07/01/2010

A Garonne de Philippe DELERM

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait en librairie.
Je lui donnerai 3/5
Quelques mots sur l'auteur : Philippe Delerm est né en 1950. Il est fils d'enseignants pour le devenir lui-même à son tour. Il commence à percer dans la littérature avec "la première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules" qui fut un grand succès en 1997. Depuis, il poursuit son métier et sa passion d'écrire. Il vient de se dévoiler pour la première fois à travers son enfance et son adolescence dans "A Garonne".
RESUME : Philippe Delerm nous raconte sa vie tout simplement dans une province isolée et campagnarde où tout se déroule avec lenteur et sérénité. Il ouvre les portes de la maison familiale "La Malause" qui deviendra "La Mascagne" lorsque ses parents la reprendront pour leur retraite.
MES IMPRESSIONS : Je me réconcilie avec Philippe Delerm que j'avais un peu lâché avec "Dickens, barbe à papa et autres nourritures délectables" dont je parle aussi dans mon blog en termes négatifs. Je pense que ce livre-là par contre est plein de poésie et de charme. Il m'a rappelé, et c'est plutôt flatteur pour l'auteur, les descriptions rurales de Marcel Pagnol dans "Le château de ma mère". On ressent la même atmosphère où le temps est suspendu. On vit avec la nature, elle guide nos agissements. C'est une lecture paisible, reposante, une littérature d'un autre temps. Une époque qui semble disparaître de nos jours à cause de la pression qui nous entoure dans tous les domaines, mais qui pourtant a toute sa place.
Je conseille cette lecture pour son côté nostalgique qui nous fait remonter à notre propre passé, les portraits des ancêtres nous mènent inévitablement à nos propres racines, la Terre nous est décrite dans le sens noble du terme.
Bon style pour ce livre, à lire pour tous.

Amazone de Maxence FERMINE

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 3,5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Maxence Fermine est un écrivain français né en 1968. Il a vécu à Paris avant de partir en Afrique où il a travaillé dans un bureau d'études. Il vit actuellement en Haute-Savoie avec sa femme et sa petite fille. Il est l'auteur de Neige, Le violon noir, L'apiculteur (Prix del Duca et Prix Murat 2001), Opium...
RESUME : Un naufrage va mener Amazone Steinway et son piano blanc dans un village perdu du Brésil sur les bords du Rio Negro. Le Capitaine Rodrigues qui possède une taverne lui propose gîte et couvert en échange de sa musique. Mais Amazone va bientôt vouloir repartir en raison d'une promesse faite qui va le mener vers un voyage initiatique où il reste inséparable de son piano. Mais vers quel destin ira-t-il ?
MES IMPRESSIONS : Roman très particulier qui mixte plutôt bien le suspens et la poésie. Il y a une ambiance étrange quant au mystère de ce piano. Ce livre pourrait être ennuyeux mais finalement l'intrigue nous mène inexorablement vers la fin du livre avec empressement. Maxence Fermine me donne l'impression d'être un écrivain qui manie l'humour avec finesse et se permet certaines audaces entre autre dans l'emprunt de ce nom mythique de Steinway, de cela sans complexe et sans scrupule.
A lire pour tous.

Fier d'être français de Max GALLO

RUBRIQUE HISTOIRE PARU EN 2006

Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre d'émissions audiovisuelles et sa rencontre au Salon du livre 2006.
Je lui donnerai 4/5.
Quelques mots sur l'auteur : Max Gallo est né en 1932. C'est un romancier, homme politique et journaliste français. Agrégé d'histoire, docteur en lettres, il fut secrétaire d'état et porte-parole du gouvernement Maurois. Il est avant tout écrivain, menant de front une carrière d'historien et de romancier. Il est l'auteur de grands personnages biographiques (de Gaulle, Victor Hugo, Napoléon).
RESUME : Personne n'ose dire qu'il est fier d'être français aujourd'hui. On accuse la France de divers maux, il faut remettre à sa place ce qu'elle est réellement, son passé qui en a fait son présent qui en feront son avenir.
MES IMPRESSIONS : J'ai osé lire cet ouvrage alors que je m'en méfiais au départ pour des raisons politiques. La vulgarisation de cette phrase "fier d'être français", me paraissait négative et déplacée en ce moment. Et pourtant, j'ai appris beaucoup au cours de cette lecture, c'est même réconfortant. On sent l'objectivité et la mesure des propos de Max Gallo. Notre histoire qui remonte à Clovis m'a montré l'importance de notre passé et son ancienneté, l'admiration de nos ancêtres plus que combattifs pour conquérir ces terres. Il nous permet de nous recadrer aujourd'hui quant à nos racines, une terre d'accueil aussi généreuse. La France avec un grand "F" n'a jamais fait de mal à personne. Elle a été riche et a suscité l'envie, mais elle est aussi victime de son succès et certains veulent la dominer pour leur carrière personnelle en oubliant qu'il y a un peuple derrière. Ce peuple a vécu avec ses nombreuses révolutions. Il a besoin de s'exprimer. L'élite actuelle veut avoir les pleins pouvoirs pour elle et non pour faire de la France une grande puissance, c'est aussi le danger. Dans ce livre, Max Gallo nous prouve qu'il est un homme de coeur qui parle de son amour de la patrie même si ses origines sont italiennes à deux générations. Il attaque aussi la lacheté, le parti pris et l'inconscience qui ont développé un syndrôme de rejet de la nation, de la patrie et des valeurs de la France."Fier d'être français", oui, mais il faut savoir pourquoi. Je conseillerai ce livre car il nous fait interroger sur l'enjeu de la France et sa raison d'exister, de se redresser et retrouver une place honorable dans le monde d'aujourd'hui. C'est un livre plein d'espoir même si les écrits sont de la théorie et non de l'action.

Cavalier seul de Jérôme GARCIN

JOURNAL EQUESTRE PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait dans un cercle de lecture autre que le mien.
Je lui donnerai 3/5.
Quelques mots sur l'auteur : Jérôme Garcin est né en 1956. Après de brillantes études au Lycée Henri IV, il a suivi une formation de journaliste. Il est aujourd'hui producteur et animateur de l'émission "Le masque et la plume" sur France Inter. Il a d'autres fonctions en étant directeur adjoint de la rédaction du "Nouvel Observateur". Son épouse est la fille de Gérard Philipe. Il a eu quelques prix : le Médicis en 1994 et Roger Nimier en 1998 pour "Jean Prévost" et "La chute de cheval".
RESUME : Il s'agit d'un journal équestre. Jérôme Garcin possède un cheval nommé Eaubac dont il nous parle tout au long de son livre. Il nous fait part de l'actualité équestre par ailleurs, le tout daté et bien détaillé. Le cheval est toute sa vie mais la littérature aussi.
MES IMPRESSIONS : C'est la première fois que je lis cet auteur. Au début, je ne comprenais pas l'intérêt de cette façon d'écrire et le contenu de ce journal. Puis, je me suis laissée prendre au fur et à mesure de la lecture. Son amour pour son cheval est attendrissant, il s'en occupe comme son enfant. Ayant moi-même pratiquée l'équitation, il y a quelques années, j'ai rencontré des personnes qui étaient en parfaite harmonie avec leur cheval. Je trouve qu'il exprime très bien son état de dépendance et de passion amoureuse vis à vis de son cheval. En parallèle, il est très proche du monde littéraire dont il fait partie d'ailleurs. Il en parle à maintes reprises et cela m'a interpellé par rapport à ce que je vis actuellement, la passion de la lecture. Il y a des passages très forts sur le livre.
A lire, surtout pour les inconditionnels du cheval.

Eldorado de Laurent GAUDÉ

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre d'une tournante de livres d'un membre de ma famille.
Je lui donnerai 8/10.
Quelques mots sur l'auteur : Laurent Gaudé est né en 1972. Il a fait des études de Lettres Modernes et réalise une thèse sur le théâtre, sa grande passion. En 1999, il publie sa première pièce : "Combats de possédés". Après avoir écrit plusieurs pièces de théâtre, il se lance dans l'écriture de romans. En 2002, il reçoit le prix Goncourt des Lycéens pour "La mort du roi Tsongor" et le prix des libraires en 2003. Plus tard en 2004, il reçoit le Prix Goncourt pour "Le soleil des Scorta" et se fait connaître du grand public. Dernièrement, il fait son retour en librairie avec "Eldorado", roman qui fait partie de la rentrée littéraire 2006.
RESUME : Le commandant Salvatore Piracci est chargé d'une double mission qui consiste à sauver des clandestins de la mort alors qu'ils essayaient de quitter leur pays par la mer puis de les confier, une fois recueillis sur son bateau, à la police de son pays pour les renvoyer chez eux. Après 20 ans à mener cette vie-là, il prend conscience par des témoignages poignants qui vont le concerner directement qu'il ne peut plus continuer ainsi. Comment va-t-il s'en sortir ?
MES IMPRESSIONS : Je me suis bien laissée entraîner dans ce nouveau livre de Laurent Gaudé d'une façon très envoûtante. Même si le thème à première vue ne m'aurait pas tenté, je reconnais que ce roman m'a séduite. Il est bien écrit, bien mené avec peu de longueurs. Le Commandant Piracci nous fait vivre des moments difficiles, de tristesse et de souffrance mais aussi de joie et d'espoir. On assiste au courage sans limite de tous ces clandestins qui veulent connaître des jours meilleurs et surtout une nouvelle vie mais dont les chances de réussir sont minimes. En même temps, on s'aperçoit qu'en face d'eux il y a un mur d'incompréhension et d'intolérance. Ils ne peuvent quasiment rien faire. Et pourtant certains y arriveront sans doute. Pour ceux qui sont les gardiens de leur pays, ce sont aussi des êtres humains avec leurs obligations mais aussi leurs coeurs qui peuvent les faire douter. Un roman à lire, car plein de sensibilité aussi et en permanence la prise de conscience du mal que l'on peut faire en suivant une discipline dénuée parfois de bon sens et d'humanité. Pour finir, j'ajouterai que ce livre est traversé de moments poétiques où l'on sent que l'auteur a voulu donner un peu de douceur à cette cruauté quasi permanente. Ce thème reste d'actualité aujourd'hui avec la lutte des pays industrialisés pour éviter l'entrée sur leur territoire des clandestins et la violence est toujours présente face à ce fléau. Il n'y a toujours pas de véritables solutions à ce problème qui dure depuis des décennies. Qu'avez-vous pensé de ce livre et de ce problème encore existant aujourd'hui ? Donnez vos avis par la rubrique commentaire en bas de chaque livre.

