, Henri Fantin-Latour, Paul Cézanne, Camille Pissaro, Alfred Sisley, va y présenter sa future femme qui va être très vite intégrée. Le tableau de sa Princesse va, au cours d'une exposition, être dérobé....
MES IMPRESSIONS : Bon roman historique qui nous plonge dans le milieu artistique des Impressionnistes (1874). L'ambiance dans les ateliers est très bien rendue ce qui a ravie la lectrice que je suis. C'sst une période créatrice et riche. Peindre à l'extérieur dans la nature et à partir de scènes de la vie quotidienne banale nous entraîne aussi dans une nouvelle tendance. C'est la naissance du Monde Moderne. Carole Dagher décrit simultanément ce qu'il se passe en Orient à la même époque et qui se traduit sous une autre forme : des peintures figuratives représentant des femmes de la Haute Société. Il faut ajouter que les femmes orientales sont attirées par la mode occidentale. Dans ce livre, plusieurs personnages sont fictifs mais malgré tout on a dû mal à imaginer que l'intrigue est fausse car la logique du roman est bien menée et
cohérente et vraie. Cependant, Marina nous est croquée comme une femme plutôt libre pour l'époque qui n'hésitera pas à mettre son couple en danger.

Mais qu'est-ce qu'on va faire de toi ? de Michel DRUCKER

AUTOBIOGRAPHIE PARUE EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait par la publicité radiophonique qu'on en a fait.
Je lui donnerai 3,5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Michel Drucker est né à Calvados le 12 septembre 1942. C'est un présentateur de télévision, figure emblématique du paysage audiovisuel français. Je ne rajoute rien à sa biographie puisque son livre en parlera mieux que moi.
RESUME : Michel Drucker nous conte dans son livre sa naissance, ses débuts chaotiques, cancre dans une famille plus que brillante et surtout aussi jamais compris par son père.
MES IMPRESSIONS : J'ai noté cette autobiographie un peu sévèrement car je n'aime pas particulièrement son auteur. J'admire son courage, sa perspicacité à réussir, et d'avoir su s'imposer pour exister. Il a souffert dans sa famille et il le raconte avec beaucoup de simplicité. Mais je dirai, que la façon aujourd'hui de prolonger sa vie d'animateur dans le monde audiovisuel ne me plait pas vraiment. Son esprit combattif le rend un peu omniprésent. On a forcément envie de voir d'autres têtes. Ce qui m'a surpris c'est son côté hypocondriaque et angoissé. Je ne l'avais pas du tout perçu ainsi. C'est peut-être cette faille qui le rend à mes yeux un peu plus humain et la grande peine pour la mort de son frère qui est très touchante. Sinon, il me paraît être sans cesse en mouvement, à vouloir surprendre, un hyperactif comme on dit aujourd'hui, même la jambe cassée il se présente sur son émission en direct dès le lendemain alors qu'il est censé se reposer. Disons pour conclure qu'il a une vie bien remplie, qu'il a réussi sa carrière mais il n'en reste pas moins un personnage pas très original. Dans le même type de livre, celui de Thierry Ardisson m'a beaucoup plus interpellé mais j'en préfère aussi l'antagoniste.
A lire car c'est plutôt détendant, cet été sur une plage...

Le retour d'Anna ENQUIST

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Anne Enquist est une écrivain et poète néerlandaise née à Amsterdam en 1945. De son vrai nom, Christa Widlund-Broer, cette femme fera tout d'abord des études musicales de piano à la Haye puis des études de psychologie à Leyde, elle deviendra psychanaliste. Ensuite, elle commencera son oeuvre par des poèmes puis des romans :"Le chef d'oeuvre" en 1999, "Le secret" en 2001, "Les porteurs de glace" en 2003, "La blessure" en 2005, "Le saut" en 2006 et pour finir en 2007 "Le retour". Elle obtiendra plusieurs prix littéraires dans son pays natal.
RESUME : Roman tellement proche de la réalité historique de la vie de James Cook, grand explorateur anglais au XVIIIè siècle. Il fut un brillant capitaine sous le blason de la marine royale britannique pour avoir découvert et cartographié des territoires jusque là inconnus comme la
Nouvelle Zélande. Sa femme Elizabeth l'attend depuis déjà 3 ans. Elle savoure à l'avance son retour et imagine leurs retrouvailles. Ils se retrouvent enfin et il leur faut se réadapter à vivre à deux alors qu'ils se connaissent relativement peu. Mais il y a une suite que je ne vous dévoilerai pas.
MES IMPRESSIONS : Malgré la longueur de ce roman qui compte presque 500 pages, je n'ai eu aucun moment de relachement. La vie d'Elizabeth nous est conté à travers le voyage de son mari loin d'elle qui ne peut guère communiquer que par de rares courriers. Chacun se raconte sa vie à la maison ou à bord, c'est très vivant et interactif. Mais l'auteur nous fait très bien ressentir avec un vocabulaire bien choisi, ce que ressent cette femme face à sa solitude qu'elle doit supporter chaque jour. La mélancolie, de temps en temps, l'envahit et elle n'y peut rien. La tristesse fait partie de son quotidien avec la perte de tous ses enfants tout au long de son existence. Le sort semble s'acharner contre elle mais elle se relève toujours et fait preuve d'un courage exemplaire qui nous invite à l'admiration. Les études de psychologie d'Anna Enquist lui servent à ainsi dépeindre les sentiments de ses personnages. Il y a un passage sur la musique dans le livre qui est tout à fait romancé car le personnage qui y est lié n'a pas existé réellement, mais c'est sans doute car elle est musicienne qu'elle a voulu faire une allusion à cela. Il est très judicieux de se servir ainsi de ses talents. Pour finir, je dirai qu'Anna Enquist m'a transporté dans son roman, son héroïne m'a plue car elle souffre en silence, elle aime dans l'ombre et elle exécute son devoir conjugal avec une grande droiture. Un livre vrai, écrit simplement et agréablement, une incontestable réussite que je n'aurai pas eu l'idée de lire. Merci de me l'avoir fait connaître.

