DEVENEZ DEVOREUR DE LIVRES, LISEZ TOUJOURS PLUS, FAITES VOS CRITIQUES, LE DEBAT EST OUVERT A TOUS
04/01/2010
La grand-mère aux loups d'Elisabeth BOURGOIS
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| ROMAN PARU EN 2003 |
Je lui donnerai 6/10.
Quelques mots sur l'auteur : Elisabeth Bourgois est née en 1950 dans le sud de Lille, la troisième d'une famille de 8 enfants. Son père Jean Gardenne était tanneur. Elle se marie en 1975 et aura à son tour une grande famille de 6 enfants. Elle démarre sa carrière comme infirmière puis devient responsable d'une équipe dans un service de chirurgie digestive. En 1980, elle crée "Médecine et dignité de l'homme" soucieuse de la mise en pratique d'une éthique médicale de qualité. Ensuite, elle commence à écrire en 1995. Son 14ème ouvrage est paru en 2006. En 1995, édition de "La nouvelle peste" qui reçut le Prix St Exupéry valeurs jeunesses. En 1997, "Les chaussons par la fenêtre",en 1999 avec une réédition en 2003 "La grand-mère aux loups" qui fut récompensé par le Prix de la Renaissance française en 2000. La même année, sont publiés "Les ailes brûlées des papillons" et "Marie". "L'envol" en 2002. En 2005 "Marie de Beaujeu" reçoit le Prix Notre Dame de France pour sa parution en 2004. Pour finir, son dernier écrit "Les assassins sont si gentils" paraît en 2006. Elle écrit sur des sujets de société et des romans historiques. La défense des valeurs chrétiennes catholiques semble la différencier d'autres écrivains. Elle est souvent invitée pour des émissions de radio et de TV en rapport avec les thèmes de ses romans qui sont souvent liés aux problèmes de société.
RESUME : L'histoire se situe au cours des deux guerres mondiales du XXème siècle. Camille, l'héroïne, née dans ce roman en 1900, se fond dans le tableau de sa grand-mère aux loups qu'elle a toujours admiré. Elle va puiser ses forces dans la vie de cette dernière qui a été un exemple de courage et de dignité. Cette femme, exerçant son métier de gynécologue tout au long de sa vie arrivera à mener de front son rôle de chef dans la résistance et de médecin. Dans cette existence mouvementée et au service des autres, elle sera confrontée aux déchirements d'un amour impossible.
MES IMPRESSIONS : Un bon roman agréable à lire, même à conseiller aux adolescents. Il y a toujours en arrière-plan la morale, les valeurs de la famille qui ressortent au moment des épreuves diverses et variées. L'héroïne, dans ses agissements spontanés et impulsifs, défraie la chronique souvent mais elle est toujours amenée à réfléchir à ses actes. Le fait d'en parler, de regretter aussi la rend sympathique et on la comprend mieux. Elle est droite et elle veut réparer ses fautes du passé. On peut ajouter que cet ouvrage est une vraie saga familiale où se mêlent les naissances, les joies mais les morts aussi, les maladies, les blessures, les désillusions. La guerre détruit tout sur son passage, chacun combat à sa façon et défend ses propres intérêts. Bien que ce roman me fut plaisant sur le moment, je pense qu'il ne me marquera pas pour l'avenir : j'explique ainsi que je lui ai donné 3/5 et ne le mettrai pas dans mes coups de coeur. Je dirai qu'il est peut-être un peu banal et péjorativement du style "roman à l'eau de rose". Mes propos sont certes un peu sévères mais pour terminer sur une note positive, je dirai que je l'ai lu rapidement car j'ai été tenue en haleine tout au long de l'histoire et que la fin est tout ce qu'on attend.
Je vous demande le droit de mourir de Vincent HUMBERT et Frédéric VEILLE
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| PARU EN 2003 |
Je lui donnerai 7/10.
Quelques mots sur l'auteur : Frédéric Veille, né fin 1965 dans le Loiret, est un journaliste français et grand reporter RTL. À l'issue de ses études, il a a travaillé dans des radios locales de Rouen comme Musique FM puis Arlequin avant d'entrer en 1985 à NRJ. En septembre 1993, il entre au service des sports de RTL comme correspondant deux ans plus tard, il devient correspondant permanent de RTL pour le nord ouest de la France. Il est également écrivain, prêtant sa plume ou facilitant les témoignages sur des sujets de société comme l'euthanasie, l'intégration, le handicap, la vie des SDF, l'adoption et dernièrement le don d'organes. J'ai trouvé 16 écrits dans son oeuvre et je retiendrai "Je vous demande le droit de mourir" paru en 2004. Cette collaboration avec Vincent Humbert commence en 2002 par la révélation de la lettre du jeune tétraplégique au président de la république de l'époque, Jacques Chirac, expliquant son envie de mourir dignement. Il est devenu un ami de Vincent Humbert. Il l'a aidé à raconter son histoire et a vécu les derniers mois de sa vie à ses côtés. J'ai retenu "Le don d'Alice" est paru en 2019.
RESUME : C'est le récit de Vincent Humbert qui a voulu relater sa vie depuis son accident qui l'a rendu tétraplégique. Ce livre est paru quelques jours après sa mort volontairement programmée.
MES IMPRESSIONS : Un récit très poignant et éprouvant. On découvre une vie malheureuse, de souffrance physique d'une part et des pensées vacillant vers la mort. Vincent Humbert fait preuve de courage face à toutes les nouvelles qu'il apprend chaque jour. Ce qui le sauve dans un premier temps c'est sa mère. Elle l'aime d'un amour démesuré. Elle le cajole comme un jeune enfant. Elle lui apprend à communiquer alors que les médecins ne croyaient pas à cette issue suite aux 9 mois de coma dans lequel il est resté avant. Ce qu'on peut admirer c'est le dévouement de cette femme pour son fils, elle sacrifie complètement sa vie pour lui. Même s'il lui est reconnaissant, il ne peut plus supporter ses souffrances.
En fait, ce livre nous fait réfléchir sur l'euthanasie, grand débat à l'époque sur ce fait divers puisque Vincent Humbert avait écrit au Président Chirac pour l'aider à mettre fin à ses jours. La réponse fut négative mais lui ne pouvait plus vivre ainsi. Dans ce livre, manque le débat sur la religion car Vincent Humbert est athée. Cependant, on ne peut pas non plus se mettre à sa place et le juger hativement. C'est le grand débat de l'euthanasie. A lire.