Table rase de Jean-Baptiste GENDARME

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait à la bibliothèque municipale sur les conseils de la bibliothécaire.
Je lui donnerai 3/5.
Quelques mots sur l'auteur : Jean-Baptiste Gendarme est né en 1978. Il vit à Paris et anime la revue Décapage. "Chambre sous oxygène" est son premier roman. Il a obtenu pour celui-ci la "Bourse écrivain" 2005 de la Fondation Jean-Luc Lagardère. "Table rase" est son second roman.
RESUME : Jean-Baptiste Gendarme nous décrit le destin de deux frères Adrien âgé de 15 ans et Cyprien de 11 ans alors qu'ils viennent de perdre leur mère dans un tragique accident de la route. On recroise Adrien 15 ans plus tard en psychiatrie soigné pour dépression et Cyprien parti retrouver les lieux de son enfance où il se remémore ses aventures.
MES IMPRESSIONS : Je trouve que ce livre est un peu confus dans la façon de traiter en parallèle la destinée de ces deux frères. Il est cependant très bien écrit et agréable à lire. Pour ma part, il y a eu des zones d'ombre et quelques phrases plus compliquées qui m'ont empêché de comprendre parfois le sens du livre et le rapport des personnages entre eux. J'avoue avoir été obligée de le relire pour enfin éclaircir mes doutes. Il ressort tout de même de ce livre un regard sur des vies qui ont dû se construire après la perte d'un être cher. Je remarque que l'écrivain nous replonge à nouveau dans le monde médical comme dans son précédent roman. Je suis intriguée par quel est son rapport avec le milieu médical pour en parler avec autant d'aisance. Il nous emmène aussi dans une description de ses personnages avec beaucoup d'habileté, les portraits sont très bien dépeints, pleins de finesse et de sensibilité.
Bref, un nouvel écrivain qu'il faudra surveiller dans la littérature d'aujourd'hui en le lisant certainement.

Sainte Futile d'Alix GIROD de l'AIN

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 0,5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Alix Girod de l'Ain est écrivain et journaliste au magazine Elle à Paris. Elle a déjà publié un roman en 2004 "De l'autre côté du lit" qui a remporté un franc succès. Elle ne manque pas de personnalité, peut être fantaisiste dans ses écrits et non dépourvue d'un certain humour. Sa vie de mère de famille, 3 enfants, ne l'empêche pas de poursuivre sa carrière littéraire.
RESUME : Pauline Orman Perrier, dite POP, s'est fait une bonne réputation professionnelle au sein de l'équipe de la revue "Modelle" dont elle fait partie. Malheureusement suite à un terrible accident du travail, elle tombe dans le coma. De la va naître toute son histoire dans son subconscient et en rêve qui consiste à voir en Dieu, le sosie de Karl Lagerfeld, qui lui donne pour mission de donner du sens à sa vie privée tant que professionnelle, être dans une autre façon de voir les choses.
MES IMPRESSIONS : Je ne suis absolument pas entrée dans ce roman. Comme son titre, je l'ai trouvé futile donc sans intérêt. Je ne suis pas pour autant hermétique à ce genre de littérature. J'ai, entre autre, beaucoup apprécié "Le diable s'habille en Prada" et "People or not people" de Lauren Weisberger. De plus, le style de ce livre ne m'a pas plu, roman peu fluide je n'oserai dire mal écrit et pourtant, bref je n'ai sans doute rien compris. Tomber dans le coma devient trop courant dans beaucoup de romans actuels (Guillaume Musso et Marc Lévy en sont d'autres exemples) et devient à mes yeux plutôt banal. J'ai essayé plusieurs fois de recommencer le livre pour mieux me concentrer mais peine perdue, je m'en échappai très vite pour me plonger dans mes propres pensées. Alix Girod de l'Ain n'a pas réussi à me capturer. Donnez-moi vos avis, j'en serai ravie.

"Même les bourreaux ont une âme" de Maïti GIRTANNER

TEMOIGNAGE PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Maïti Girtanner est née en Suisse en mars 1922. Elle vit aujourd'hui entre la région parisienne et la Vienne.
RESUME : Maïti Girtanner était une jeune fille suisse sans histoire jusqu'au jour où elle entre dans la résistance durant la Seconde Guerre Mondiale. Elle avait été élevée par une famille plutôt aisée et très musicienne ce qui lui promettait une future carrière de pianiste. Mais son destin sera tout autre et elle va faire passer des hommes juifs traqués par les allemands vers la zone libre non loin de sa maison au bord de la Vienne. Elle sera arrêtée à son tour par des allemands qui avaient remarqué ses agissements et cette fois-ci sa nationalité suisse ne pourra plus la sauver. Elle sera maltraitée et torturée. En 1984, coup de théâtre si l'on peut dire, après 40 ans, son bourreau réapparaît et veut la rencontrer. N'ayant plus que quelques semaines à vivre suite à un cancer, ce dernier ne peut mourir sereinement sans s'être dénoncé auprès de sa victime encore vivante mais détruite physiquement et moralement et d'avoir ainsi massacré des êtres humains sans discernement et sous des ordres intransigeants. Il ne sait comment donner son pardon après toutes ces années et ne sait comment cette femme va le recevoir et réagir.
MES IMPRESSIONS : Un témoignage magnifique qui m'a rappelé que je connaissais déjà l'histoire de cette femme par un film ou un court métrage que j'avais eu la chance de voir sur elle il y a quelques années. Cependant, cela ne m'a pas empêché de relire sa biographie qui m'a une fois de plus captivée. Maïti Girtanner est une femme étonnante, d'un courage sans limite qui suscite l'admiration de tous. D'ailleurs la devise de sa famille suisse et de son père en particulier était : "oser et tenir bon". Cela lui a sans doute permis de résister jusqu'à sa libération alors qu'elle était quasiment morte abandonnée et enfermée dans une pièce sans lumière et plus nourrie. Sa famille ne la voyant pas revenir, s'était doutée qu'il lui était arrivé quelque chose et avait donné l'alerte. Elle qui avait sauvé tant de vies durant la guerre ne pouvait disparaître dans l'oubli et l'indifférence. Ce qui est tout de même le plus fort dans ce livre, c'est que cette jeune femme qui avait subi des tortures par un bourreau allemand, lui détruisant toute une partie de son système nerveux, ne pouvait éloigner de sa pensée le pardon qu'elle pourrait accorder à cet homme. Souffrant tous les jours, elle ne pouvait éloigner ses pensées de ce médecin allemand, à qui inconsciemment elle voulait pardonner. Sa perspicacité en pensée lui avait donné raison puisqu'elle le rencontrera alors qu'il avait cherché lui-même à la contacter. Leur rencontre est fort émouvante, il faut la lire pour mieux comprendre le sens de ce livre. Je ne pourrai pas mieux exprimer qu'elle ces "retrouvailles" et le retour sur un passé plus que destructeur. Maïti Girtanner s'était destinée à une carrière de pianiste qu'elle a dû abandonner à cause de ses séquelles laissées par les coups de cet homme. Il est difficile de concevoir et d'accepter aujourd'hui qu'elle ne se soit pas révoltée alors que cet homme a vécu après la guerre une vie parfaitement normale. Mais la morale de cette histoire c'est que cet officier allemand ne parvenait plus à vivre avec sa conscience intacte, son passé l'a rattrapé malgré lui et mentir à ses proches sur sa vie en omettant de leur raconter, lui était devenu insupportable. Cela nous amène à un débat très actuel, est-ce que les bourreaux d'aujourd'hui agissent sans discernement ou sont-ils conscients de leurs actes ? Il reste sans doute au fond de chaque homme, une part d'humanité plus ou moins révélée. Pour finir, cette femme exemplaire pourtant pas assez connue, a aidé plein d'hommes et de femmes par sa foi, en priant Dieu et en leur en parlant. Elle leur a parlé de la vie éternelle après la mort. Elle a même pensé que "le malheur était plus du côté du bourreau que de la victime". Maïti n'a qu'une idée en tête "pardonner à cet homme qui l'a détruite". Le pardon qu'elle va désirer pour cet homme est un désir de vie, pour lui et pour elle. "Si moi, je n'y arrive pas, je demande à Dieu de lui-même faire pour moi ; mon désir est là".
A lire absolument et peut-être en particulier pour ceux qui chercheraient le pardon ou à pardonner. Un grand exemple d'humanité et d'humilité et de courage.