Baisers de cinéma d'Eric FOTTORINO

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait par le prêt de celui-ci par une relation.
Je lui donnerai 5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Eric Fottorino est un journaliste et romancier français né en 1960. Il est licencié en droit et diplômé en Sciences Politiques. Après un début de carrière au journal Le Monde, il commence à écrire en parallèle ses premiers romans dès 1991 : "Besoin d'Afrique", "L'homme de terre", "Rochelle", "Un territoire fragile". Il recevra le Prix France Télévision pour "Korsakov" en 2004. Toujours présent au Monde, il est promu Directeur de rédaction du quotidien après le départ de Jean-Marie Colombani en 2007. Il vient de publier "Baisers de cinéma" qui a reçu le Prix Fémina la même année. C'est aussi un passionné de vélo, sport qu'il pratiquera dans sa jeunesse et arrêtera à 19 ans, dégoûté par l'attitude de certains coureurs.
RESUME : Gilles Hector, fils de Jean Hector, photographe, et de mère inconnue. "Peu avant sa mort"(celle de son père), "il me confia que je devais mon existence à un baiser de cinéma". L'histoire est la recherche d'origine de naissance de Gilles Hector au travers de ce que lui a laissé son père. Mais la vie continue et les rencontres vont l'aider à se reconstruire avant de comprendre tout ce passé.
MES IMPRESSIONS : Ce livre est passionnant, le mot est sans doute trop faible pour exprimer ce que j'ai ressenti à sa lecture. J'ai apprécié l'intrigue tout d'abord, le mystère qui plane tout au long du récit est haletant, les lieux sont admirablement décrits. On est sans cesse en quête de la vérité, on veut savoir pourquoi le père de Gilles n'a rien dit à son fils. Le fils continue à vivre des passions amoureuses qui vont l'aider à mieux comprendre son passé. Il avance dans son enquête et maîtrise tout à fait ce qui lui arrive même si par moment, il semble perdre les pédales. Il est à noter quelques passages un peu torrides. Je terminerai, afin de ne rien dévoiler car cela perdrait tout le charme de cette lecture envoûtante, par vous conseiller de vous plonger à votre tour dans ce roman bien écrit où l'ennui, les longueurs n'existent pas.

Dans la nuit mozambique de Laurent GAUDE

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait en vacances avec le coup de coeur d'un libraire et parce que j'avais apprécié l'auteur auparavant.
Je lui donnerai 4,5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Laurent Gaudé est né en 1972. Il a fait des études de Lettres Modernes et réalise une thèse sur le théâtre, sa grande passion. En 1999, il publie sa première pièce : "Combats de possédés". Après avoir écrit plusieurs pièces de théâtre, il se lance dans l'écriture de romans. En 2002, il reçoit le prix Goncourt des Lycéens pour "La mort du roi Tsongor" et le prix des libraires en 2003. Plus tard en 2004, il reçoit le Prix Goncourt pour "Le soleil des Scorta" et se fait connaître du grand public. Dernièrement, il fait son retour en librairie avec "Eldorado", roman qui fait partie de la rentrée littéraire 2006. Puis en 2007, lui succède "Dans la nuit mozambique".
RESUME : Laurent Gaudé nous entraîne dans quatre récits différents avec toujours l'idée de la remise en question de chacun de ses personnages face à ce qu'ils ont vécu dans leur passé et à la mort en particulier.
MES IMPRESSIONS : L'auteur sait une fois de plus me captiver, une fois de plus la lecture est facile, le style agréable et élégant. Une qualité littéraire incontestée et confirmée. Les quatre essais sont égaux dans l'intérêt qu'ils nous apportent. Le livre est donc équilibré. J'ai bien apprécié mais je ne veux pas entrer dans le détail de chaque récit pour ne pas en révéler la teneur.
Très bonne impression, atmosphère particulière comme dans tous les romans de Laurent Gaudé. Si l'on a déjà aimé ses autres livres, alors aucune hésitation à continuer. Pour tous.

Le rajah Bourbon de Michel de GRECE

ROMAN HISTORIQUE PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 4/5.
Quelques mots sur l'auteur : Michel de Grèce est le fils du Prince Christophe de Grèce et petit-fils de Georges Ier de Grèce. Il est né en 1939. Son père mourra alors qu'il n'avait qu'un an. Sa mère, la Princesse Françoise de France, est la soeur de feue la Comtesse de Paris. Il habitera successivement au Maroc, en Espagne pour finalement s'installer à Paris où sa mère meurt en 1953. De 1956 à 1960, il fit des études de Sciences Politiques puis s'engage pour 4 ans dans l'armée grecque. En 1965, il épouse Marina une roturière dont il a deux enfants. Il s'est spécialisé dans l'écriture de romans historiques en rapport avec son histoire familiale : la Grèce, la France, la Russie ... Il vit aujourd'hui entre Paris et New York.
RESUME : Tout commence par une grande amitié entre François Ier et son cousin Le Connétable de Bourbon. Mais à la mort de sa femme, Le Connétable n'aurait pas eu de descendance. Son colossal héritage suscite bien de l'intérêt et la mère du roi va essayer de créer de la discorde entre les deux cousins pour tenter de prendre ce pactole. Malgré des grands moments d'abattement liés à son veuvage, Le Connétable n'en perd pas moins le sens des affaires et veut reprendre son héritage injustement attribué à la branche du roi. Dans ce roman historique, Michel de Grèce a supposé que Suzanne, femme du Connétable, morte en couche, n'aurait pas accouché d'un enfant mort-né mais de Jean qui va survivre et être élevé comme orphelin ou qu'il aurait eu un fils non déclaré hors mariage. Nous suivons donc dans ce récit toute la vie de Jean de Bourbon, prénommé le Rajah, qui va fuir sans cesse ceux qui ont découvert son existence et qui veulent le faire disparaître pour ne pas faire ombrage à leur héritage. A la veille de sa mort, il refusera de prendre la place de l'aîné de la maison de France (les Bourbons sont désormais sur le trône d'Henri IV), la France l'avait refusé dans son enfance, c'est l'Inde qui l'a accueilli à bras ouverts et il ne changera rien. On ne connaît pas la date exacte de sa mort mais il est enterré en Inde auprès de sa femme. Il aura eu deux fils dont l'aîné Saviel de Bourbon qui reprendra le poste de son père, surintendant du palais de l'empereur Akbar. Ce dernier qui avait recueilli Jean, plus jeune, ému par son histoire et séduit par son intelligence et sa distinction naturelle. Aujourd'hui, Balthazar IV est devenu l'aîné de cette branche et mais ne revendique rien de plus. Il veut élever ses trois enfants dans la dignité et oublier cette tranche de l'histoire imprécise mais qui fait de lui un Bourbon de Bhopal né indien et qui le restera.
MES IMPRESSIONS : Lorsque j'ai entendu Michel de Grèce au Salon du livre en 2007 au moment de la sortie de son livre, j'ai été attiré par sa perspicacité à découvrir la vérité. Il est parti en Inde pour découvrir les descendants de Jean de Bourbon et retrouver les traces de ce passé quelque peu compliqué et difficile à analyser. Il a rencontré les ancêtres de son roman historique et cela rend d'autant plus vivant son récit. Certes, même si le parcours de Jean de Bourbon est relativement simple, beaucoup de détails jalonnent toute cette histoire. Je ne suis pas une fanatique de l'histoire en général, mais j'ai été contente de découvrir l'existence de cette branche au travers de ce roman. Supposer des hypothèses pour ce qui s'est réellement passé, chercher des preuves doit être très grisant. D'autant plus, que Michel de Grèce est mêlé malgré lui à l'histoire de notre pays pas sa mère. C'est incontestablement un roman intéressant, passionnant mais parfois un peu long à mon goût. Je serai tentée certainement de lire d'autres oeuvres de Michel de Grèce car son style est agréable et culturel.