Le cri de la mouette d'Emmanuelle LABORIT
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| ROMAN PARU EN 2003, vo 1994 |
Je lui donnerai 9/10. Quelques mots sur l'auteur : Emmanuelle Laborit, sourde de naissance, est née fin 1971. A 7 ans, elle apprend la langue des signes alors qu'on voulait lui enseigner la méthode oraliste uniquement. Sa petite soeur deviendra sa plus proche confidente par un apprentissage de la langue des signes dès sa naissance et sa mère communiquera avec elle toujours de façon ombilicale comme elle l'explique. Elle sera marquée par le divorce de ses parents durant son adolescence. Après l'obtention de son bac à la seconde tentative, elle jouera son premier rôle dans "Voyage au bout du métro". Puis en 1993, ce sera dans "Les enfants du silence" écrit par l'américain Mark Medoff qu'elle pourra exprimer pleinement son talent avec Jean Dalric son partenaire et metteur en scène avec qui elle est séparée aujourd'hui et recevra le Molière de la révélation théâtrale (première sourde à recevoir cette décoration). Elle va devenir aussi l'ambassadrice de la langue des signes en France (LSF). En 1994, Emmanuelle Laborit a envie d'écrire son histoire et elle le fera en collaboration avec Marie-Thérèse Cuny (écrivain et présentatrice de télévision, collaboratrice de Pierre Bellemare) dans son livre "Le cri de la mouette" qui obtient le Prix Vérité de la ville de Le Cannet. En 1996, elle incarnera l'Antigone de Sophocle au festival d'Avignon puis l'année suivante elle apparaît sur grand écran dans "Un air si pur" et en 2000 dans "Marie-Line". Elle succède en 2003 à Alfredo Corredo à la Direction de l'International Visual Théâtre, institution destinée à promouvoir la "culture sourde" où elle a pu apprendre son métier de comédienne. Elle a aussi animé une émission sur la 5. Elle incarne dans K. Lear, tragédie du roi Lear de William Shakespeare, le personnage de Cordélia en 2007. Jouée jusqu'en février 2011 la pièce "Héritages" écrite par Bernard Leclair, lui permet de devenir metteur en scène avec Estelle Lavasta.
RESUME : Le livre d'Emmanuelle Laborit retrace sa naissance et les interrogations de ses parents sur son état de surdité difficile à diagnostiquer. Elle nous raconte ensuite son enfance compliquée où la communication n'est pas simple et à l'âge de 7 ans l'ouverture vers les entendants en découvrant le langage des signes. La naissance de sa petite soeur qui va lui permettre d'exprimer son amour et d'avoir une interlocutrice privilégiée. Elle relate de même son adolescence mouvementée puis les bonnes rencontres qui vont lui permettre enfin la carrière qu'on lui connaît.
MES IMPRESSIONS : J'ai été très touchée par ce livre émouvant et percutant. On sent une force inhabituelle chez cette jeune fille puis cette femme qui a toujours voulu aller de l'avant malgré ses faiblesses. Elle considère que sa vie n'est pas plus difficile que celle d'une autre personne car elle a toujours été sourde mais ce qui ne va pas c'est la communication avec les entendants. Le langage des signes a été une révélation pour elle et sans ce moyen, elle n'aurait pas pu faire tout ce qu'elle a entrepris. J'ai appris beaucoup de choses sur le monde des sourds dans ce livre et entre autre l'apprentissage oraliste auquel je n'avais pas vraiment pensé. Les deux méthodes se complètent sans doute mais entre sourds, il est bien évident que les signes vont beaucoup plus vite. Je perçois aussi que pour faire avancer les apprentissages, on se trouve confronter à un mur d'incompréhension, de lenteur à exécuter des actions de bon sens. Emmanuelle Laborit fait preuve d une exceptionnelle volonté et son combat est plus qu'honorable. Qu'elle poursuive à bien ses activités et qu'elle continue à nous émouvoir et nous impressionner. Une vie riche, intéressante que vous jeunes et moins jeunes pouvez lire sans modération. J'attends vos impressions.
Helena Rubinstein de Madeleine LEVEAU-FERNANDEZ
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| ROMAN PARU EN 2003 |
Je lui donnerai 10/10.
Quelques mots sur l'auteur : Madeleine Leveau-Fernandez, née en 1947 à Aubervilliers, est historienne de formation, spécialiste de l'histoire de Paris et sa banlieue. Elle a obtenu un doctorat d'histoire contemporaine en 1983 à l'Université Paris Diderot. Elle a consacré sa thèse aux "fortifs" en 2006 (fortifications qui sont celles de Paris qui ont été restructurées et devenues les boulevard extérieurs. Cette zone était le berceau d'une banlieue encore en partie rurale - Emile Zola - Colette). Elle est l'auteur de diverses monographies de villes, d'ouvrages sur l'urbanisme et le logement social. Elle a réalisé plusieurs expositions sur la banlieue parisienne. On compte dizaine de livres dans son oeuvre dont "Helena Rubinstein" paru en 2003.
RESUME : Helena Rubinstein, aux origines modestes, est née le 25 décembre 1872. Ce petit bout de femme très volontaire va consacrer sa vie à l'amélioration de la beauté de la femme. Inspirée d'une préparation conçue par deux frères chimistes, elle crée la crème Valaze ( qui signifie peut-être "don du ciel" en hongrois disent certains mais Helena dira, lorsque son secrétaire privé Patrick O'Higgins lui demandera, que ce mot ne veut rien dire mais qu'il sonne bien) puis une gamme de cosmétiques qui pour l'époque est une grande première. Elle invente le mascara water-proof qui résiste à l'eau et le Mascara-Matic, une école d'esthéticiennes et des salons de beauté. Cette petite polonaise se fait connaître partout dans le monde et s'en sort toujours lorsque son empire est menacé par les guerres et la concurrence qui se profile. Un destin hors du commun qui lui fera recontrer un grand nombre de personnalité : Picasso, Dali, Van Dongen etc. Elle mourra le 1er avril 1965, laissant une immense fortune qu'elle aura eu soin de partager sur son testament.
MES IMPRESSIONS : Ce livre m'a vivement intéressé et beaucoup plu. Ce destin de femme est extraordinaire. J'admire ce dynamisme et cette force de caractère. Son intelligence, son autorité, sa rigueur, son intuition sont exceptionnels. C'est un modèle de carrière qui se rapproche d'autres grands personnages de notre histoire et qui incite à se poser des questions sur notre propre destinée. On n'a pas besoin de faire des études pour réussir, il faut avoir de l'imagination vers un domaine porteur et au service des autres, avoir le sens du commerce aussi. Le livre de Thierry Ardisson (Confessions d'un baby-boomer paru en 2005) qui est aussi dans mon blog fait partie de cette lignée de personnalités hors du commun.
Même si ce livre est paru en 2003, il reste tout à fait actuel. Je l'ai trouvé passionnant et je le conseille fortement pour tous et en particulier aux femmes qui seront contentes de connaître celle qui a créé des produits cosmétiques qu'elles utilisent toujours aujourd'hui.
La rose de Martinique d'Andréa STUART
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| ROMAN PARU EN 2003 |
Je lui donnerai 6/10.
Quelques mots sur l'auteur : Andréa Stuart est née en 1962 à la Barbade dans les Caraïbes où elle passe son enfance. En 1976, sa famille déménage en Angleterre à Londres où elle vit toujours actuellement. Elle étudiera l'anglais à l'Université d'East Anglia et le français à la Sorbonne à Paris. Elle a travaillé dans le journalisme, l'édition et la production télévisuelle. Elle donne actuellement des cours dans une université anglaise. "La rose de Martinique" a été publié en 2003, traduit en trois langues et a remporté le Prix littéraire Enid McLeod.