Mozart, le Grand Magicien (tome 1) de Christian JACQ

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait par un prêt d'une autre tournante de livres.
Je lui donnerai 3/5.
Quelques mots sur l'auteur : Christian Jacq est né à Paris en 1947. Il fit des études de philosophie et le Lettres Classiques, s'oriente vers l'archéologie et l'égyptologie. En parallèle, il écrit, dès l'âge de 16 ans, des ouvrages de fiction. Il a été fréquemment récompensé dans son oeuvre. Il fut couronné par l'Académie Française avec "l'Egypte des grands pharaons" et écrivit d'autres romans connus comme "Champollion l'Egyptien", "l'Affaire Toutankhamon"... Toute sa carrière le ramène à l'Egypte ancienne en tant qu'égyptologue, essayiste et romancier.
RESUME : Christian Jacq nous fait le récit sous la forme d'un roman de la vie de Mozart. Wolfgang Mozart est né en 1756 dans une famille unie et musicienne. Léopold, son père, va l'aider à construire sa vocation. Cet enfant précoce éblouit tout le monde mais le combat pour le jeune allemand est très dur. Sa soeur Nannerl suit son frère dans le début de leurs carrières, mais elle est moins douée. Mozart sera approché par les Maçons et entre en contact avec l'univers initiatique en travaillant sur un projet intitulé "Thamos, roi d'Egypte". Il est choisi pour être le grand magicien dont l'oeuvre évitera à l'humanité de sombrer dans le chaos. Christian Jacq nous révèle les liens étroits que Mozart entretint avec la Franc-Maçonnerie et nous raconte l'aventure spirituelle et la vie secrète de l'un des plus grands génies de l'histoire.
MES IMPRESSIONS : Comme beaucoup d'oeuvre romancées basées sur des faits réels, je n'en suis pas entièrement satisfaite. Je crins de retenir de fausses informations sur la vie de celui dont on parle sans savoir discerner le vrai du faux. En soi, le livre est agréable à lire. On suit avec facilité les débuts de Mozart dont on sent un caractère assez fort mais très protégé par son père qui l'accompagne partout. Il l'aiguille dans ses progrès et ses créations de musicien. L'autre reproche que je ferai c'est que ce livre est le premier d'une longue série. Certes, les faits sans doute proches de la réalité, ne peuvent pas se raconter en trois lignes mais de là à écrire 5 livres ! Il y a certainement quelques anecdotes inutiles à raconter.
Je pense que ce livre plaira car il est plutôt passionnant. Le lien avec la Franc-Maçonnerie m'a éclairé en me renseignant sur certains faits de cette époque-là. Cela aura au moins eu l'avantage de me documenter davantage.
Se lit pour tous très facilement.

Les sirènes de Bagdad de Yasmina KHADRA

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 4/5.
Quelques mots sur l'auteur : Yasmina Khadra , de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, est né à Kenadsa en 1955. Fils d'un père infirmier et d'une mère nomade, il s'engage dès l'âge de 9 ans dans l'armée algérienne pour finir 36 ans plus tard Officier Supérieur. A partir de l'an 2000, il arrête sa carrière militaire pour se consacrer à l'écriture. Marié, père de 3 enfants, ils ont rejoint la France après un bref passage au Mexique. Il écrit en langue française depuis 2001. Ses ouvrages sont : "L'écrivain", "Morituri", "A quoi rêvent les loups"... Il a son style bien à lui où l'on peut trouver à la fois le dépouillement et la poésie, le lyrisme et les métaphores inattendues. Il fait paraître en 2005 "L'attentat" et atteint ainsi la consécration du monde entier. Puis en 2006, force de son succès, il atteint une nouvelle fois l'apogée en plongeant au plus près du terrorisme dans "Les sirènes de Bagdad".
RESUME : Il s'agit de l'anéantissement progressif d'un jeune homme d'une vingtaine d'années détruit par le terrorisme. Il fuit son village Kafr Karam laissant sa famille derrière lui sans se retourner et sans expliquer son départ. Il part venger son père qui a été assassiné et massacré, expliquera-t-il à un parent éloigné qui l'a aidé à s'enfuir. Il arrive à Bagdad, ville déchirée par une guerre civile féroce. Pauvre et faible, il sera aidé par Omar un cousin, qui le trouvera au bord de la mort dans une misère totale. Puis, ne pouvant le garder indéfiniment, Omar l'envoie chez d'anciennes relations pour du travail. C'est alors qu'il finira par tomber dans les bras d'islamistes radicaux dont il devient la proie rêvée.
MES IMPRESSIONS : Je n'ai pas mis la note de 5/5 à ce nouveau livre, malgré son excellence, car j'ai eu beaucoup de mal à pénétrer dedans. Ce n'est qu'après 126 pages ! Que j'ai mieux compris l'intérêt de ce livre et surtout que je suis rentrée dans l'histoire. Par contre à partir de l'arrivée à Bagdad du jeune homme, j'ai littéralement dévoré la suite. Yasmina Khadra comme dans "L'attentat" m'a hypnotisée et la suite m'a passionnée. Ce livre est dans le mouvement, on vit avec les personnages. L'ambiance est très bien rendue et les personnages sont très bien croqués. On s'y attache pour certains et on se méfie des autres. On sent que cela se terminera mal, nous ne sommes pas dans le roman classique où tout est bien qui finit bien. On est dans le vrai, et la moralité des gens bien que tronquée par les manipulations diverses, nous fait réfléchir. La spirale infernale de la guerre les emporte tous très loin, et pourtant la raison les rattrape parfois à temps car dans leur coeur subsiste un rien d'humanité.

Une pièce montée de Blandine LE CALLET

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui mettrai 5/5 car il m'a bien diverti.
Quelques mots sur l'auteur : Blandine Le Callet est né en 1969. "Une pièce montée" est son premier roman.
RESUME : Ce livre se déroule à la campagne. Il s'agit d'un mariage bourgeois auquel assiste le lecteur. Chaque chapître met en scène un des personnages de la fête qui nous raconte à sa façon ce qu'il vit et pense durant cette journée. Le prêtre et une demoiselle d'honneur, la grand-mère et la mariée, un ami de la mariée et le marié, une soeur et un cousin, tout ce beau monde défile à travers des tableaux drôles, amusants et attendrissants. On passe sans cesse du rire aux larmes. Les histoires de famille apparaissent et les morceaux du puzzle se reconstituent au travers de chaque récit.
MES IMPRESSIONS : Un vrai moment de détente. Ce livre est une douce satire du mariage bourgeois et chic, avec une pointe d'humour. La tranche de la société qui a été choisie est bien décrite, l'écrivain doit sans doute bien connaîte ce milieu-là ou en faire partie. La manière dont est raconté ce livre est faite de façon originale car elle met en scène plusieurs personnes qui voient le mariage chacune à leur façon. J'ai bien aimé ce procédé car cela me rappelle que dans les familles, on fonctionne souvent comme cela mais cette fois-ci on le voit noté noir sur blanc. C'est tellement réaliste tous ces moments de la vie. Cela me remémore un autre livre que j'ai mis dans mon blog "La mort de Lara" de Thierry Consigny dont le thème n'a rien à voir certes, mais qui relate l'histoire de toute une famille autour de la mort de la petite Lara. Chaque fait et chaque geste se passe en temps réel, c'est comme un reportage que l'on verrait en direct. C'est une technique littéraire que je trouve intéressante et vivante car elle est très proche de ce que nous vivons.
A lire pour tous, très distrayant mais peut ne pas plaire à certains lecteurs qui sentiraient le côté satirique qui leur ressemblerait trop et du coup penseraient à une critique mal placée. Je ne fais pas partie de cette catégorie même si parfois je pourrai me reconnaître dans certaines scènes.

Hortense et Queenie d'Andréa LEVY

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 4/5.
Quelques mots sur l'auteur : Andréa Lévy est née dans les années 60. C'est une romancière d'origine jamaïquaine. Elle vit à Londres. "Hortense et Queenie" a reçu le "Orange prize" et d'autres prix anglais.
RESUME : ce roman retrace l'histoire de deux couples vivant dans les années 50. Hortense et Gilbert Joseph, de race noire, originaires de Jamaïque et Queenie et Bernard Bligh de race blanche, nés en Angleterre. Deux îles réunies au sein de l'Empire Britannique. Hortense, hautaine et raffinée, rêve de vivre en Angleterre. Quant à Queenie, elle veut quitter la ferme familiale des Midlands en se mariant au plus vite. La seconde guerre mondiale va venir perturber leurs vies et les réunir malgré eux.
MES IMPRESSIONS : c'est une histoire intéressante et à la fois touchante. On y découvre bien sûr la cohabitation entre noirs et blancs et tout ce que cela implique à l'époque. L'originalité de la présentation de ce livre réside dans le partage de petits chapîtres où chaque personnage raconte ce qu'il ressent. Cela rend le livre très vivant et varié, on a ainsi le point de vue de chaque protagoniste au fur et à mesure du récit. On est mis en haleine jusqu'à la fin du livre par de fréquents rebondissements. La guerre engendre les séparations de ces couples et l'on peut voir l'analyse de l'auteur sur chacun d'eux au moment de leurs retrouvailles. Tout cela est riche en réactions diverses. On rencontre plusieurs thèmes dans cet ouvrage à savoir : l'amour et la haine, le racisme, la tolérance et l'intolérance, la pitié, la lacheté, le mensonge, le pardon, la vérité, l'entraide et la solidarité, le déchirement et la séparation, la retrouvaille, le bonheur, la tristesse, le malheur,... Pour conclure, je dirai que ce livre m'a beaucoup plu même si j'ai mis du temps à le lire (plus de 400 pages !). Jusqu'à la dernière page, on est littéralement enporté dans cette histoire.