Mademoiselle Chambon d'Eric HOLDER

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 4/5.
Quelques mots sur l'auteur : Eric Holder est né à Lille en 1960 dans une famille bourgeoise de Calais qui a bâti sa fortune dans la boulangerie. Vers l'âge de 8 ans, il quitte le nord avec ses parents pour s'installer à Saint-Tropez. Plus tard, il se mettra en couple et aura deux enfants. Il est l'auteur de nombreux romans dont "Manfred ou l'hésitation", "L'oiseleur",
"L'homme de chevet", "La belle jardinière" (Prix Novembre), "En compagnie des femmes" (Prix Roger-Nimier) et "La correspondante".RESUME : Antonio, maçon portugais, et Anne-Marie sa femme, qui travaille dans un atelier de maroquinerie, vivent tranquillement à Montmirail avec leur fils Kevin. Un jour, Antonio va chercher Kevin à l'école où il croise pour la première fois son institutrice. De cette première rencontre et de ce premier regard, va naître une intrigue amoureuse entre Véronique Chambon, la maîtresse de Kevin et son père qui va les bouleverser.
MES IMPRESSIONS : A première vue, j'ai apprécié ce petit roman léger et rapide. Rentrer rapidement dans un livre est toujours pour moi une satisfaction plaisante. Il y a assez longtemps que je n'avais pas lu sur ce thème de la passion amoureuse dans une histoire plutôt simple. Mon avis s'est un peu nuancé par la suite car j'ai lu plusieurs critiques qui disaient que c'était très mal écrit avec un vocabulaire à connotation vulgaire. Il y a peut-être quelques fautes de synthaxe et des tournures de phrases curieuses mais cela ne m'a en rien choqué. Quant au vocabulaire soit disant vulgaire, j'ai lu des livres dix fois plus crus voire malsains et désagréables. Ce que j'en retiens à mon niveau, c'est que l'intrigue est très prenante et m'en a fait oublier le style. De grands académiciens comme Erik Orsenna ou Jean d'Ormesson ne font pas de faute de style ou d'emploi de vocabulaire mais ils sont trop alambiqués, prétentieux, j'ajouterai illisibles pour le français moyen que je suis. Evidemment, je ne veux en rien défendre les écrivains dits "mauvais" mais le but de l'écriture est tout d'abord de se faire comprendre et donner au lecteur du plaisir. Je vais classer ce livre dans mes coups de coeur car il m'a plu même s'il n'est pas parfait, on pourrait dire peut-être à l'eau de rose mais pas tout à fait et certainement pas la fin. J'attends vos avis.

Mille soleils splendides de Khaled HOSSEINI

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait car j'ai beaucoup aimé "Les cerfs-volants de Kaboul" du même auteur.
Je lui donnerai 9/10.
Quelques mots sur l'auteur : Khaled Hosseini, cadet d'une famille de 5 enfants, est né à Kaboul en Afghanistan en 1965. Il est fils de diplomate et a obtenu en 1980 le droit d'asile avec sa famille aux Etats-Unis. Il est marié et père de deux enfants. Après une licence de biologie et des études de médecine, il devient interne à Los Angeles en 1996. Parallèlement il se met à l'écriture dès 2001, mais "Les cerfs-volants de Kaboul", son premier roman, parait en 2003 aux USA puis 2005 en France. Il sera vendu à 8 millions d'exemplaires dans le monde entier, ovationné par la critique, c'est devenu un "livre-culte" aux Etats-Unis. Il reçoit le grand prix des lectrices du journal Elle en 2006. Son second roman"Mille soleils splendides" est paru en 2007 et s'est classé immédiatement sur les listes des meilleures ventes dès sa sortie. Il a été nommé ambassadeur par l'agence des Nations unies pour les réfugiés.
RESUME : C'est la rencontre de deux femmes Mariam et Laila, dans un Afghanistan déchiré par 50 ans de conflit, face à un destin qu'elles n'ont pas choisi. Elles vont devoir partager dans la soumission, la haine et la violence mais aussi un amour naissant, une vie épouvantable . Comment arriveront-elles à s'en sortir et à retrouver ces "mille soleils splendides" autrefois dissimulés sur cette terre afghane sacrifiée à travers leur ville Kaboul ?
MES IMPRESSIONS : Encore un livre de cet auteur que j'ai beaucoup apprécié. L'écriture est agréable et l'intrigue haletante. Une fois de plus cet auteur sait emporter son lecteur par une histoire hors du commun où la liberté des femmes est sans cesse remise en question dans un Afghanistan déchiré sur fond de chaos et de violence. Les deux femmes sont attachantes chacune différemment mais on s'attache à chacune d'elle. Les hommes rencontrés sont présentés sous diverses facettes : le bourreau d'un côté et de l'autre celui qui comprend les femmes et sait les aimer. Dans ce pays, rien n'est simple et favorise des histoires toutes plus émouvantes les unes que les autres même si ceci est un roman. Un roman est après tout aussi un reflet de la réalité. Même si ce livre est paru en 2007, il reste toujours captivant à lire. J'attends vos remarques sur mon blog.