RESUME : Rose Tascher de la Pagerie, originaire de la Martinique, va avoir un destin hors du commun en devenant l'épouse de Napoléon Bonaparte, le futur Empereur de France Napoléon 1er. Son premier mariage avec Alexandre de Beauharnais dont sont issus Eugène et Hortense, ne fut pas très heureux. Il mourra guillotiné à la révolution alors qu'elle en échappera de justesse. Femme mondaine mais naturelle et spontanée, elle fera la connaissance de Napoléon qui en tombera follement amoureux. Ce livre décrit leur passion mais leurs difficultés aussi. Plus âgée que son illustre époux, elle ne pourra lui assurer une descendance et sera contrainte de divorcer. Ce malheur l'attristera mais sa force de caractère et son amour pour ses enfants du premier lit lui permettront de survivre malgré sa grande peine. Napoléon ne pourra pas l'oublier même si son mariage avec Marie-Louise d'Autriche et la naissance de Louis (Napoléon II dit l'Aiglon, sans postérité) lui apporteront une nouvelle vie mais sans doute pas autant de passion amoureuse.
Si loin du monde / Le naufragé du Pacifique de Raiaoao TAVAE et Lionel DUROY
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| RÉCIT PARU EN 2003 |
Je lui donnerai 10/10.
Quelques mots sur l'auteur : Tavae est un pêcheur tahitien. Lionel Duroy l'a aidé à raconter son histoire.
RESUME : Tavae part comme à son habitude pêcher ce jour-là au large de la petite île de Maiao. Le soir, il aurait dû revenir à Tahiti. Mais aucune nouvelle. Son embarcation tombe en effet en panne et il ne peut rentrer, ses appels radio étant vains. Son petit bateau va alors dériver en plein Pacifique durant 118 jours. Il n'a pratiquement plus d'eau douce et aucune nourriture. Il va s'en sortir mais comment ?
MES IMPRESSIONS : Je voudrai dire que ce livre est un message tout d'abord de grand courage et d'espoir. Alors que tout semble perdu, cet homme ne va pas baisser les bras. Il est vrai que sa foi en Dieu semble inébranlable et les signes qu'il attend lui parviennent comme par miracle. Il s'est laissé littéralement porté par les flots avec une très grande spiritualité qui le met au-dessus de la peur. Il est certes face à lui-même et c'est difficile de se retrouver de façon si intime tout seul, toute sa vie défile, les êtres qu'il aime, les lieux dont il se souvient... et puis un jour il découvre sa transformation physique, son amaigrissement... Pourtant il fait cet ultime voyage avec les siens dans la pensée, il leur parle, les entend. C'est son équilibre. J'ai beaucoup apprécié ce livre car il est agréable à lire, on veut aller plus loin sans cesse. Il n'y a pas de temps mort. Tavae est simple et sympathique. Son exemple devrait nous aider dans notre vie quotidienne à garder confiance en l'Eternel. Livre à lire pour tous et en particulier pour les adolescents qui cherchent parfois à donner un nouveau sens à leur vie future d'adulte.
Passagère du silence de Fabienne VERDIER
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| PARU EN 2003 |
Je lui donnerai 7/10.
Quelques mots sur l'auteur : Fabienne Verdier, née le 3 mars 1962, est une artiste et écrivain française. Elle a été élève aux Beaux-Arts de Toulouse dans les années 80 mais on peut noter ses études en Chine à partir de 1983 au Sichuan Fine Arts Institute à Chongqing. Malgré les interdictions gouvernementales de l'époque pour une étrangère, elle obtient un diplôme supérieur en art de cette université. En 1992, retour en France après ces 10 ans de travail intense en Chine. Son livre "Passagère du silence"a été publié en 2003 où elle décrit son apprentissage au sein d'un système de pensée différent. Ce livre reçoit plusieurs prix, a été traduit en 6 langues et s'est vendu à plus de 230 000 exemplaires.
RESUME : Il s'agit d'une oeuvre autobiographique. Fabienne Verdier raconte son exode vers la Chine communiste. Elle quitte, en effet, la France pour assouvir sa passion : la peinture chinoise et la calligraphie. Etudiante aux Beaux-Arts, elle s'installe ensuite dans la province de Sichuan.
MES IMPRESSIONS : Son parcours est très intéressant. Il nous fait découvrir les coutûmes de cette contrée et elle nous fait partager son amour pour l'art de l'écriture et du dessin chinois. Sa mission est traversée de nombreuses péripéties, elle aura la vie dure mais n'hésitera jamais à se battre malgré les obstacles rencontrés.
Pour conclure, j'ajouterai que ce livre est un témoignage plein de courage, d'amour de la vie et un combat incessant face à la politique communiste pour s'infiltrer dans le monde des artistes hors du commun et exceptionnel. Le livre est illustré des photos de son voyage. Parfois quelques longueurs.
A lire pour tous, lecture facile et instructive.
03/01/2010
1+1+1 d'Alexandre JARDIN
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| ROMAN PARU EN 2002 |
Je lui donnerai 7/10.
Quelques mots sur l'auteur : Alexandre Jardin est un écrivain et réalisateur français né en 1965 à Neuilly. Il est le fils de Pascal Jardin, écrivain reconnu, surnommé le Zubial par son fils. A 2o ans, il écrit son premier roman "Billes en tête" durant ses études de Sciences Politiques, il en obtient le Prix du Premier Roman en 1986. On peut relever dans son oeuvre : "Le zèbre" en 1988, "Fanfan" en 1990, "Le Zubial" en 1997, "1+1+1" en 2002, puis j'ai retenu "Le roman des Jardin" en 2005 qui figure aussi dans mon blog. J'ajouterai qu'en écrivant le Zubial, il se réconcilie avec le décès de son père qu'il adorait et qui est parti à 46 ans en raison d'un cancer (Alexandre Jardin n'avait que 15 ans). De part ses études, il s'est toujours senti concerné par l'évolution politique de son pays et lors des élections présidentielles de 2007, il crée alors un site internet pour inciter les gens à s'exprimer.
RESUME : "Un plus un plus un, il n'en faut pas d'avantage pour faire une révolution" phrase reprise dans le résumé du livre d'Alexandre Jardin. Il veut dans ce petit livre inciter les français concernés pas la politique de leur pays à réagir. Il donne des exemples de ses propres actions dans ce monde hermétique, compliqué, complexe où rien n'avance et où il a essayé de se battre contre des murs. Et pourtant, il faudrait parfois peu de choses pour avancer. Ce livre est "un outil de combat", terme aussi que je reprends de son résumé.