Mes amis Mes amours de Marc LEVY

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 2.5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Marc Lévy est né en 1961. Avant d'écrire son premier roman "Et si c'était vrai" en 1998, il travailla à la Croix Rouge où il fut nommé directeur. Il créa plusieurs entreprises dans divers domaines et voyagea aux USA. Il eut un fils en 1989. Il a écrit par la suite d'autres romans : "La prochaine fois", "Où-es tu ?", "Sept jours pour une éternité". En 2005, il écrivit la suite de "Et si c'était vrai" avec le titre de "Vous revoir". En 2006, il fit paraître "Mes amis Mes amours".
RESUME : Antoine et Mathias sont deux bons amis d'une trentaine d'années. Chacun père et séparé de leur compagne, ils décident de s'inventer une vie sous le même toit avec toutes les règles que cela impliquent pour se respecter. Leurs deux enfants Louis et Emily vivent avec eux en plein coeur de Londres. Chacun va essayer ainsi de se reconstruire.
MES IMPRESSIONS :Je pense que plus l'auteur Marc Lévy écrit, plus ses romans deviennent banals. Pour ses premiers livres, on ressentait une envie d'écrire et de raconter des histoires qui sortaient de l'ordinaire mais maintenant il raconte de façon un peu humoristique certes mais il n'y a plus l'envolée de ses premiers écrits. Il n'a pas de plus un style littéraire particulièrement intéressant comme avec Eric-Emmanuel Schmitt ou Amélie Nothomb qui peuvent avoir des thèmes plus légers mais qui restent tout de même des chef d'oeuvre. On tombe vraiment dans le roman presqu'à l'eau de rose. On s'imagine la fin avant même d'avoir fini ce livre. Avant de le lire, j'ai été très tenté de l'acheter car Marc Lévy en avait beaucoup parlé sur les média et d'ailleurs de façon tout à fait alléchante. Je pense que maintenant qu'il s'est fait un nom, il en profite et tant que le commerce marchera, il continuera ainsi. Mais attention car s'il veut continuer à nous séduire, il faudra qu'il renouvelle sérieusement son registre et retrouve la fougue de ses débuts. Si cela avait été son premier roman, il serait sans doute resté inconnu.
Si vous avez envie de le lire, essayez de vous le faire prêter car il ne vaut pas ses 21 euros.
Je ne suis pas très tendre cette fois-ci avec Marc Lévy que j'ai pourtant apprécié à d'autres heures, mais je lui laisse la chance de remonter dans mon estime en lisant son prochain nouveau roman qui n'est pas encore paru et qui sans doute arrivera bientôt. Marc Lévy nous a habitué à des parutions régulières de sa prose.

Mémoires de porc-épic d'Alain MABANCKOU

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait puisqu'on me l'a offert.
Je lui donnerai 3/5.
Quelques mots sur l'auteur : Alain Mabanckou, écrivain congolais, est né à Pointe Noire en 1966.
Il vit actuellement aux Etats-Unis où il enseigne à l'Université de Los Angeles en Californie. Il avait commencé ses études de droit à Brazzaville puis les poursuit en France. Il est titulaire d'un DEA en droit des affaires Université Paris-Dauphine en 1993. C'est à la fois un poète avec un premier ouvrage de jeunesse "Au jour le jour" puis "L'usure des lendemains" qui le consacre et le révèle. Après la poésie, il se lance dans le genre romanesque, notamment dans "Verre cassé" paru en 2005 puis "Mémoires de porc-épic" en 2006 dont il reçoit le prix Renaudot.
RESUME : Après "Verre cassé", ce livre est le deuxième tome d'une trilogie. Cet ouvrage est bâti comme une fable entre la littérature et la culture africaine. Ngoumba, le porc-épic, se retrouve seul au creux des racines d'un grand et vieux baobab après la mort de Kibandi, son maître ou plutôt son "esclave". Là, il médite sa vie et se souvient. Kibandi, un être peu recommandable et nuisible, a pris la carapace de l'animal sans s'en rendre compte. Mais Ngoumba est là pour assener ses terribles coups. Leur tandem va faire des ravages dont personne ne pourra s'en remettre.
MES IMPRESSIONS : Cet ouvrage m'a certes interpellé mais pas séduite complètement. L'idée est originale quant à la personnalité que l'auteur donne au porc-épic. Il y a des moments tout à fait attrayants, on veut poursuivre la lecture puis il y a quelques longueurs au milieu du livre. Je trouve que ce roman est bien écrit, sa présentation agréable. La ponctuation est dépourvue de points et de majuscules sans doute pour montrer le côté "bestial" du récit sans règles imposées par l'homme pour une fois. Cela laisse au lecteur une entière liberté de lecture, un rythme qu'il s'impose à lui-même personnellement et j'ajouterai qu'il y a certainement une connotation aussi de la tradition orale, le langage parlé est différent. Pour en revenir à l'histoire proprement dite, le porc-épic est surprenant dans sa façon de manipuler Kibandi, on ne sait au cours du livre ce qu'il va faire et c'est pour cela en partie que l'on a envie de poursuivre l'ouvrage, jusqu'où cela va aller finalement. Il est de très mauvaise influence sur son maître car il lui fait faire les pires atrocités, des meurtres. On arrive au sommet crucial du livre. Qui de l'homme ou de l'animal est le maître à bord ? C'est le monde à l'envers. Bref, on en apprend toujours un peu plus sur les coutûmes africaines. C'est la bête qui mène l'homme. Mais là où la moralité reprend ses droits, si l'on peut dire, c'est devant le regret du porc-épic à la fin de sa vie. Il voudrait retourner à une vie plus "normale" comme celle qu'il aurait dû vivre avec femelle et petits. Mais l'idée de suicide le taraude aussi car il se rend compte du mal provoqué et sans intérêt mais un être au-dessus de lui l'en empêche, qu'il qualifierait de suprême. Il voudrait maintenant se racheter et traquer les nuisibles. D'où ce roman construit comme une réelle fable mais j'en ai sans doute déjà trop dit alors à votre tour de découvrir ce couple hors du commun de l'homme et de l'animal.

Métamorphoses d'un mariage de Sandor MARAI

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 4/5.
Quelques mots sur l'auteur : Sandor Marai est un écrivain hongrois né en 1900 et décédé à San Diego en 1989. Sandor Grosschmied de Marai est marqué dans sa jeunesse par plusieurs voyages : Francfort, Berlin et Paris. Il se décide à écrire son oeuvre en hongrois plutôt que l'allemand. En 1928, il s'installe à Budapest. Il sera l'un des premiers critiques de Kafka. Il déménagera en Italie puis au Etats-Unis. Il publiera principalement des poèmes et des romans. En 1940, "La conversation de Bolzano", en 1942 "Les braises". En 1956, il s'arrêtera d'écrire au moment de l'intervention soviétique de Budapest. Il avait une vision assez sombre des relations humaines et laisse d'autres écrits comme "Révoltés", "Confessions d'un bourgeois", "Libération". Son oeuvre renferme un soixantaine d'ouvrages traduits pour la plupart en français. Sandor Marai sera désespéré au moment de la mort de sa femme et incapable d'en faire le deuil. De plus, il souffrait d'être toujours en exil. Il se donnera finalement la mort à San Diego en 1989.
RESUME : Ce roman se décompose en trois grandes parties finalisées par l'épilogue. Tout d'abord nous découvrons Ilonka, la première épouse de Peter, amoureuse et trahie, qui nous conte sa vie qui s'étiole. Dans le deuxième mouvement, Peter nous fait part de son désintérêt grandissant de Ilonka pour se tourner vers Judit, cédant à la passion de cette dernière pour lui. Puis nous arrivons à Judit, la domestique qui brise le couple et saura séduire le maître dans l'ombre jusqu'à l'épouser à son tour. L'épilogue nous révèle la destinée du couple Judit/Peter.
MES IMPRESSIONS : Un livre très agréable à lire, frais et inattendu. Aujourd'hui, ce type de livre paraît suranné et pourtant... il pourrait revenir à la mode. Ce n'est pas tout à fait le roman à l'eau de rose. C'est plus raffiné, les sentiments sont bien analysés, les personnages sont dépeints avec beaucoup de finesse. C'est un roman très long mais on n'a guère le temps de s'ennuyer car malgré les nombreuses descriptions, cela reste vivant. Les actions sont lentes car il s'agit d'une histoire d'amour mais les enjeux sont intéressants. On assiste à l'observation d'un monde particulier qui est celui d'une société : la bourgeoisie hongroise de l'entre-deux-guerres. J'ai trouvé très plaisant de se replonger dans cette étude de chaque personnage vu par l'autre comme dans le reflet d'un miroir. L'opposition et la différence des milieux sociaux sont admirablement décrites. Ce roman nous entraîne dans le tourbillon de l'amour avec un grand A et cela fait du bien de temps en temps. A lire pour toutes, mais il faut du temps.