La femme du Vème de Douglas KENNEDY

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Douglas Kennedy est un romancier et journaliste américain né à New York le 1er janvier 1955. C'est un écrivain d'envergure mondiale. Son enfance mouvementée a certainement joué un rôle dans son oeuvre littéraire pour laquelle il s'en est inspirée. A 22 ans en 1977, il quitte l'Amérique et fonde une compagnie théâtrale en Irlande. En 1980, après avoir vendu ses pièces radiophoniques à une radio britannique, il se consacre véritablement à l'écriture. En 1985, il se marie et s'installe à Londres. En 1994, publication de "Cul de sac" son premier roman puis paraissent aussi "L'homme avec qui il voulait vivre sa vie" qui aura une réputation internationale, "Les désarrois de Ned Allen", "La poursuite du bonheur", "Rien ne va plus" et "Les charmes discrets de la vie conjugale". Douglas Kennedy enchaîne les réussites et best-sellers traduits dans de nombreuses langues.
RESUME : Harry Ricks menait une vie paisible avec sa femme et sa fille aux Etats-Unis en tant que professeur d'université. Suite à un scandale lié à une affaire de moeurs qui le concerne directement, il sera licencié de son travail et mis à la porte par sa propre famille. Il quitte tout alors pour Paris, ville où il va trouver refuge et poursuivre son destin.
MES IMPRESSIONS : Je ne suis guère attirée par les romans policiers en général mais cette fois-ci, je me suis laissée embarquer dans ce livre. Ce roman m'a littéralement envoûtée et j'ai dû y consacrer une bonne partie de mon temps, négligeant même ma vie de mère de famille, pour avancer et finir ce qui me tenait en haleine depuis les premières pages. L'intrigue est passionnante et on peut aisément imaginer le décor du site puisqu'il s'agit de Paris, ville que je connais bien pour y avoir habité plus de vingt ans. Comme tous ces romans à suspens, il serait inutile de rentrer dans les détails de l'histoire pour paraphraser. Je conclus donc en vous disant de ne pas hésiter à lire ce roman qui fait du bien et permet de s'évader tout au long de ses 378 pages.

Les enfants de la liberté de Marc LEVY

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 3,5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Marc Lévy est né à Boulogne (92) en 1961. A 23 ans, après avoir vécu en France, il part pour les Etats-Unis pour y fonder une société sur l'image de synthèse. Il reste 7 ans en Amérique du Nord pour finalement revenir à Paris pour créer un cabinet d'architecture avec deux amis. Au bout de 10 ans, il abandonne la société pour vivre de son écriture. Il a un fils né en 1989. Au départ amateur, il présente son premier roman en 1998 "Et si c'était vrai" à plusieurs éditeurs et l'éditeur Robert Laffont lui réserve un excellent accueil au point de le choisir pour le publier. Puis il poursuit son oeuvre littéraire (voir d'autres romans de Marc Lévy dans mon blog) pour finir en 2007 par "Les enfants de la liberté". Pour conclure, j'ajouterai que cet écrivain depuis quasiment une dizaine d'années remporte un vif succès lié à son oeuvre. Il a vendu déjà plus de 10 millions d'exemplaires de ses romans.
RESUME : Raymond, 18 ans, devient Jeannot dans la résistance. Nous sommes en 1943 durant la Seconde Guerre Mondiale en France. Claude, son petit frère, va lui aussi le suivre pour essayer de sauver leur pays malgré leur plus jeune âge. Nous allons vivre durant tout ce livre avec leurs camarades Jacques, Boris, Rosine, Ernest, François, Marius et Enzo dans la profondeur de l'inhumain et de l'horreur.
MES IMPRESSIONS : Marc Lévy nous étonne avec ce dernier roman car il sort, je vais peut-être dire enfin, du surnaturel dans lequel il nous avait plongé durant toutes ces années et pour lequel je commençai honnêtement à me lasser. Il a bien fait, à mon avis, de se diriger vers autre chose. Ce nouveau roman qu'il nous invite à lire est plutôt captivant, poignant et nous entraîne inexorablement vers le dénouement. Mais, pour moi, je ne me suis pas du tout sentie émue pour autant face à cette lecture. Sans doute, la vulgarisation des horreurs des guerres dans les média que l'on voit quotidiennement, m'a rendue moins sensible. Cependant, je peux affirmer que l'histoire est bien menée, les personnages attachants, l'intrigue à la fois normale et captivante. On connait notre histoire et on en connait l'issue aussi. Rien de nouveau sur le plan historique. Ce thème de la déportation est tellement repris de nos jours et de plus, je fais partie de la génération du babyboom qui n'a pas connu tout cela. Ce que je ne souhaite d'ailleurs pour rien au monde. Disons, que j'ai préféré les récits de mes grands-parents qui m'ont raconté ce qu'ils ont vécu et ce qu'ils ont vu. Marc Lévy, lui aussi n'a pas vécu cette guerre. Comment peut-on parler d'une période sans l'avoir connu pour pouvoir émouvoir les autres ? Dans le même thème, je vous conseille de lire "Le lance-pierres" de Robert Delacoux, auteur encore inconnu mais dont le livre me paraît plus ressenti. Lui-même était jeune enfant durant la seconde guerre mondiale et se souvient. Pour en revenir à Marc Lévy, son style est correct mais toujours un peu plat. Sa notoriété continue à l'accompagner, qu'il en profite.
A lire tout de même pour les adeptes de la période de la Seconde Guerre Mondiale qui ont soif de découvrir le thème des enfants dans la Résistance, le combat des enfants juifs essayant de fuir la mort et toutes les ruses pour en échapper.

Spellmann & Associés de Liza LUTZ (le coup de coeur Albin Michel de l'été)


ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 4/5.
Quelques mots sur l'auteur : Liza Lutz est une écrivain américaine née en 1970. Elle a écrit en 2001 un scénario pour "Le plan B" qui n'a pas eu le succès escompté et s'est arrêté là pour ce qui concerne les films. Par contre, en 2007, elle vient de publier son premier roman qui paraît avoir le vent en poupe en France.
RESUME : Isabelle (Izzy) Spellman travaille dans l'entreprise familiale avec ses parents, sa soeur Rey et son oncle Ray (ancien flic). Son frère David ayant préféré par contre prendre son indépendance dans un autre profession, avocat spécialisé en droits des sociétés, fusions et acquisitions. Ce métier de détective ne l'intéressait pas et surtout interférait dans la vie privée des gens ce qu'il ne pouvait accepter. Spellman & Associés, sise à San Francisco, s'occupe de faire diverses enquêtes et de la surveillance. Chaque personnage de Spellman né et surtout formé quasiment au berceau pour certains va s'adonner très vite à l'envie irrésistible d'espionner, faire chanter et suivre les propres membres de son entourage.
MES IMPRESSIONS : Livre très vivant où l'action est permanente. Les personnages sont bien campés, il y a une atmosphère bien particulière. La suspicion qui s'est installée entre les membres de la famille renforce le côté malsain du détective qui rentre dans l'intimité des êtres humains. C'est un côté inhabituel de la profession décrit ici qui est tourné en dérision et qui rend ce roman original. Il est certes assez long à lire, en vacances serait le meilleur moment, mais on ne s'ennuie pas. La qualité littéraire de cet ouvrage n'est pas extraordinaire cependant son style principalement en dialogue le rend spontané et amusant. Vous êtes tous invités à le lire pour un bon moment de détente, de suspens voire de temps en temps d'humour qui peut en faire sourire certains.