MES IMPRESSIONS : Alors qu'Alexandre Jardin a écrit ce livre en 2002, il reste étonnement toujours très actuel. Cela prouve que notre pays stagne purement et simplement, pas seulement dans son évolution politique mais aussi économique, juridique, sociale. Au jour d'aujourd'hui, il fait partie des pays en déclin. Rien n'est étonnant. En France, on ne peut toucher à rien sans voir les gens dans la rue quelques soient les courants politiques. Le français est un révolutionnaire (1789 reste d'ailleurs une référence, de même que 1968 plus proche de nous). D'après l'auteur, c'est inquiétant. J'ajouterai même décourageant parfois aussi. Il y a certaines mesures qui ne demandent qu'à être simplifiées et on n'y parvient même pas. Sans doute la faute à une bande de technocrates qui font les lois mais qui ne vivent pas dans la vraie vie. Il faut être dans le monde de tous les jours pour décider de ce qui est bon ou mauvais pour chacun d'entre nous. Chaque citoyen est appelé sans doute à se manifester dans des actions de bon sens et surtout à briguer une présidence pour casser tout ce système trop politique qui n'intéresse plus personne. Il faudrait une dynamique de proximité qui interpelle chacun et qui soit sur le terrain. Des personnes qui s'engagent sans discours politique mais agissent efficacement. On trouve tout ça dans ce livre, c'est pour cela qu'il m'a vivement intéressé. J'attends que vous réagissiez vous aussi.
La note sensible de Valentine GOBY
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| ROMAN PARU EN 2002 |
Je lui donnerai 10/10.
Quelques mots sur l'auteur :
Valentine Goby est née à Grasse en 1974. Après des études à Sciences Pô, elle a vécu 3 ans en Asie à Hanoï et à Manille où elle a travaillé pour des associations humanitaires auprès des enfants des rues. De 1999 à 2001, cette femme a été RH chez Accenture. Elle vit actuellement en région parisienne. Son premier roman "La note sensible" paraît en 2002 et reçoit en 2003 le Prix René-Fallet. Suivra ensuite en 2005 "L'antilope blanche". Durant 8 ans, elle devient enseignante en lettres et en théâtre en collège. Puis elle se consacre à l'écriture. De 2013 à 2016, elle sera maître de conférence à Science Pô en littérature, puis conseillère littéraire pour le festival du livre de Metz depuis 2016 et chroniqueuse pour le journal La Croix de septembre 2016 à janvier 2017. On compte dans son oeuvre 13 publications en littérature générale et une oeuvre importante pour la jeunesse. Valentine Goby est chevalier des Arts et Lettres. En août 2019, "Murène" est publié.
RESUME : Inès F., appartement 203, son héroïne, quitte le cocon familial et sa chère Normandie pour Paris. Son appartement jouxte celui d'un musicien qu'elle n'a jamais rencontré. Elle l'imagine en écoutant sa musique au travers de la cloison et s'attache à ces bruits...Mr Vandello, appartement G, ancien chanteur d'Opéra devenu violoncelliste.
MES IMPRESSSIONS : Livre très bien écrit, un vocabulaire recherché. On le lit au fil de la plume de l'auteur avec facilité et avidité. L'envie d'en savoir plus nous démange en permanence. On ne peut pas s''ennuyer, je le verrai bien produit au cinéma. Les descriptions et les paysages défilent, les sentiments se ressentent... et l'issue de ce livre est ... inattendue.
A lire absolument.
L'empire des loups de Jean-Christophe GRANGE
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| ROMAN PARU EN 2002 |
Je lui donnerai 10/10.
Quelques mots sur l'auteur : Jean-Christophe Grangé, né à Paris en 1961, est tout d'abord journaliste et écrivain français. Diplômé d'une Maîtrise de Lettres à la Sorbonne, il sera rédacteur publicitaire puis parcourt le globe ce qui lui permet de réaliser ses premiers reportages. Il monte plus tard sa propre agence, L & G, qui financera ses nombreux voyages. C'est alors qu'il se lance dans une carrière littéraire qui lui réussit bien. Il démarre avec "Le vol des cigognes" paru en 1994, puis "Les rivières pourpres" en 1998 qui va le rendre définitivement célèbre. En 2000, il publie "Le concile de Pierre" qui sera adapté au cinéma en 2006. En 2003, il publie "L'empire des loups" sorti aussi au cinéma en 2005.
RESUME : Un thriller qui combine polar scientifique, polar classique et suspense politique dans une ambiance terrifiante et mystérieuse.
MES IMPRESSIONS : J'ai littéralement dévoré ce livre qui m'a vraiment plu. Il y a avait longtemps que je n'avais pas lu un roman avec autant de suspens. Cela démarre de la première page à la 456ème (lu en 3 jours !). Jean-Christophe Grangé nous plonge immédiatement dans l'ambiance sans que l'on puisse lacher le roman. Le style est agréable et clair, lecture facile. La fin est complètement inattendue et surprenante, c'est cela qui en fait aussi un excellent thriller.
Un très bon livre qu'on ne peut pas laisser de côté, à lire obligatoirement.
Le voyage d'Hector ou la recherche du bonheur de François LELORD
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| ROMAN PARU EN 2002 |
Je lui donnerai 6/10.
Quelques mots sur l'auteur : François Lelord est un psychiatre et écrivain français né en 1953. Il a fait des études de médecine spécialisation psychiatrie et obtient son doctorat en 1985. A l'issue de ses études, il part à Los Angeles en tant que chercheur post-doctoral à l'Université de Californie. De 1986 à 1988, il est nommé chef de clinique et assistant des hôpitaux à l'hôpital Necker Université Paris Descartes. Il se met à écrire après cette expérience. Parution en 1993 de son premier livre "Les contes d'un psychiatre ordinaire". Il fait quelques essais avec Christophe André. En 2002, il publie son grand succès "Le voyage d'Hector ou la recherche du bonheur" qui dépassera le million d'exemplaires. Il vit actuellement entre Paris et Bangkok où il travaille comme psychiatre pour la fondation Alain Carpentier.
RESUME : Hector, jeune psychiatre, aimerait bien redonner le bonheur à ses patients mais il prend petit à petit conscience qu'il n'y parvient pas si bien que cela. Il décide alors d'entreprendre un tour du monde en quête de ce bonheur si difficile à capturer et comprendre.
MES IMPRESSIONS : Ce conte de fée moderne, comme je l'ai lu dans divers articles sur internet, m'a captivé certes car on est pris dans l'intrigue mais cela reste un peu trop simpliste pour moi. Je pense qu'il convient parfaitement à des personnes sensibles, qui ont besoin de réconfort et d'ondes positives. Il interpelle tout de même sur des problèmes de fond et en particulier sur l'équilibre que recherche l'homme en général pour être heureux. Les 23 leçons d'Hector commencent par la leçon 1 "Un bon moyen de gâcher son bonheur, c'est de faire des comparaisons" en passant par la leçon 15 "Le bonheur, c'est de se sentir complètement vivant" pour finir sur la leçon 23 "Le bonheur, c'est de s'occuper du bonheur des autres". Des concepts que François Lelord a dû puiser au travers de son expérience de psychiatre et psychothérapeute dans un style simple presqu'enfantin à la portée de tous et surtout pas dans son propre milieu de spécialiste médical. C'est un genre de parcours initiatique où chacun peut trouver tout de même un intérêt. Lisez-le, vous qui avez envie dans une période de crise et d'inquiétude, de trouver un peu d'humour et de gaieté.
Revenue de l'enfer - Quatre ans dans les camps khmers rouges de Claire LY
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| RÉCIT PARU EN 2002 |
Je lui donnerai 10/10.