La route de Cormac MCCARTHY

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait car on me l'a conseillé et prêté.
Je lui donnerai 8,5/10.
Quelques mots sur l'auteur : Cormac Mccarthy est un écrivain américain né à Rhode Island en 1933. Il grandit aisément au Tennessee, troisième d'une famille nombreuse de six enfants, avec un père avocat. Il étudiera les Arts à l'Université de Tennessee en 1951-52, pour s'engager ensuite pour 4 ans dans l'US Air Force. Il ne terminera pas véritablement ses études pour se consacrer à ses écrits. Il a été marié trois fois et aura un enfant de sa première femme. Il n'est pas très médiatique et a fait seulement sa première interview en juin 2007. Son premier roman paraît en 1965 : "Le gardien du verger" pour lequel il sera plébiscité. Par contre "Un enfant de dieu" publié en 1974 sera beaucoup plus critiqué. Il retrouvera les avis favorables pour "Suttree" en 1979, "Méridien de sang" en 1985 et "L'obscurité du dehors" en 2001. C'est l'apothéose avec le Prix Pulitzer qui couronne "La route" et l'ensemble de son oeuvre. Ses romans rappellent ceux de William Faulkner. Il situe ses histoires dans un monde de western et de désolation, ses personnages sont souvent des marginaux, illettrés et peu engageants. Il ne traite pas de l'amour, du sexe et des thèmes domestiques. C'est l'un des écrivains américains les plus importants de sa génération.
RESUME : L'homme et son fils s'enfuient vers les côtes du sud pour échapper à un cataclysme indéfinissable composé de cendres et de cadavres dans lequel ils se trouvent. Dans leur périple, ils s'équipent d'un caddie, leur objet de survie dans lequel ils entassent nourriture et toutes sortes d'objets, et leur révolver pour les défendre. Ils font diverses rencontres inquiétantes et se battent pour vivre. Arriveront-ils à s'en sortir ?
MES IMPRESSIONS : Un roman qui ne pourra pas plaire à tous car il a des côtés plutôt morbides. Il ressemble dans une certaine mesure par son atmosphère à Sukkwan Island de David Vann (voir blog) qui m'avait beaucoup plu aussi. Tout se déroule dans un univers terrifiant où le drame est à chaque tournant du chemin parcouru. Le style est à la troisième personne ce qui rend le livre encore plus inhumain. On assiste à une barbarie singulière, chacun vit pour soi, il n'y a guère de solidarité entre les hommes qui restent. Ils sont devenus des sauvages. Seul subsiste l'amour entre le père et le fils. Il est touchant car le père malade sait qu'un jour, il ne pourra plus s'occuper de son enfant. Il veut l'emmener le plus loin possible, là où la vie et l'optimisme ont repris le dessus. Cette route, il ne sait pas où elle les mène. Il essaye de rassurer son enfant mais ne sait pas lui-même quelle sera leur destinée. Le besoin immédiat est de nourrir son enfant puis lui-même pour exister. Il est capable de faire n'importe quoi pour sauver son enfant même de tuer. Son enfant, lui, montre un côté beaucoup plus humain et attentionné vis à vis des personnes rencontrées. Il ne supporte pas toute cette violence sans savoir pourquoi on se méfie des autres ainsi. Le caddie, un objet anodin de nos vies, prend toute son importance dans ce roman. Il transporte ce qui les fait vivre. Ils doivent le cacher, le préserver, l'entretenir. Leur révolver les protège de la peur dans laquelle ils sont en permanence. Le lecteur est en haleine, le livre se lit quasiment d'une traite. J'ai aimé.

Télé-vérité. Parents, vos enfants sont en danger de Jean-Marc MORANDINI

ALERTE EXCEPTIONNELLE
SUITE À LA CONDAMNATION DE JEAN-MARC MORANDINI, JE REMERCIE LA PERSONNE QUI M'A PRÉVENUE DANS MA RUBRIQUE "COMMENTAIRES" POUR METTRE EN GARDE L'AUTEUR DE CE LIVRE, DISONS L'INCOHÉRENCE DES ÉCRITS ET DE LA MORALE DE CET HOMME AVEC LES ACTES QU'IL A COMMIS. 
MES IMPRESSIONS SUR SON LIVRE SEMBLENT AUJOURD'HUI INADAPTÉES,  DÉPLACÉES, DÉCALÉES ET FAUSSES VIS DU VRAI PERSONNAGE QUI LES A ÉCRIT, J'EN CONVIENS.
LORSQUE J'AI LU CE LIVRE, C'ÉTAIT IL Y A UNE VINGTAINE D'ANNÉES ET IL EST VRAI QUE JE NE CONNAISSAIS PAS LES TENDANCES, LES TRAVERS ET LES ACTES DE PEDOPHILIE DE CET HOMME EN TOUTE HONNÊTETÉ.
POUR L'INSTANT, JE NE RETIRE PAS CE LIVRE QUI APPUIE QUE CET HOMME NOUS A TOUS TROMPÉS ET QU'IL FAUT LE SAVOIR. JE NE CHANGE PAS MES COMMENTAIRES QUI ÉTAIENT À L'ÉPOQUE EN ADÉQUATION AVEC MA LECTURE.
IL ECRIVAIT DÉJÀ SUR LE COMPORTEMENT DES ENFANTS... DOIT-ON EN FAIRE UNE DÉDUCTION QU'IL S'EN INTÉRESSAIT DÉJÀ DE FAÇON MALSAINE ? 

ACTUALITE PARU EN 2006

Le choix de ce livre s'est fait par la publicité (télévision et presse).
Je lui donnerai 4/5
Quelques mots sur l'auteur : Jean-Marc Morandini est né en 1965 à Marseille. Il quitte sa région pour se consacrer à des études de journalisme et découvrir le monde, il a envie de devenir grand reporter. A 20 ans, il sera le plus jeune présentateur de journaux télévisés de France. Il mène sa carrière professionnelle des chaînes de télévision à la radio. Il intègre Europe1 en 2003 et depuis nous révèle tout ce qui se déroule sur le petit écran.
RESUME : Livre qui relate les dangers pour nos enfants de regarder la télévision et en particulier la télé-réalité. Selon l'auteur, il faut préserver nos enfants. A la fin de son livre, il écrit une charte de 10 commandements que l'on pourra poser à côté de son téléviseur pour l'information des grands et des adolescents, ainsi détourner le spectateur des pièges de la télévision "prédatrice".
MES IMPRESSIONS : Ce livre m'a permis de réfléchir sur la façon dont mes enfants regardaient la télévision et quel rôle je devais jouer vis à vis de cela. Je suis souvent d'accord avec les propos de JM Morandini car il a le soucis de protéger notre jeunesse de la violence, du porno, des images choquantes. J'ai appris grâce à cette lecture que certaines émissions ne sont pas anodines sur nos psychismes. Son livre est structuré, bien construit, bien argumenté. On peut le lire en suivant ou en allant d'un article à l'autre. C'est une visite guidée du milieu audio-visuel. JM Morandini ne mâche pas ses mots, il est très direct avec les personnes et les émissions qu'il n'apprécie pas. Cela fait de lui un prédateur redoutable pour ces ennemis.
J'ajouterai que JM Morandini aborde les questions que nous nous posons. Il nous oblige à avoir un sens critique vis à vis de la télévision pour nous et nos enfants. Je pense qu'il donne de bons conseils pour les parents désorientés que nous sommes parfois alors que nos enfants gèrent ls media souvent beaucoup mieux que nous mais n'ont pas conscience des conséquences qu'ils peuvent subir par manque de maturité et de discussion. Il faut discuter avec nos enfants et en particulier regarder les informations avec eux (à partir de 12 ans) pour bien savoir ce qu'ils ressentent vis à vis de ce qu'ils ont vu. Il y a trop de violence entre autre au cours de ces journaux mais sans leur retirer l'information, il serait préférable parfois d'écouter un journal à la radio plutôt que de voir des images troublantes.
A lire pour tous les parents qui s'interrogent sur les effets de la télévision sur nos enfants et développer ainsi notre sens critique. N'oublions pas que nos enfants regardent en moyennne la télévision plus de 2 heures par jour en France.