Un château en forêt de Norman MAILER

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait car on me l'a prêté.
Je lui donnerai 8/10.
Quelques mots sur l'auteur : Norman Mailer, écrivain américain, scénariste, réalisateur et acteur de cinéma est né en 1923 dans le New Jersey et mort en 2007 à New York d'une insuffisance rénale. Norman Mailer est le fils d'Isaac Barnett Mailer comptable juif originaire d'Afrique du sud et d'une gestionnaire d'une agence de femmes de ménage. Il a grandi dans le quartier de Brooklyn. Il entre dans l'Université Harvard en 1939 et diplômé en 1943 où il a étudié l'ingénierie aéronautique. Il sort titulaire d'un titre de Bachelor of arts cum laude et s'y découvre un intérêt pour l'écriture, publiant sa première histoire à 18 ans. Marié 6 fois, il a eu 9 enfants dont un enfant adopté. En 1960, il agresse son épouse Adèle qui ne maintient pas sa plainte mais il passe 3 semaines en hôpital psychologique suite à cette violence physique. Norman Mailer est un homme dynamique dont la personnalité a parfois défrayé la chronique. Il a été tenté par le marxisme et l'athéisme, il devient un écrivain libertaire, il a été enrôlé dans l'armée américaine et participe à la seconde guerre mondiale dans le Pacifique sud, il a été emprisonné pour avoir été dans l'opposition à la guerre du Vietnam, il a été candidat à la mairie de New York en 1969, il a été biographe (sur Marilyn Monroe, Pablo Picasso et Harvey Oswald), il a été acteur puis réalisateur, il a été un opposant virulent de George W. Bush ("The big Empty" publié en 2006 avec son second fils), il a reçu la légion d'honneur des mains de l'ambassadeur de France aux USA. Son oeuvre est imposante avec une trentaine de livres et deux prix Pulitzer, je noterai "Le chant du bourreau" édité en 1983 qui a reçu l'insigne de commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres (France) et "Un château en forêt" paru en 2007. Il fut acteur dans Ragtime en 1982 entre autre et réalisateur du film "Les vrais durs ne dansent pas" qui a été sélectionné au Festival de Cannes.
RESUME : Norman Mailer a pris le risque d'écrire sur l'enfance d'Adolf Hitler, personnalité controversée, mystérieuse et sournoise. Un roman où se mêlent des faits réels notés dans l'histoire de la famille d'Hitler et une partie tout à fait imaginée.
MES IMPRESSIONS : Ce livre est tout à fait passionnant car il nous parle de l'enfance de ce personnage d'Hitler qui a fait tant de mal durant la seconde guerre mondiale et que nous connaissons finalement si peu. On a envie de découvrir les conséquences de ses actes et pourquoi il en est arrivé là. Ce livre ne répond pas exactement à cette question cruciale de savoir pourquoi cet enfant est devenu fou pour malmener et diriger le monde avec tous les morts qu'il a eu sur la conscience. Evidemment, Norman Mailer essaye à sa façon de répondre à cette question en brodant sur une enfance perturbée sur le plan affectif, sur des problèmes de santé qui auraient pu nuire à l'équilibre du jeune, sur ses rapports très particuliers avec sa fratrie et son propre père. De plus, on le décrit aussi très attaché à sa mère qui avait perdu d'autres enfants en bas âge et il serait devenu ainsi son protégé. Bref, un enfant solitaire très spécial, qui n'aimait pas travailler et préférait déléguer, et qui avait des rapports troubles sur le plan sexuel. Norman Mailer nous emmène dans ce roman plutôt facilement car le livre est bien construit et l'histoire des membres de cette famille a intrigué la lectrice que j'ai été. Je vous conseille cette lecture si vous avez un peu de temps (plus de 600 pages !) mais je garantis pour ma part que je ne me suis pas ennuyée.

Une vraie parisienne de Gilles MARTIN-CHAUFFIER


ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 4/5.
Quelques mots sur l'auteur : Gilles Martin-Chauffier (né probablement vers 1964, pas trouvé de date précise) est rédacteur en chef à Paris Match où il y anime une chronique littéraire. Il est également écrivain et auteur permanent chez Grasset. Il a écrit Les corrompus en 1998 (Prix Interallié), Silence, on ment en 2003 (Prix Renaudot des lycéens), Constantinople en 2005 (Prix Renaudot essai) et un roman Belle-Amie en 2004.
RESUME : Agnès de Corroye, guide touristique /Edouard Breda, rédacteur en chef de Paris-Scoop / Bruce Fairfield, rockstar / Coco Dancery, attachée de presse / Jean-Pierre Renard PDG / Thomas, fils d'Agnès / Maître François Delors, avocat.
Agnès de Corroye et une aristocrate jolie, cultivée et ne manquant pas d'humour. Elle fait visiter Paris à de riches étrangers. Bruce Fairfield, une rockstar américaine, tombe amoureux d'elle. Ils vont partager plusieurs bons moments du défilé de mode Galliano en passant par le bureau de Nicolas Sarkozy. La presse people s'empare de cette idylle jusqu'au moment où Agnès de Corroye accuse son prétendant de viol. A vous de lire pour savoir la suite.
MES IMPRESSIONS : Ce fut un bon moment de détente tout de même assez long. Une fois le roman commencé, on a besoin d'en savoir toujours plus. Il est amusant et intrigant de rencontrer des personnages réels qui font partie de la population people de notre temps. On voit que l'écrivain connaît bien ce milieu-là et nous invite à le découvrir dans le luxe et ses excès. Il en profite pour en faire une critique virulente qui n'est pas déplaisante pour autant. Pour finir et donner le ton de cet écrit, j'ai relevé cette phrase qui m'a bien amusée et qui montre la société dans laquelle on vit aujourd'hui "De bons témoins blanchissent un coupable, une mauvaise déposition noircit un innocent". A méditer et lire ce livre en vacances sans se prendre la tête.