Quelques mots sur l'auteur : Claire Ly est née au Cambodge en 1946. A 14 ans, elle est pensionnaire chez les Soeurs de la Providence. En 1968, elle sera Professeur de philosophie à Phnom Penh puis directrice technique de l'Institut de khmérisation de Phnom Penh. De 1975 à 1979, elle sera internée dans les camps de Pol Pot. En 1979, elle quitte ces camps pour se réfugier en France en 1980 accompagnée de ses trois enfants. Née bouddhiste, elle s'est convertie au catholicisme et sera baptisée en 1983. En 2002 (ici, réédité en 2008), elle fait paraître "Revenue de l'enfer" et en 2007 "Retour au Cambodge".
RESUME : Retenue prisonnière avec les siens dans des camps de travail au Cambodge, Claire Ly a vécu l'enfer de 1975 à 1979 sous le commandement de Pol Pot. Son récit bouleversant raconte sa lutte incessante pour sa survie et celle de ses proches. Son courage renforcé par sa croyance en un Dieu qui vient à son secours l'aide à s'en sortir et lui donne des forces incroyables. Eduquée dans la religion bouddhiste, elle va pourtant devoir s'interroger sur l'existence de Dieu et pour finir se convertira au catholicisme après son arrivée en France.
MES IMPRESSIONS : Claire Ly a eu raison de vouloir nous faire partager cette très lourde épreuve pour elle et sa famille. Elle a perdu entre autre son mari qu'elle n'a jamais revu et avec qui elle n'a pas pu avoir un dernier contact pour éclaircir quelques irrégularités dont elle s'est aperçue plus tard. Elle a dû affronter sa survie avec un jeune enfant déboussolé, une grossesse en cours mais grâce à l'amour, elle a une raison de continuer à avancer. La cruauté des hommes entre eux la révolte mais elle fait profil bas venant d'un milieu plutôt favorisé avec qui forcément on est toujours plus dur. La volonté de démolir l'autre, de le réduire à néant est incompréhensible pour elle. La morale n'existe plus dans ce pays. Les soldats de Pol Pot font une loi pour tout démolir sur leur passage et leur perversité est sans limite. Ce qui m'a marqué dans ce livre est le courage de Claire Ly. Elle ne baissera jamais les bras, elle croit en un Dieu qui l'aide mais elle ne sait pas comment elle résiste elle-même. Cette force l'envahit malgré elle. Bien plus tard, sa conversion au catholicisme lui permettra de remercier ce Dieu qui l'a guidé tout au long de ces années dans les camps. Elle sortira alors plus apaisée en ayant sauvé ses enfants et son second mari et une partie de sa famille. Je classe ce dernier livre lu parmi mes coups de coeur car il était différent de mes autres lectures, intéressant, un témoignage poignant et plein d'espoir. De plus, son style est agréable, l'écriture fluide et naturelle.
Un homme à distance de Katherine PANCOL
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| ROMAN PARU EN 2002 |
Je lui donnerai 9/10
Quelques mots sur l'auteur : Katherine Pancol est née au Maroc en 1954. A 5 ans, elle arrive en France. Elle fera une Maîtrise de Lettres Modernes et 2 ans de doctorat pour devenir professeur de français-latin puis journaliste. Elle écrit dans Paris-Match et Cosmopolitan alors qu'un éditeur la remarque. En 1979, son premier succès "Moi, d'abord" est vendu à 300000 exemplaires. Elle partira ensuite à New York où elle éditera en 1981 "Le barbare" puis les autres livres "Scarlett, si possible" en 1985, "Les hommes cruels ne courent pas les rues" en 1990, "Vu de l'extérieur" en 1993, "Une si belle image" en 1994, "Encore une danse" en 1998. Et bien d'autres encore puis ces deux derniers longs romans "Les yeux jaunes des crocodiles" en 2006 et "La valse lente des tortues" en 2008. Elle a véritablement consacré sa vie à l'écriture et souligne dans sa biographie qu'elle est mère de deux enfants.
RESUME : Un roman réalisé sous la forme d'une correspondance entre une libraire Kay Bartholdi et son client Jonathan Shields. Ils se découvrent ainsi mutuellement par l'écriture puisque Jonathan commande ses livres par ce moyen et Kay lui répond en lui proposant d'autres livres et honore sa commande. Va s'instaurer alors une conversation de plus en plus intime et charmante où l'on va découvrir de plus en plus les deux protagonistes. Mais sans raconter l'issue de ce livre, la question que l'on se pose tout au long de cette lecture est : mais comment va aboutir cette virtuelle rencontre ?
MES IMPRESSIONS : J'ai beaucoup aimé ce petit roman au style vraiment agréable. L'intrigue est grandissante et l'issue surprenante. On ne voit à première vue aucune malice à ce dialogue naissant entre deux personnes qui apprécient de partager leurs goûts littéraires. Cela rend d'ailleurs le livre beaucoup moins creux que s'ils avaient juste discuter du beau temps et des petits oiseaux. Il est vrai que j'ai déjà lu d'autres romans dans le même esprit mais pour l'instant je ne me souviens plus des titres mais si j'ai l'occasion je reviendrai là-dessus plus tard. Pour finir, je dirai que c'est un bon moment de lecture qui se lit vite et partout sans avoir besoin d'une grande concentration ce qui est parfois bien reposant aussi.
Notre histoire (1922-1945) d'Hélie de SAINT MARC et August von KAGENECK / Conversations recueillies par Etienne de MONTETY
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 9/10.
Quelques mots sur les auteurs :
Etienne de Montety : né en 1965, journaliste, directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Habitant de Porchefontaine, il a écrit une biographie de Thierry Maulnier (1994), d'Honoré d'Estienne d'Orves (2001), un essai sur le critique et romancier "Salut à Kléber Haedeus". Son premier roman en 2009 "L'article de la mort". Il a été l'instigateur de la rencontre entre Hélie de Saint-Marc et August von Kageneck en 1999 qui a permis l'écriture de ce livre.
Hélie Denoix de Saint Marc : Né en 1922 à Bordeaux d'une famille d'hobereaux de robe du sud-ouest, il entre dans la résistance à 19 ans et sera déporté au camp de Buchenwald en 1943 sur dénonciation. Il a embrassé la carrière d'officier et servi dans la légion étrangère en Indochine puis en Algérie. Il fut l'un des principaux acteurs du Putsch des Généraux en 1961. En 1957, il se marie à Neustadt non loin de son calvaire vécu quelques années plus tôt alors que son futur beau-père était là en garnison. Dans son oeuvre, on trouve en 1995 "Les champs de braise" co-écrit avec Laurent Beccaria et qui a reçu 5 prix, "Toute une vie" avec L. Beccaria en 2004 et quelques autres titres. Dans le livre "Notre histoire" paru en 2002, on trouvera d'autres détails sur sa vie.