L'étrangère de Malika OUFKIR

RECIT PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait car j'avais déjà lu "La prisonnière" co-écrit avec Michèle Fitoussi et que j'avais beaucoup apprécié.
Je lui donnerai 4/5.
Quelques mots sur l'auteur : Malika Oufkir est née le 2 avril 1953, elle est l'aînée du Général Oufkir. On apprend tout sur elle dans "La prisonnière" et "L'étrangère". C'est pourquoi je ne m'y attarderai pas.
RESUME : Malika Oufkir nous a déjà raconté son emprisonnement suite au coup d'état en 1972 de son père biologique le Général Oufkir qui a voulu assassiné Hassan II du Maroc. Son père sera exécuté quelques jours plus tard et toute sa famille emprisonnée dans des conditions épouvantables durant 20 ans. "L'étrangère" est la suite de son premier récit. Elle a survécu mais à quel prix ! Elle se débat avec ses démons et ses angoisses heureusement en trouvant un réconfort qui va l'aider à se redresser.
MES IMPRESSIONS : ce n'est pas un livre étincelant. Il n'est pas aussi haletant que le premier. On ressent une certaine lassitude à la vie alors qu'on se serait attendu à plus de gaieté et d'euphorie après cette captivité intolérable. Par contre, on découvre un traumatisme immense qui touche cette femme. Elle a peur du monde qui l'entoure, elle le découvre petit à petit. Forte en prison, elle est beaucoup plus faible face à la liberté. Elle a perdu ses répères. Ce que j'ai bien aimé, c'est qu'elle va progressivement reprendre confiance et grâce à d'autres hommes et femmes voir la vie différemment même si elle reste trop marquée. Son livre est une sorte de thérapie pour elle et je pense qu'elle arrive à affronter les autres et ce qui l'entoure avec plus de courage et d'optimisme.

Napoléon fils du comte Marbeuf d'Edmond OUTIN

LIVRE D'HISTOIRE PARU EN 2006Le choix de ce livre s'est fait par le prêt d'un membre de ma famille.
Je lui donnerai 4/5.
Quelques mots sur l'auteur : Je n'ai rien trouvé sur sa vie pour l'instant.
RESUME : L'auteur de ce livre essaye de convaincre ses lecteurs et sans doute lui-même que Napoléon (1769-1821) serait en réalité le fils naturel du Comte Louis-Charles de Marbeuf (1712-1786) qui était très proche de sa mère Laetizia née Ramolino (1750-1836), épouse de Charles Napoléon Bonaparte (1746-1785). Contrairement à beaucoup d'historiens qui ne croient pas à cette analyse, Edmond Outin a voulu en savoir un peu plus et prouver ce qu'il avance. Il suggère en dernier lieu un prélèvement ADN sur la dépouille du Comte de Marbeuf et une comparaison avec celui de l'Empereur.
MES IMPRESSIONS : N'étant pas pour autant une férue d'histoire ni une experte sur la famille Bonaparte, j'ai apprécié cette analyse car elle montre qu'il peut y avoir des zones d'ombre que nous ignorons encore et que personne ne détient la vérité. En l'occurrence, l'auteur s'interroge sur l'origine de la naissance de Napoléon car visiblement certains traits physiques et autres seraient plus proches du personnage de Marbeuf. Il est vrai que les illustrations de tableaux mises dans le livre montre une ressemblance troublante avec Marbeuf, de même que 3 autres de ses frère et soeurs. Cela peut amener à la réflexion et je ne pense pas idiot d'avoir voulu en faire une étude. Je conseille cette lecture mais à ce qu'il me semble cependant ce livre pourra être difficile à trouver car plus édité.

Les yeux jaunes des crocodiles de Katherine PANCOL

ROMAN PARU EN 2006

Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 2,5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Katherine Pancol est née au Maroc en 1954. Elle arrive en France à l'âge de 5 ans. Professeur de français-latin puis journaliste, un éditeur la remarque et lui demande d'écrire un roman. "Moi d'abord" est vendu à 300 000 exemplaires pour commencer, c'est alors que démarre véritablement sa carrière d'écrivain. Elle devient mère en 1987 puis 1989, mais cela ne l'empêche pas de continuer à écrire à la cadence d'un roman par an environ.
RESUME : Joséphine est une littéraire, mariée et mère de deux filles, une vie plutôt rangée. Iris, sa soeur, est belle, riche, lancée dans la vie parisienne grâce à la notoriété de son mari qui réssit professionnellement, mère d'un garçon. Leurs parcours si différents vont les faire cependant se rencontrer pour écrire le livre qui va devenir le best-seller de l'année. Joséphine, abandonnée par son mari, acculée par les dettes va se soumettre à la domination de sa soeur qui a toujours été plus forte qu'elle durant leur enfance. Mais le destin de chacune va être complètement bouleversé et va alors basculer...
MES IMPRESSIONS : Bien que très long, ce roman se dévore assez rapidement (650 pages environ !). C'est une histoire continue qui met le lecteur sans cesse en haleine. Les rapports humains entre les personnages sont bien étudiés ce qui rend très réel ce livre. Joséphine, le personnage principal, est une femme effacée sans beaucoup de personnalité qui va évoluer au cours de sa vie pour devenir une femme beaucoup plus sûre d'elle. Il y a de temps en temps quelques exagérations voulues par l'écrivain pour souligner le côté grotesque de certaines situations avec un peu de moquerie aussi. On pourrait facilement imaginer ce roman à la télévision sous forme de feuilleton car il y a plusieurs familles décrites. On n'apprend rien dans ce livre et c'est peut-être cela qui le rend un peu creux mais c'est un bon moment de détente à consacrer de préférence en vacances.
A lire pour tous, mais plutôt pour les femmes.

Moka de Tatiana de ROSNAY

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait car on me l'a prêté et que j'en apprécie l'auteur.
Je lui donnerai 9/10.
Quelques mots sur l'auteur : Tatiana de Rosnay, fille de Joël de Rosnay Docteur es Sciences et Directeur de la Cité de La Villette à Paris et d'une anglaise, est une écrivain et journaliste française née en 1961 à Neuilly. Elle a eu deux enfants. Elle habitera aux Etats-Unis, à Paris et en Angleterre où elle étudiera à l'Université d'East Angla. En 1984, elle revient à Paris. Avant d'entamer sa carrière d'écrivain, elle sera journaliste et critique littéraire pour Psychologies Magazine. Depuis 1992, Tatiana de Rosnay a écrit 8 romans en français et 2 en anglais. On pourra noter dans son oeuvre : "L'appartement témoin" en 1992, "Le dîner des ex" en 1999, "Le coeur d'un autre", "Le voisin" en 2000, "La mémoire des murs" en 2003. "Moka" est publié en 2006. Son livre "Elle s'appelait Sarah" paru en 2007 en France est un best-seller et sera vendu dans 20 pays. Fin 2009, il dépasse les 2 millions d'exemplaires vendus dans le monde. En 2010, ce livre va être adapté pour le cinéma.
RESUME : Justine vient d'être prévenu que son fils Malcolm vient d'être renversé par une voiture et la voiture incriminée ne s'est pas arrêtée. Le jeune de 15 ans est plongé dans le coma et le processus vital est entamé. Sa Maman veut retrouver le ou les coupables.
MES IMPRESSIONS : Un roman très bien mené. L'histoire aurait pu être banale mais une enquête qui démarre mal, faute de preuves, angoisse Justine qui n'a pas l'intention de rester inactive. Oui, elle veille son fils à l'hôpital en espérant qu'il se réveillera. Le couple formé avec Andrew commence à battre de l'aile car lui veut reprendre un équilibre de vie même si leur fils est peut-être condamné. Justine n'a plus goût à la vie et veut comprendre le comportement de ce chauffard. Je ne souhaite pas vous révéler l'intrigue qui va suivre mais la suite est très mordante et une fois entamée cette lecture est insoutenable. Le lecteur est pris dans un tourbillon de suspens où chaque action ne laisse aucun répit à la seconde partie du roman. Comme toujours et très souvent, les romans de Tatiana de Rosnay sont très bien écrits et elle sait nous embarquer dans une histoire avec beaucoup de pertinence.

Celle qui ne parle pas de Capucine RUAT

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce roman s'est fait dans le cadre de la bibliothèque municipale.
Je lui donnerai 3/5.
Quelques mots sur l'auteur : Capucine Ruat est née en 1975. "Celle qui ne parle pas" est son premier roman.
RESUME : C'est l'histoire d'une femme de 30 ans qui se cherche suite à un profond mal-être qui la suit depuis l'âge de 11 ans. On ne lui a pas expliqué ce qu'était grandir, devenir une femme. Elle est seule face à son adolescence et à sa vie de jeune adulte.
MES IMPRESSIONS : Livre bien écrit. On sent le talent d'une jeune écrivain derrière ce livre mais aussi une femme profondément meurtrie. A travers ce roman, la narratrice nous raconte son histoire qu'elle a envie de mûrir et mieux comprendre. Elle veut chercher par tous les moyens à se sortir de ce malaise qu'elle vit au quotidien. On pourrait presque parler d'une thérapie en s'exposant quasiment à nu, elle a un réel besoin d'extirper de ses tripes tout ce qu'elle a vécu. Son livre est construit comme un journal intime, qu'elle a peut-être tenu d'ailleurs. Par ses racines et la vie des autres femmes qui l'entourent comme sa soeur qui est si bien dans sa peau, sa mère, sa grand-mère, elle veut comprendre ses racines et pourquoi elle est si mal avec elle-même. En tant que lecteur, on assiste à un véritable essai de psychologie. C'est un livre très féminin à mon avis, ce sont des préoccupations de femmes qui occupent la narratrice.
Je terminerai en disant que ce livre pourra plaire à des personnes qui sont attachées à la psychologie et comment s'en sortir en communiquant.