Dans le café de la jeunesse perdue de Patrick MODIANO

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait par le prêt de celui-ci dans une autre tournante de livres.
Je lui donnerai 5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Patrick Modiano est un écrivain français né à Boulogne-Billancourt en 1945. Il est fils d'une actrice d'origine flamande et d'un homme d'affaires italien. Il a grandi entre Jouy-en-Josas et la Haute-Savoie. Il sera très proche de son frère aîné Rudy qui mourra à l'âge de 10 ans d'une maladie. Ses parents l'ont souvent laissé seul, il ira en pension. Après son bac, il se lance entièrement dans l'écriture. Raymond Queneau l'y introduit et sera le témoin de son mariage dont naîtront deux filles. Il publie en 1967 "La place de l'Etoile" Prix Roger Nimier, en 1969 "La ronde de nuit", en 1972 "Les boulevards de ceinture" Grand Prix du roman de l'Académie Française", en 1975 "Villa triste", en 1977 "Livret de famille". En 1978, Prix Goncourt pour "Rue des boutiques obscures". En 1981 "Une jeunesse", en 1982 "De si braves garçons". En 1984, Prix de la Fondation Pierre de Monaco pour l'ensemble de son oeuvre. Il est à la tête d'une vingtaine d'ouvrages dont la sensibilité écorchée sera toujours présente. Il est l'un des écrivains les plus talentueux de sa génération.
RESUME : Roman portant sur le Paris des années 1960. Louki, de son vrai nom Jacqueline Delanque épouse de Jean-Pierre Chereau, partage les rencontres avec des habitués du café Le Condé à Odéon. Ce livre relate son histoire, son enfance, son mariage, sa disparition, sa vie mystérieuse de bohème et d'insatisfaction profonde mêlée d'éphémères moments de "bonheur".
MES IMPRESSIONS : Roman très bien écrit. Une atmosphère très feutrée, mystérieuse, glauque aussi. C'est un livre plutôt pessimiste, âme sensible s'abstenir. Patrick Modiano nous livre une tranche de vie de son personnage principal avec beaucoup de détails et de sensibilité. On voit qu'il est attaché à ce Paris des années 60 où règne un parfum de liberté et d'insouciance. La capitale qu'il nous fait visiter dans les moindres recoins, les divers quartiers, est décrite avec une grande minutie. Pour conclure, Patrick Modiano écrit avec toujours une pointe de nostalgie et de poésie, le tout agrémenté de grâce et de mélancolie.

Parce que je t'aime de Guillaume MUSSO

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Guillaume Musso est né en 1974 à Antibes. Il réussit le CAPES de Sciences Economiques et devient professeur. Dès son plus jeune âge (10 ans), il découvre la littérature et proclame qu'il écrira un jour des romans. Après un séjour à New York encore étudiant, il revient en France où il commence à rassembler ses idées pour écrire. En 2001, il publie "Skidamarink" puis "Et après" en 2004, "Seras-tu là ?" et "Sauve-moi" en 2006. Pour finir en 2007 par "Parce que je t'aime".
RESUME : Ce livre est celui d'un flash-back de chacun des trois personnages principaux. "Avant que Mark ne perde sa fille. Avant qu'Alyson n'écrase Layla. Avant qu'Evie ne perde sa mère."
MES IMPRESSIONS : Je suis rentrée dans ce roman très rapidement. Il m'a fascinée et même émue. J'ai reconnu le style "Musso" mais je trouve que cette fois-ci, l'écrivain est sorti de sa série surnaturelle. Comme Marc Lévy, il a essayé de diversifier ses écrits pour continuer à surprendre les lecteurs assidus de son oeuvre. Son style est agréable, clair et direct. L'intrigue est très forte, la perte d'un enfant nous touche tous profondément et forcément on a envie de connaître le dénouement de l'histoire. La fin du roman est très inattendue et nous incite à aller jusqu'au bout, le suspens est haletant.
Merci pour ce très bon roman. A lire pour un bon moment de détente. Malgré les 300 pages, on ne traîne pas en général et en deux/trois jours, le livre est dévoré. A votre tour... de découvrir cette nouvelle histoire.

Prisonnière à Téhéran de Marina NEMAT

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 9/10.
Quelques mots sur l'auteur : Marina Nemat est née probablement en 1966 en Iran. Elle vit actuellement au Canada, mariée avec son premier amour, André le jeune organiste de son église. Son livre "Prisonnière à Téhéran" a déjà rencontré un énorme succès dans de nombreux pays européens, en Israël et aux Etats-Unis. Son message est d'éviter de verser dans la rancune et le pathos mais plutôt de conseiller le pardon.
RESUME : Marina est arrêtée le 15 janvier 1982 à l'âge de 16 ans, accusée de crimes politiques. Elle sera condamnée dans la célèbre prison d'Evin. Son mariage avec Ali, un geôlier de la prison, la libère momentanément de sa condition et lui évite la peine de mort. L'histoire se poursuit pour elle par un second mariage avec un chrétien et son exil d'Iran pour le Canada.
MES IMPRESSIONS : La période entre l'exil du Shah d'Iran et l'arrivée de l'Ayatollah Khomeiny m'intéresse et j'ai eu l'occasion de lire d'autres articles sur cette partie de l'histoire très mouvementée. Ce livre en parle surtout au début pour expliquer le changement de vie pour la population et la suppression progressive des libertés entre autre celle de penser différemment. Marina est chrétienne et pratique sa religion avec conviction et lorsqu'elle est arrêtée, sa foi va la sauver. Ce témoignage est donc d'autant plus fort qu'elle se réfugie dans la prière en faisant abstraction, autant qu'elle a pu le faire, des souffrances par la torture qu'on lui a infligées. Elle montre son honnêteté et en face, même si l'on ne veut pas l'admettre, un homme Ali va lui donner cette opportunité de se sauver. Il est amoureux d'elle au point de prendre beaucoup de risque pour lui. Elle accepte un mariage avec cet homme non par amour mais pour sauver sa peau. Petit à petit, elle essaye d'être une bonne épouse avec la volonté profonde d'échapper à la prison. Elle va s'attacher à sa nouvelle vie entre prison et liberté surveillée. Ce qui est inhabituel, c'est sa volonté de faire comprendre à son mari qu'elle l'a suivi uniquement pour échapper à la mort et la maltraitance. Lui l'aime sincèrement et c'est la femme de sa vie. Grâce et à cause du drame qui va suivre, Marina Nemat va pouvoir un jour sortir de la prison véritablement et se marier chrétiennement avec l'homme qu'elle aime et qui l'a attendu durant toutes ces années. Sa nouvelle  vie sera cependant semée d'embûches devant se cacher et ne pas faire de provocation vis à vis de l'Islam. Son arrivée définitive au Canada mettra fin à ses angoisses permanentes mais le traumatisme sera toujours présent dans son âme et son cœur.  Marquée à vie, elle a essayé de se reconstruire en écrivant ce livre et on peut souligner sa bienveillance vis à vis de ceux qui l'ont injustement emprisonnée. Au départ, je ne voulais pas encore lire un fait divers au travers d'un témoignage banalisé mais je reconnais que cette lecture fait réfléchir et apporte beaucoup de profondeur et de dignité à cette histoire hors du commun.