August von Kageneck : Né en 1922 en Rhénanie d'une famille noble, il décédera en 2004 en Allemagne dans la région de Lübeck des suites d'une longue maladie. Son père a été aide de camp de Guillaume II et fut témoin de la montée du nazisme sans être contaminé par l'idéologie hitlérienne. August s'engagera dans la Wehrmacht d'Hitler ainsi que ses quatre frères en 1939. En 1942, il sera sérieusement blessé au visage et servira alors comme instructeur à l'école des blindés de Krampnitz. A la fin de la guerre, il se rendra aux américains. Il s'installera en France où il exerce la profession de journaliste dans le journal die Welt durant 16 ans, il se mariera en 1955 avec une veuve d'officier française. Il a oeuvré pour la réconciliation France / Allemagne. Dans son oeuvre on trouve : "Lieutenant de panzers" en 1994, "Examen de conscience" en 1996, "La guerre à l'est" en 1998, en 2002 "Notre histoire".
RESUME : Echanges écrits et discussions qui ont duré plus de deux ans entre Hélie de Saint Marc et August von Kageneck. Le livre a été élaboré grâce à l'initiative d'Etienne de Montety qui a permis la rencontre entre ces deux hommes. C'est un livre sous la forme de questions / réponses entre les deux hommes en partant du début de leur vie en 1922 jusqu'à la fin de la guerre en 1945.
MES IMPRESSIONS : Au delà de l'intérêt de ce livre, j'ai beaucoup apprécié la façon dont il a été conçu. Le dialogue entre les deux hommes se questionnant mutuellement à chaque fois sur la même période de leur vie est très vivant. Ainsi est mis en parallèle immédiatement ce que chacun vivait, savait et ce qu'il se passait autour de lui. Chacun semblait victime d'évènements totalement indépendants de sa vie et qui pourtant vont les entraîner malgré eux dans une tourmente infernale. A la base, ils auraient sans doute préféré vivre tranquillement dans leur famille respective de condition plutôt aisée. Leurs deux témoignages nous apportent plus que l'histoire de la seconde guerre mondiale à proprement parlé mais du vécu. Il fallait que leur histoire devienne notre histoire à nous aussi. Grâce aux récits de leurs expériences, ils nous révèlent à haute voix ce que les livres n'avaient pas encore révélé : la violence de la politique dans la république de Weimar des années 20, l'attitude de la société allemande face à Hitler, l'organisation de la vie quotidienne au camp de Buchenwald. August von Kageneck nous apprend que cette rencontre avec Hélie a été pour lui une nouvelle étape de son travail de réconciliation, un parachèvement. Il a été touché par la sollicitude d'Hélie de Saint Marc qui a su trouvé les mots pour ne pas abaisser le vaincu qu'il représentait. Il l'a écouté et compris. C'est un excellent exemple de pardon entre deux hommes qui serait en fait à plus grande échelle entre deux peuples. August a dit "nous sommes deux facettes d'une réalité...Nous venons d'un même monde, étranger aux mentalités d'aujourd'hui". Soudain, ils se sont retrouvés très proches. Pour Hélie de Saint Marc, il exprime cette expérience d'écrits à deux comme une sorte de testament à tous ceux qui se sont intéressés à lui et à son destin. Il a été longtemps silencieux puis après ses livres, il a à nouveau envie de retourner dans l'ombre. Ce livre est en fait l'aboutissement de toute une réflexion sur tout ce qu'il a vécu et cette rencontre clôt le débat en quelque sorte. Il a dit "Homme de guerre, j'ai aimé la paix, et c'est par elle que je veux conclure ce cycle d'écriture". J'ai appris par les réflexions de ces deux hommes que la France et l'Allemagne se sont affrontées 3 fois en moins de 300 ans mais qu'elles sont devenues des partenaires indéfectibles maintenant. Mais pour autant, il ajoute que "rien de ce qui reste à écrire ne changera le sens de leur vie". La vie les a réunis, cela a été un très grand moment qu'ils nous ont permis de partager avec eux. En conclusion, j'ai relevé aussi "Il y a un temps pour tout, un temps pour vivre, et un temps pour se battre, un temps pour aimer et un temps pour témoigner". Je finis ma réflexion par toutes ces citations, car elles résument par elles-mêmes l'état d'esprit des deux hommes. Un livre qu'il faut absolument consulter car il nous montre combien l'homme est vulnérable, fragile et influençable. On doit prendre chacun conscience que l'on ne doit pas suivre sans discernement n'importe quelle direction et écouter n'importe qui sans réagir. Mais comme dit Hélie de Saint Marc en page 277 : "J'éprouve un impérieux besoin de justice mais pas de vengeance. Le pardon face à un coupable qui ne se repent pas, ce n'est pas juste. S'il donne des signes certains de ne plus être coupable, alors je suis prêt à pardonner". Ce sera le mot de la fin.
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| RECIT PARU EN 2002 |
Je lui donnerai 9/10.
Quelques mots sur les auteurs :
Etienne de Montety : né en 1965, journaliste, directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Habitant de Porchefontaine, il a écrit une biographie de Thierry Maulnier (1994), d'Honoré d'Estienne d'Orves (2001), un essai sur le critique et romancier "Salut à Kléber Haedeus". Son premier roman en 2009 "L'article de la mort". Il a été l'instigateur de la rencontre entre Hélie de Saint-Marc et August von Kageneck en 1999 qui a permis l'écriture de ce livre.
Hélie Denoix de Saint Marc : Né en 1922 à Bordeaux d'une famille d'hobereaux de robe du sud-ouest, il entre dans la résistance à 19 ans et sera déporté au camp de Buchenwald en 1943 sur dénonciation. Il a embrassé la carrière d'officier et servi dans la légion étrangère en Indochine puis en Algérie. Il fut l'un des principaux acteurs du Putsch des Généraux en 1961. En 1957, il se marie à Neustadt non loin de son calvaire vécu quelques années plus tôt alors que son futur beau-père était là en garnison. Dans son oeuvre, on trouve en 1995 "Les champs de braise" co-écrit avec Laurent Beccaria et qui a reçu 5 prix, "Toute une vie" avec L. Beccaria en 2004 et quelques autres titres. Dans le livre "Notre histoire" paru en 2002, on trouvera d'autres détails sur sa vie.
August von Kageneck : Né en 1922 en Rhénanie d'une famille noble, il décédera en 2004 en Allemagne dans la région de Lübeck des suites d'une longue maladie. Son père a été aide de camp de Guillaume II et fut témoin de la montée du nazisme sans être contaminé par l'idéologie hitlérienne. August s'engagera dans la Wehrmacht d'Hitler ainsi que ses quatre frères en 1939. En 1942, il sera sérieusement blessé au visage et servira alors comme instructeur à l'école des blindés de Krampnitz. A la fin de la guerre, il se rendra aux américains. Il s'installera en France où il exerce la profession de journaliste dans le journal die Welt durant 16 ans, il se mariera en 1955 avec une veuve d'officier française. Il a oeuvré pour la réconciliation France / Allemagne. Dans son oeuvre on trouve : "Lieutenant de panzers" en 1994, "Examen de conscience" en 1996, "La guerre à l'est" en 1998, en 2002 "Notre histoire".