La Fayette de Gonzague SAINT BRIS

BIOGRAPHIE PARUE EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 3,5/5.
Quelques lignes sur l'auteur : Gonzague Saint Bris est un écrivain, journaliste et historien français né le 24 janvier 1948. Il fait partie de la jetset littéraire et est l'auteur de plusieurs romans dont "le romantisme absolu", "les Eugènes russes", "Je vous aime inconnue" ainsi que des romans historiques comme "Le coup d'éclat du 2 décembre" et les biographies de La Fayette que nous allons étudier ici ainsi que Vigny, Dumas, Balzac et bien d'autres. En 2002, "Les vieillards de Brighton" est récompensé par le Prix Interrallié. C'est un ouvrage d'inspiration autobiographique. Actuellement, il dirige la rédaction du mensuel Le Spectacle du Monde.
RESUME : Gonzague Saint Bris nous conte l'histoire de Gilbert Motier, Marquis de La Fayette né en 1757 au Château de Chavaniac en Auvergne. Orphelin très jeune à l'âge de 14 ans et riche, il se mariera à 16 ans et sera Major Général dans l'armée des Etats-Unis à 19 ans. A 20 ans, il est aussi célèbre en France qu'aux Etats-Unis. Il anticipe tous les combats pour la liberté. Dans son histoire, on croisera Marie-Antoinette et Louis XVI, Napoléon Bonaparte et Alex de Fersen, Georges Washington et Benjamin Franklin sans oublier Choderlos de Laclos, la belle Aglaë et Beaumarchais.
MES IMPRESSIONS : La culture avec un grand C. C'est ainsi que j'ai lu ce livre et la biographie de La Fayette que j'ai découvert au rythme de chaque page. Un personnage dont je connaissais le nom sans savoir ce qu'il avait réellement entrepris. Ce personnage historique m'a en premier lieu paru très dynamique, n'ayant à priori peur de rien, enthousiaste et intelligent. Avant de rejoindre la France où il mourut le 20 mai 1834, il partit faire un dernier voyage aux Etats-Unis où il a été ovationné. Son retour en France ne l'a pas accueilli à bras ouverts. Il en a agaçé plus d'un par son activité politique incessante et ses initiatives en faveur de la liberté. Pour les férus d'histoire et les autres, vous pourrez lire cette biographie bien documentée (20 ans de recherche par son auteur) sans appréhension par la simplicité de l'écriture même si parfois l'histoire peut être complexe. On peut apprécier le recul honnête de l'historien qui ne prend parti pour personne. Il reconnaît des qualités autant chez les pauvres paysans que chez les nobles. Pour conclure, j'ajouterai qu'on assiste à un portrait des plus saisissants qui aura écrit les pages de l'histoire française et américaine. Quelques longueurs dans le livre sont à déplorer.

Odette Toulemonde d'Eric-Emmanuel SCHMITT

ROMAN PARU EN 2006

Le choix de ce livre s'est fait car il m'a été offert dernièrement.
Je lui donnerai 5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Eric-Emmanuel Schmitt est né en 1960. En 10 ans, il est devenu une référence littéraire française sur le marché international. Il a écrit de nombreuses oeuvres que je vous conseillerai même si elles sont plus anciennes : "Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran" (2001), "Oscar et la Dame en rose" (2002), "L'enfant de Noé" (2004) sans oublier "Ma vie avec Mozart" paru en 2005. On parle aujourd'hui d'Eric-Emmanuel Schmitt comme un véritable dramaturge, écrivain, philosophe et désormais réalisateur. Vous pourrez en effet voir "Odette Toulemonde" au cinéma depuis le 7 février 2007.
RESUME : Plusieurs nouvelles, huit précisément, qui mettent en scène des femmes, principalement leurs histoires d'amour passant par le bonheur mais aussi la souffrance voire la mort.
MES IMPRESSIONS : Alors que l'on avait essayé de me dire que ce livre était moins bien que les autres, j'en ressors avec une impression tout à fait contraire. J'ai dévoré ces récits avec enthousiasme. Chaque histoire nous entraîne tout d'abord dans un fait divers classique pour aboutir toujours vers un déroulement original puis une fin qui ne déçoit jamais. Pour ne pas vous divulguer ce que contient ce livre et pour vous inciter à le lire, je n'en dirai pas plus. En revanche, j'ajouterai que Eric-Emmanuel me ravit toujours par sa façon d'écrire qui est, on peut le dire, exceptionnelle. Les tournures de la langue française sont riches et bien tournées, le contenu de chaque récit sort totalement de la banalité alors qu'un fait divers peut-être si mal raconté. Un grand talent d'écrivain qui ne m'a pas encore lassé cette année.
A lire absolument n'importe où, on n'a pas besoin de temps car ce sont de courtes histoires qui se lisent très vite.

Retour au pays bien-aimé de Karel SCHOEMAN

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre d'une tournante de livres d'un membre de ma famille.
Je lui donnerai 5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Karel Schoeman est né en 1939 à Trompsburg (Etat libre d'Orange). C'est un des écrivains les plus importants du continent africain. Il a écrit aussi "La saison des Adieux" qui a été reconnu comme un chef-d'oeuvre. Il est aussi traducteur en afrikaans de Schiller, Schnitzler et Tchekhov.
RESUME : George Neethling qui vit à l'étranger depuis un bon nombre d'années, vient d'enterrer le dernier de ses parents, sa mère. Il est né et a vécu les premières années de son enfance à Rietvler en Afrique du Sud loin de toute ville, dont il n'a que de vagues souvenirs. Il se décide alors à retourner sur les terres de ses ancêtres pour y régler la succession de sa mère, c'est-à-dire la propriété qu'ils avaient laissée à l'époque alors que son père, diplomate, devait quitter le pays pour son travail. Il est accueilli, malgré lui, vu l'isolement du lieu, par un couple de fermiers qui va lui permettre de reconstituer les morceaux du puzzle de sa vie à Rietvler et dont lui a parlé souvent sa mère. Il découvre alors son pays d'origine voué à un véritable chaos et dont il ne peut plus, à ce jour, partager les préoccupations, il en est devenu complètement étranger.
MES IMPRESSIONS : Ce roman m'a littéralement emporté dans l'Afrique profonde, dans la pauvreté, la peur, la violence, le combat, l'honneur, la fierté et l'amour. George Neethling découvre le lieu de son enfance comme un étranger et essaye de ressentir ses souvenirs d'antan. Les habitants qu'il rencontre ont connu sa famille mais c'est une période qui leur paraît lointaine. Ce livre est rempli de silence, très bien rendu, car George Neethling a besoin de s'imprégner de cette nature et ses mystères, des hommes qui l'habitent. On se méfie de lui aussi, qu'est-il venu faire ici ? Les sentiments des personnages sont admirablement décrits. On ressent une ambiance particulière et on l'imagine très bien en film.
Je recommande particulièrement ce livre, il est d'une part captivant car il y a une intrigue et on veut découvrir aussi cette guérilla qui continue à séparer ces hommes qui n'ont rien fait de mal et qui ne demandent qu'à vivre normalement et dignement.

Brûlée vive de SOUAD

DOCUMENT PARU EN 2006Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Souad est un pseudonyme. L'identité de Souad ne peut être révélée en raison du danger que cela représente pour elle d'être retrouvée par sa famille. Un seul indice est qu'elle née en Cisjordanie.
RESUME : Souad a 17 ans lorqu'elle tombe amoureuse. Mais dans son pays, l'amour avant le mariage est synonyme de mort. Ses parents découvrent qu'elle est enceinte, la sentence tombe alors : son beau-frère est chargé de la tuer pour ne pas les déshonnorer. Ce "crime d'honneur" pour eux va se transformer par un véritable cauchemar car Souad survivra à ses très graves brûlures et sera sauvée par miracle. Elle a décidé d'écrire ce livre pour toutes celles, comme elle, qui aujourd'hui risquent leur vie et dénoncer la barbarie de ces actes.
MES IMPRESSIONS : Ce document m'a prise aux tripes. Comment peut-on imaginer de telles coûtumes encore de nos jours ? Comment peut-on tuer son propre enfant ? Que se passe-t-il dans la tête de ces civilisations qui ont l'air d'avoir oublié le vrai sens de la vie. Je pense que cela lance le débat des droits de l'homme et de la femme. Chacun a droit au respect de sa personne, de sa pensée et de ses actes. Souad n'a commis aucun crime. Elle voulait s'échapper d'une prison familiale dont les conditions de vie étaient devenues intolérables, elle voulait se marier simplement. Bien sûr, elle n'a pas attendu son heure ni son tour par rapport à sa soeur aînée pour être présentée à un jeune homme, mais se laisser battre par un père violent, être humiliée tous les jours sans raisons valables alors qu'elle travaillait plus qu'il ne faut pour une enfant, protéger même les infidélités de sa mère à ses risques aussi, ne pouvait plus être tolérable. Ce livre est un appel au secours. J'admire cette jeune femme pour son courage de raconter son histoire pour essayer d'en sauver d'autres comme elle et nous faire prendre conscience que de tels actes de barbarie existent dans certaines civilisations. Ce qui m'a, par contre, fait un immense plaisir c'est de savoir que Souad s'est mariée avec un homme qui l'aime et l'a beaucoup soutenu. Ils ont pu construire une vie à deux et qu'ils ont eu deux filles. Elle a pu retrouver son fils né alors qu'elle était entre la vie et la mort dans un hôpital où l'on croyait qu'elle y laisserait sa vie. A lire impérativement, très poignant.