Chaleur du sang d'Irène NEMIROVSKY

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Irène Némirovsky est une écrivain française née à Kiev en Ukraine en 1903 et décédée à Auschwitz en Pologne le 1er août 1942. Après la révolution russe, elle quitte son pays alors que les Soviets mettent à prix la tête de son père. Elle séjournera en Finlande, en Suède puis s'installera à Paris. Elle maîtrise 7 langues et se passionne de littérature. En 1929, elle envoie à Bernard Grasset (éditeur) son livre "David Golder" et deviendra l'égérie littéraire du moment auprès de Morand, Drieu La Rochelle et Cocteau. Elle publiera en 1930 "Le bal". Victime de "l'aryanisation" de l'édition, elle ne pourra plus écrire sous son vrai nom et son mari Michel Elstein ne pourra plus exercer sa profession. Elle se réfugiera dans le Morvan avant d'être déportée à Auschwitz suivie de son mari. Leurs deux filles seront épargnées grâce à l'intervention de leur père qui les sauvera avant son arrestation et leur confiera la valise qui contient les précieux manuscrits de sa femme qu'une des filles découvrira beaucoup plus tard et les fera connaitre et éditer. On pourra noter son livre "Suite française" qui sera récompensé par le Prix Renaudot en 2004 à titre posthume.
RESUME : Vers 1930, Silvio, le narrateur retourne dans sa région natale pour y finir sa vie. Il revoit ses cousins François et Hélène Erard à l'occasion du mariage de leur fille Colette. Peu de temps après, le mariage de sa nièce tourne au drame par la noyade du timide gendre Jean Dorin. MES IMPRESSIONS : Un vrai roman dans lequel on pénêtre immédiatement. L'intrigue est vite posée, les personnages bien campés et l'ambiance particulière nous intègre tout de suite dans l'histoire qui va suivre. Le narrateur nous paraît être spectateur de tout un scénario où finalement on ne maîtrise pas grand chose. Ce qui est surprenant c'est qu'Irène Némirovsky choisit son narrateur de sexe masculin et cela m'a dérouté au départ sachant que c'était une femme qui écrivait. Mais très rapidement, cela ne m'a plus gêné. Silvio décrit sa famille et les caractères de chacun mais nous ne savons pas finalement pourquoi il raconte. Nous découvrirons son secret à la fin du livre et j'avoue avoir été très surprise du dénuement. Sans vouloir trop en dire, ce livre est comme une fable de La Fontaine où à la fin on pourrait y trouver une morale. Bien sûr, personne n'est parfait et les erreurs de jeunesse sont souvent oubliées. On veut aider la nouvelle génération à ne pas reproduire les mêmes fautes, on veut la pousser à aller dans la bonne direction mais on n'est pas toujours aussi bien placé que cela pour le faire. Pour finir, je conseille la lecture de ce roman, il m'a marqué et j'ai apprécié ce drame familial conduit comme une enquête policière.

La donation de Florence NOIVILLE

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 3,5.
Quelques mots sur l'auteur : Florence Noiville épouse Hirsch est née en 1961 à Boulogne-Billancourt. Elle est actuellement journaliste et rédactrice en chef adjointe du Monde des Livres. Elle a fait de brillantes études à commencer par HEC, Sciences Politiques et une maîtrise de droit. Elle travaillera tout d'abord dans des multinationales dans la rubrique analyse financière. Puis, elle quitte ce monde de l'entreprise pour devenir journaliste chez Bayard Presse où elle fera des reportages dans "Okapi" puis collaborera à "Je bouquine" (10-15ans). Cette jeune femme va devenir aussi pigiste au Monde. Elle se passionne beaucoup pour la Grèce et la Grande-Bretagne. Elle travaillera avec sa soeur qui va illustrer ses livres écrits pour les enfants qui l'apprécient pour son style simple et prenant. En 2004, certaines de ses oeuvres seront même étudiées à l'école grâce à la recommandation de l'Education Nationale. On peut ajouter à tout cela quelques uns de ses écrits : "Je cherche les clés du paradis"(6 ans)paru en 2002, "La mythologie romaine" (12 ans) paru en 2003 et "Histoire insolite des saints et des fêtes du calendrier" sorti en 2004. Pour finir, elle est l'auteur de la biographie d'Isaac Singer.
RESUME : Une drôle de donation entre deux filles et leurs parents. Une donation comme un pardon, une réconciliation pour les unes mais pas pour les autres, une malentendu qui aboutira sans doute à l'irréparable.
MES IMPRESSIONS : La dépression est le principal thème de ce roman. La description de la mélancolie, de la folie d'une mère face à ses enfants est très bien rendue. On assiste impuissant au ressenti des deux filles qui ne peuvent rien faire que d'essayer de mieux comprendre ce qu'il se passe avec leur mère. C'est une transmission, un héritage très difficile à assumer d'avoir un parent malade et surtout atteint d'une grave dépression. Cela peut faire de gros dégâts psychiques dans une famille. J'ai bien apprécié ce livre même s'il est lent dans son action et surtout basé sur le descriptif de la pensée de chacun. Livre triste et peu optimiste, mais réaliste.