RESUME : Echanges écrits et discussions qui ont duré plus de deux ans entre Hélie de Saint Marc et August von Kageneck. Le livre a été élaboré grâce à l'initiative d'Etienne de Montety qui a permis la rencontre entre ces deux hommes. C'est un livre sous la forme de questions / réponses entre les deux hommes en partant du début de leur vie en 1922 jusqu'à la fin de la guerre en 1945.
MES IMPRESSIONS : Au delà de l'intérêt de ce livre, j'ai beaucoup apprécié la façon dont il a été conçu. Le dialogue entre les deux hommes se questionnant mutuellement à chaque fois sur la même période de leur vie est très vivant. Ainsi est mis en parallèle immédiatement ce que chacun vivait, savait et ce qu'il se passait autour de lui. Chacun semblait victime d'évènements totalement indépendants de sa vie et qui pourtant vont les entraîner malgré eux dans une tourmente infernale. A la base, ils auraient sans doute préféré vivre tranquillement dans leur famille respective de condition plutôt aisée. Leurs deux témoignages nous apportent plus que l'histoire de la seconde guerre mondiale à proprement parlé mais du vécu. Il fallait que leur histoire devienne notre histoire à nous aussi. Grâce aux récits de leurs expériences, ils nous révèlent à haute voix ce que les livres n'avaient pas encore révélé : la violence de la politique dans la république de Weimar des années 20, l'attitude de la société allemande face à Hitler, l'organisation de la vie quotidienne au camp de Buchenwald. August von Kageneck nous apprend que cette rencontre avec Hélie a été pour lui une nouvelle étape de son travail de réconciliation, un parachèvement. Il a été touché par la sollicitude d'Hélie de Saint Marc qui a su trouvé les mots pour ne pas abaisser le vaincu qu'il représentait. Il l'a écouté et compris. C'est un excellent exemple de pardon entre deux hommes qui serait en fait à plus grande échelle entre deux peuples. August a dit "nous sommes deux facettes d'une réalité...Nous venons d'un même monde, étranger aux mentalités d'aujourd'hui". Soudain, ils se sont retrouvés très proches. Pour Hélie de Saint Marc, il exprime cette expérience d'écrits à deux comme une sorte de testament à tous ceux qui se sont intéressés à lui et à son destin. Il a été longtemps silencieux puis après ses livres, il a à nouveau envie de retourner dans l'ombre. Ce livre est en fait l'aboutissement de toute une réflexion sur tout ce qu'il a vécu et cette rencontre clôt le débat en quelque sorte. Il a dit "Homme de guerre, j'ai aimé la paix, et c'est par elle que je veux conclure ce cycle d'écriture". J'ai appris par les réflexions de ces deux hommes que la France et l'Allemagne se sont affrontées 3 fois en moins de 300 ans mais qu'elles sont devenues des partenaires indéfectibles maintenant. Mais pour autant, il ajoute que "rien de ce qui reste à écrire ne changera le sens de leur vie". La vie les a réunis, cela a été un très grand moment qu'ils nous ont permis de partager avec eux. En conclusion, j'ai relevé aussi "Il y a un temps pour tout, un temps pour vivre, et un temps pour se battre, un temps pour aimer et un temps pour témoigner". Je finis ma réflexion par toutes ces citations, car elles résument par elles-mêmes l'état d'esprit des deux hommes. Un livre qu'il faut absolument consulter car il nous montre combien l'homme est vulnérable, fragile et influençable. On doit prendre chacun conscience que l'on ne doit pas suivre sans discernement n'importe quelle direction et écouter n'importe qui sans réagir. Mais comme dit Hélie de Saint Marc en page 277 : "J'éprouve un impérieux besoin de justice mais pas de vengeance. Le pardon face à un coupable qui ne se repent pas, ce n'est pas juste. S'il donne des signes certains de ne plus être coupable, alors je suis prêt à pardonner". Ce sera le mot de la fin.
Lorsque j'étais une oeuvre d'art d'Eric-Emmanuel SCHMITT
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| ROMAN PARU EN 2002 |
Je lui donnerai 10/10
Quelques mots sur l'auteur : EE Schmitt est né en 1960. En 10 ans, il est devenu une référence littéraire française sur le marché international. Il a écrit de nombreuses oeuvres que je vous conseillerai même si elles sont plus anciennes : Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran (2001), Oscar et la dame en rose (2002) et L'enfant de Noé (2004).
RESUME : Ce livre est l'histoire d'un homme désespéré qui veut mettre fin à ses jours. Il va être sauvé in extremis par un artiste excentrique qui va faire de lui son oeuvre d'art sous la forme d'une statue.
MES IMPRESSIONS : J'ai beaucoup apprécié ce roman car je trouve que l'auteur, une fois de plus, nous fait découvrir un univers toujours nouveau. Son imagination dépasse l'entendement. Sa façon d'écrire est exemplaire, il emprunte à notre langue un vocabulaire riche, parfois inattendu et toujours compréhensible. On ressent toujours chez cet écrivain une quête vers des interrogations sur le sens de la vie, les croyances religieuses qui peuvent parfois ne pas plaire. Il se dit athée mais à travers ses écrits, n'est-il pas à la recherche d'un Dieu ou d'une façon de penser ? Il a une vision parfois pessimiste des choses mais l'amour est souvent victorieux, n'est-ce pas cela la finalité ?Même si son livre est subversif à certains moments, il n'en reste pas moins passionnant. Il y a toujours une évolution vers le positif même s'il y a manipulation, aliénation, souffrance, horreur, immoralité ? Je le conseille pour les personnes qui aiment s'évader dans la lecture, quitter un peu le réel.
Le chant rauque de l'absence de Marie de SOLEMNE
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| ROMAN PARU EN 2002 |
Je lui donnerai 8/10.
Quelques mots sur l'auteur : Marie de Solemne, née en 1957, a été au début de sa vie cascadeuse en équitation de 18 à 25 ans. Elle est ensuite devenue écrivain et philosophe. Elle est diplômée en Sciences humaines au parcours fulgurant avec un doctorat de philosophie, un Master 2 de psychologie et un DEA de sociologie puis enseignante privée en philosophie pratique et psychothérapeute. Ses ouvrages se portent sur la connaissance de soi et de l'autre. Elle privilégie les dialogues pluridisciplinaires en se mettant à l'écoute des plus grands penseurs de notre temps. Elle a révélé 32 ans plus tard qu'elle avait vécu l'expérience de la mort imminente en 1982 à l'âge de 25 ans après une chute de cheval qui a provoqué un arrêt cardiaque et 7 jours de coma. Dans son oeuvre qui compte une vingtaine de livres, j'ai noté en 1996 "Aimer désespérément", "Le chant rauque de l'absence" paru en 2002 et "Ma part d'évidence" sorti en 2018 qui raconte son EMI. Marie de Solemne a vécu plus de 20 ans dans les Bouches du Rhône puis a habité dans les Alpes de Haute Provence.
RESUME : Aline perd son père dans un accident de voiture alors qu'elle n'avait que six mois. Sa mère grièvement blessée ne parviendra pas à l'élever et la confie aux parents de son mari décédé. Afin d'effacer cette période trop douloureuse de sa vie, elle refera sa vie de son côté alors que sa fille en grandissant va tout tenter pour la reconquérir.