Ni d'Eve ni d'Adam d'Amélie NOTHOMB

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans sa publicité en librairie positionné en tête de gondole.
Je lui donnerai 5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Amélie Nothomb est une écrivain belge née au Japon en 1967, profondément marquée par la culture nippone. Elle est issue d'une famille bruxelloise et fille d'ambassadeur. Pour l'anecdote, elle écrit entre 4 et 8 heures du matin en buvant 1/2 litre de thé et publie 1 livre par an. Dès son plus jeune âge, elle va beaucoup voyager : Chine, New York et en Asie du Sud-Est. Il en ressort une grande solitude chez cette femme tout de même soutenue par une grande complicité avec sa soeur. Elle suivra des études gréco-latines. En 1992, publication du roman "Hygiène de l'assassin". Elle retournera ensuite au Japon ce qui va lui inspirer "Stupeur et tremblements" qui a reçu le grand Prix de l'Académie Française en 1999. En 2002, elle publie " Le Robert des noms propres", "Antéchrista" en 2003, "Biographie de la faim" en 2004, "Acide sulfurique" en 2005, "Journal d'hirondelle" en 2006 pour finir en 2007 par "Ni d'Eve ni d'Adam".
RESUME : "Ni d'Eve ni d'Adam" est la suite de "Stupeur et tremblements". Elle nous conte cette fois-ci, ses fiançailles nippones qui n'aboutiront pas au mariage mais à une fulgurante aventure au pays du soleil levant.
MES IMPRESSIONS : Ce dernier roman m'a, une fois de plus, bien captivée. J'avais déjà apprécié "Stupeur et tremblements" et je n'ai pas été déçue par celui-ci. D'un esprit totalement différent de son précédent livre qui se déroulait Japon, on la sent vivre en harmonie et surtout d'essayer de s'imprégner de la culture nippone par l'habitant lui même. On voit qu'elle aime ce pays tout en ne partageant pas toutes les coutûmes pour autant, mais elle les accepte et cela l'amuse. Elle donne tout ce qu'elle peut d'une certaine façon et son partenaire est flatté de son adhésion, cependant elle reste très indépendante et ne veut surtout pas être soumise aux rites japonais. Il y a un grand jeu de la séduction entre cette civilisation nippone et la nôtre. Elle a conscience qu'elle représente une autre façon de vivre et de penser. Rien ne fonctionne comme chez nous. Et lui est certainement attiré par cette différence. Il n'ose s'opposer aux différents qui les séparent par moment. Il ne trahit jamais ses véritables sentiments et ne manifeste rien visiblement. Ils s'aimeront des années plus tard lors de retrouvailles, mais de façon très éphémère mais tellement intense, à cet instant-là, enlacés tous les deux les yeux dans les yeux, comme quelque chose de foudroyant et de furtif. C'est pour elle un souvenir très fort, un courant est passé et c'est celui-là qui aurait dû passer dès le début mais n'avait jamais tout à fait fonctionner ainsi. Comme un amour raté mais il n'y a rien à regretter car la vie est ainsi faite et chacun a fait sa vie différemment. A lire pour les inconditionnels d'Amélie Nothomb mais aussi pour les curieux qui veulent la découvrir.

Chagrin d'école de Daniel PENNAC

ROMAN AUTOBIOGRAPHIQUE PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait par la publicité radiophonique à l'occasion du Prix Renaudot qui vient de lui être décerné.
Je lui donnerai 9/10.
Quelques mots sur l'auteur : Daniel Pennac est né au Maroc en 1944. Il a grandi en Afrique et en Asie du Sud. De son vrai nom Daniel Pennachioni, son père d'abord officier de la Coloniale avait fait Polytechnique et sa mère était femme au foyer. Il est le dernier d'une fratrie de 4 garçons. Les 3 aînés ont été brillants durant leurs études. Il obtient une maîtrise de Lettres à Nice et débute comme professeur dans un collège de Soissons. Il écrit son premier essai en 1973, un pamphlet sur le service national. Puis commence sa carrière d'écrivain pour les enfants. Il donne jour à la famille Malaussène entre autre dont il tirera des livres "La fée carabine", "La petite marchande de prose", "Monsieur Malaussène". Il vient de recevoir le Prix Renaudot en octobre 2007 pour son livre "Chagrin d'école".
RESUME : Daniel Pennachioni raconte sa vie de cancre et ce qu'il a ressenti durant toute sa scolarité, sa vie d'étudiant et sa carrière de professeur sans oublier sa place dans sa famille.
MES IMPRESSIONS : J'ai bien apprécié cette littérature. Ce livre est très bien écrit. Même si parfois on pourrait se lasser par certains états d'âme de l'auteur, certaines anecdotes relancent la réflexion et le questionnement que nous livre Daniel Pennac tout au long de ce livre. Il est sans cesse à la recherche de son mal-être mais n'arrive pas à travailler pour autant durant sa période de l'enfance. Puis au fur et à mesure que les années passent, il murit et lorsqu'il réussit enfin à obtenir des résultats honorables pour ses études il commence à prendre confiance en lui.
On s'aperçoit alors de sa métamorphose lorsqu'il enseigne à son tour. Il va savoir aider les plus faibles et il les comprend d'autant mieux qu'il était lui-même passé par cet état de fait. Il y a des passages dans le livre qui m'ont beaucoup plue entre autre sur les vêtements de marque portés par les adolescents qui ne savent même plus nommer un objet comme "chaussure" et qui donnent un nom de marque à la place. Lisez le livre, je suis sûre que vous en sortirez satisfaits et que vous aurez peut-être quelques éclaircissements sur l'un de vos proches qui pourrait s'avérer être un cancre. A lire absolument.

Le corps de Liliane de Cypora PETITJEAN-CERF

ROMAN PARU EN 2007
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 3/5.
Quelques mots sur l'auteur : Cypora Petitjean-Cerf est une écrivain française née en 1974. Elle est certifiée de Lettres et a enseigné dans plusieurs collèges de ZEP avant de devenir en 2003 la coordonnatrice d'une classe-relais de la région parisienne. Ell a publié en 2005 "L'école de la dernière chance : un an en classe-relais" puis un premier roman "Le musée de la sirène".
RESUME : Liane, jeune adolescente, n'est pas bien dans son corps. Elle se cherche, s'observe et se compare aux autres filles et femmes. Elle a été élevée seule par sa mère Christine. Cette dernière tombe dans une forte dépression qui oblige Liane à se débrouiller et surtout s'occuper de sa mère. Après quelques jours, sa grand-mère Huguette décide de lui venir en aide ainsi que la femme de ménage Eva qui vient d'être embauchée par la jeune fille. Ce qui l'aide surtout c'est sa meilleure amie Roselyne toujours présente dans les moments difficiles.
MES IMPRESSIONS : Tout d'abord, ce livre m'a éclairé sur le mal-être que peuvent vivre certaines personnes et qui est un véritable problème. Dans ce roman, on s'attache à cette petite Liane qui souffre et ne sait comment s'en sortir. Au fur et à mesure de l'avancée du livre, on sent que la jeune fille veut s'en sortir mais elle est perdue dans une spirale infernale. Cependant, la rencontre avec Roselyne, sa meilleure amie, l'aide à prendre petit à petit confiance en elle. Elle veut sans cesse bien faire mais l'angoisse l'envahit souvent, c'est plus fort qu'elle. Nous sommes dans le thème de l'intimité et de ce que ressentent les personnages. Pour finir, il n'y a pas vraiment d'intrigue mais l'histoire d'une vie qui se poursuit inexorablement. A lire surtout pour des femmes ou des jeunes filles, livre féminin assurément.