MES IMPRESSIONS : Livre d'une extrême tristesse, d'une grande émotion mêlée d'un sentiment d'injustice pour cette fillette qui ne cherche que l'amour. Aline nous émeut sans cesse tout au long du roman pour amadouer cette mère qui semble avoir un coeur de pierre. On assiste à la souffrance d'un enfant qui veut aimer un papa et une maman et surtout être aimée et cajolée. Son enfance est brisée par l'abandon de ses parents, l'un par la mort l'autre par la peur du souvenir. Ce qu'il manque à tout être parfois, c'est uniquement la joie, le rire. Aline ne demande que le bonheur de vivre et c'est la douleur qui l'étreint sans cesse, la peine et l'amertume. Elle voudrait se révolter, s'exprimer juste pour être entendue et comprise puis on la rabaisse à nouveau. Marie de Solemne nous décrit admirablement ce portrait d'Aline à jamais marquée par cette vie chaotique ballotée entre des grands-parents aimants mais tellement éprouvés par la mort de leur fils vivant dans la pauvreté et la tristesse et celle d'une mère qui ne la reconnait pas comme sa propre fille mais qui au contraire bénéficie d'un train de vie aisé avec deux autres enfants qui jouent dans la gaieté et la lumière. Même si je n'ai pas mis la note maximum, j'ai apprécié cette lecture qui invite à la réflexion sur l'amour des siens.
02/01/2010
Le Baron Bich. Un homme de pointe de Laurence BICH
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| ROMAN PARU EN 2001 |
Je lui donnerai 10/10.
Quelques mots sur l'auteur : Laurence Bich, née en 1932, est la troisième épouse du Baron Marcel Bich. Elle est l'arrière-arrière-petite-fille de l'écrivain Paul-Louis Courier de Méré. Elle a épousé le Baron en 1956. Par ce livre "Le baron Bich, un homme de pointe", elle a raconté l'histoire de son mari.
RESUME : Naissance, enfance, adolescence, les études, les sorties, le début de la vie professionnelle, le mariage, les enfants, la direction de sa société puis la consécration avec la diffusion mondiale du stylo à bille appelé "bic" marque déposée par son inventeur "Le Baron Bich". Puis en 1973, apparaît le briquet jetable et en 1975 le rasoir jetable. Bruno Bich a été désigné comme dauphin de son père dans la société au détriment de son frère Claude l'aîné alors qu'ils sont huit à travailler dans la société à cette époque-là. Ce fut le dernier regret du Baron qui en fut bouleversé mais qui a estimé que ce fils-là avait des capacités plus adaptées pour lui succéder. Il pensait avoir trouvé une solution pour préserver la société en créant une holding pour que la famille garde le contrôle de l'entreprise, phrase que j'ai relevée à la fin de son livre. Mais finalement, il ne fut pas tranquillisé pour autant. Il meurt entouré des siens en 1994.
MES IMPRESSIONS : J'apprécie toujours de lire la vie de personnes qui ont été brillantes et surtout créatives pour leur satisfaction personnelle à se réaliser mais surtout pour les autres avec qui elles partagent leur réussite. J'ai d'ailleurs lu dans le même esprit un livre paru en 2003 sur Helena Rubinstein écrit par Madeleine Leveau-Fernandez que je vous conseille si vous appréciez ce type de lecture (voir coup de coeur 2003). Je reviens donc maintenant à la vie du Baron Bich qui s'appelait Marcel de son prénom. Il est né en 1914 et mourra en 1994. Issu de bonne famille, il sera élevé cependant dans une certaine précarité qui lui prévaudra sans doute d'être ambitieux et de vouloir s'en sortir pour vivre plus aisément. Marcel et sa première femme Louise Chamussy (1909-1950) convolent en 1937. Il aura avec elle trois enfants. Elle meurt malheureusement prématurément après la naissance de son dernier, d'un cancer qui la fit beaucoup souffrir en 1950. Ce fut un moment très douloureux pour le Baron qui eut, de ce fait un rapport difficile avec le monde médical. Il se mariera une seconde fois, eut un autre enfant puis divorça ssez vite. Sa troisième épouse est celle qui vient d'écrire l'histoire de son mari après son décès. Il y a beaucoup de choses que je voudrai évoquer dans "mes impressions" car je ne voudrai rien oublier de toute ce que j'ai appris mais ce serait recopier le livre aussi. Cependant, il faut noter que le parcours du Baron n'a pas été aisé. Le stylo à bille existait déjà avec des brevets déposés (en 1888 par John Loud aux USA, en 1925 Laszlo Biro améliore ce brevet an ajoutant un élément gras pour la fluidité de l'encre, mais il vend sa partie à Henry George Martin homme d'affaire britannique installé à Buenos Aires). En 1944, Marcel Bich a monté sa société avec un associé Edouard Duffard située Impasse des Cailloux à Clichy. Elle s'appelait PPA c'est-à-dire porte-plume, porte-mines et Accessoires. Le cristal, premier bic dénommé ainsi par son créateur fera son apparition en 1950. Après plusieurs améliorations, il ne pèsera plus que 4 grammes et permettra à son propriétaire de faire défiler sa plume en laiton durant 3 km d'écriture. Sa bille est en acier inoxydable d'un mm de diamètre. Et pour la petite histoire, le petit trou dans le plastique de l'habillage extérieur permet à la pression atmosphérique de pénétrer et faire descendre l'encre plus aisément. Ce beau rêve va être entaché par l'attaque du britannique Henry George Martin qui lance un procès et exige de toucher plus d'un million de francs car son brevet était protégé. Les deux hommes vont finalement s'arranger et deviendront même par la suite associés. Deux de leurs enfants se marieront ensemble dix ans plus tard. Ce que j'ai retenu chez cet homme, c'est une très grande valeur morale. Dans sa vie, il montre qu'il est profond dans ses amitiés, et la religion jouera aussi un grand rôle. Il n'oubliera pas la pensée de Saint Luc : "Ne jugeons pas pour n'être pas jugés". De même, j'ai relevé qu'il disait " Le public est un juge infaillible qui a toujours le dernier mot et qu'il faut satisfaire à tout prix avec le produit vendu, mieux que les concurrents, si possible. Je précise que ce jugement du public ne vient ni de sa raison, ni de son cerveau, mais de ses sens". Sa mère était aussi très pieuse et lui a sans doute transmis sa foi, elle vénérait la vierge de la consolation vue à l'Eglise de Turin. Il a retenu une expression espagnole "Si Dios quiere" qui signifie "Si Dieu veut". Et jusqu'à la fin de sa vie, il suivra cette parole. J'ai appris que ce livre était épuisé. Vous aurez donc du mal à le trouver, cher lecteur, et pourtant j'aurai souhaité partager ce bon moment de lecture avec vous.
Le bic, on ne peut l'oublier car il est vendu dans le monde entier à des millions d'exemplaires. On peut espérer que son créateur ne sera pas oublié et que sa biographie sera rééditée.
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