Les fabuleuses aventures d'un indien malchanceux qui devint milliardaire de Vikas SWARUP

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 3/5.
Quelques mots sur l'auteur : Vikas Swarup est né en 1963 en Inde. Il est marié et père de 2 enfants. Ses passions vont vers les voyages et le criquet. Sa profession est diplomate, il a été en poste dans divers pays dont la Turquie, aux Etats-Unis, en Ethiopie et en Grande-Bretagne. Il habite maintenant à Dehli où il travaille actuellement au Ministère des Affaires Etrangères. Ce livre est son premier roman. Il a eu un succès retentissant en Inde où il a été publié pour être ensuite traduit en 15 langues.
RESUME : Le jeune Ram Mohammad Thomas va être le premier vainqueur du jeu "Qui veut gagner un milliard de roupies ?" Son destin suscite des jalousies et l'entraîne dans une histoire rocambolesque. Comment croire qu'un jeune de 18 ans sans éducation particulièrement poussée et pauvre de surcroît puisse répondre sans faute à toutes ces questions ? Chaque réponse qu'il donne au jeu correspond à une étape de sa vie qui nous est contée.
MES IMPRESSIONS : Ce roman a été élaboré de façon inédite c'est sans doute pourquoi il a eu tant de succès. Il fait rêver car il nous montre que la chance peut sourire à n'importe qui. La vie personnelle du jeune homme est complètement enchevêtrée dans les réponses qu'il va donner à ce grand jeu de questions. On l'accuse de triche mais le destin a fait pour lui que chaque évènement de sa vie est mêlé aux questions qu'on lui pose. L'être généreux qu'il est suscite à la fois l'amour de son prochain mais aussi des jalousies autour de lui. L'auteur nous donne un intéressant aperçu de la société indienne dans ce qu'il y a de plus pénible et de plus beau aussi.
Le personnage de Ram est sympathique pour le lecteur. Nous aspirons à sa victoire. Ce livre est résolument optimiste et positif. Ram est un vrai héros moderne.
Pour finir, j'ajouterai que ce roman est attachant et simple, plein de suspens et d'émotion à l'image du jeune indien. A lire pour se détendre.

Ainsi rêvent les femmes de Kressmann TAYLOR

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 2/5.
Quelques mots sur l'auteur : Kressmann Taylor de son vrai nom Katherine Taylor est une romancière américaine née à Portland, Oregon en 1903 et décédée en 1997. Elle a fait des études de lettres et de journalisme. Elle se met à l'écriture vers 1928 après avoir été correctrice et traductrice dans la publicité. Sa première nouvelle "Inconnu à cette adresse" avait été éditée par le Reader's digest. Elle a écrit aussi "Jour sans retour". On retiendra son combat contre l'antisémitisme.
RESUME : Portrait de cinq femmes dans cinq histoires différentes face à leurs rapports avec un homme. De la dureté souvent alors qu'en elles sommeillent toujours de purs sentiments. Harriet voit s'échapper l'homme qu'elle aime au cours d'un incendie d'origine criminel..., Anna vit une expérience malheureuse de sa première rencontre amoureuse..., etc.
MES IMPRESSIONS : Même si ce livre m'a paru plutôt bien écrit, je ne suis pas parvenue vraiment à m'en imprégner. J'ai trouvé ces récits disparates et j'ai dû m'y reprendre plusieurs fois pour bien comprendre certaines nouvelles. J'avais eu un meilleur souvenir de "Inconnu à cette adresse" lu il y a déjà quelques temps et qui m'avait vraiment laissé une très bonne impression. J'ajouterai une dernière chose qui toutefois m'a amusé c'est que j'avais cru que l'auteur était un homme et en lisant la biographie de Katherine Taylor j'ai découvert que son mari avait voulu qu'elle prenne un pseudonyme à consonance masculine en Kressmann car il trouvait que ces histoires n'auraient pu être écrites que par une plume masculine. Je suis donc tombée dans ce piège.

La fille de coeur d'Anh-Dao TRAXEL

BIOGRAPHIE PARUE EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait après voir vu son auteur interrogée dans diverses émissions télévisuelles.
Je lui donnerai 5/5
Quelques mots sur l'auteur : Anh-Dao Traxel est née le 22 août 1957 au Vietnam. Sa vie est relatée dans son livre, c'est pourquoi je ne m'attarde pas sur elle maintenant.
RESUME : C'est une vie hors du commun et traversée de dures épreuves qu'Anh-Dao Traxel nous raconte dans ce livre. Un destin pour autant fabuleux qui la mène vers Bernadette et Jacques Chirac en 1979 (ce dernier est Maire de Paris) et qui décident de l'adopter. Elle voulait aller en France pour changer radicalement de vie devenue impossible au Vietnam, elle y est parvenue.
MES IMPRESSIONS : J'ai vraiment été captivée par ce livre. Anh-Dao Traxel est une femme tellement combative que rien ne l'arrête. C'est un exemple pour notre société souvent passive et attendant trop des autres. Elle ne compte que sur elle-même, j'admire son courage, sa volonté de s'en sortir. Elle a vécu des évènements très pénibles et elle a toujours voulu rebondir par rapport à ceux-là. Sa famille a subi la déchéance, la pauvreté, l'humiliation. Il est difficile d'accepter de voir son père envoyé dans un camp loin des siens où l'on n'ignore ce qu'il subit mais on le devine. Elle se révolte, elle part loin pour sauver les siens, elle va y parvenir car c'est plus fort qu'elle.
Les détracteurs de la famille Chirac pourront croire à un coup de publicité pour ce livre mais je crois, après l'avoir lu, qu'il n'en est rien. C'est un couple qui a été touchée par une jeune fille qui pleurait à la descente de l'avion qui l'amenait enfin vers le pays qui la sauverait et ils ont été touchés par ces larmes. Il en ressort un côté très humain des Chirac qui, probablement de par leur situation politique et aussi financière, ont pu venir en aide à Anh-Dao. Cet évènement n'avait d'ailleurs pas été ébruité à l'époque ce qui prouve qu'ils ont pu faire ce geste sans doute par générosité et par charité chrétienne.
Je ne peux que conseiller ce livre. C'est un témoignage poignant. Anh-Dao Traxel que j'ai eu la chance de rencontrer au Salon du Livre 2006 m'a parue très sympathique et humble, les quelques paroles que j'ai pu échanger avec elle m'ont montré quelqu'un de très humain et très facile d'accès. J'aime le dynamisme de cette femme incontestablement.
Ce témoignage peut être lu par une majorité d'entre nous. N'oubliez pas de donner vos avis par les commentaires, je les attend avec impatience.

L'âme seule d'Hervé VILARD

BIOGRAPHIE DE RENE VILLARD PARUE EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma recherche de livres à la bibliothèque municipale.
Je lui donnerai 5/5.
Quelques mots sur l'auteur : Hervé Vilard est né le 24 juillet 1946 à Paris. Abandonné à la naissance, il sera orphelin. Je ne raconte pas trop sa vie car vous la retrouverez dans son livre. J'ajouterai simplement qu'à 19 ans, il sort son premier grand succès dans la chanson "Capri, c'est fini". D'autres chansons suivront : "Si tu ne m'aimes plus", "Nous", "Reviens", "Méditerranéenne"...RESUME : Hervé Vilard de son vrai nom René Villard nous raconte son histoire d'orphelin et les prémices de sa future carrière de chanteur. Il va rencontrer Daniel Cordier qui l'adopte et fait de lui ce qu'il est aujourd'hui.
MES IMPRESSIONS : Excellentes. Un livre passionnant. On le commence, on veut le finir et vite. C'est un livre émouvant et à la fois très optimiste.
Le destin parfois, les rencontres peuvent entraîner de belles choses. Ce livre est bien écrit, agréable à la lecture. Ce n'est pas du tout "people" comme je le redoutais. C'est une biographie qui fait ressortir le profond, qui témoigne d'une certaine époque et de sentiments forts. Tristesse et bonheur sont mêlés mais jamais de désespoir. Il y a toujours un lendemain. Le livre se termine d'ailleurs comme un conte de fée. Hervé Vilard a fini par exister au fur et à mesure du livre. Il devient une personne consistante grâce à son sauveteur Daniel Cordier. Il prend forme, il se construit, il est aimé pour lui et profite de ce bonheur avec intelligence.
J'ai vraiment beaucoup apprécié ce livre, il mérite certainement un prix de littérature. Les mots sont simples et justes. Il rend hommage à ceux qui essayent de recueillir et de donner un peu de réconfort et d'amour aux enfants que les parents abandonnent souvent dans une immense détresse.
A lire pour tous pour cet été en vacances par exemple.

Fleurs de Ya-Ya de Rebecca WELLS

ROMAN PARU EN 2006
Le choix de ce livre s'est fait dans le cadre de ma tournante de livres.
Je lui donnerai 1/5 (lu jusqu'à la page 136)
Quelques mots sur l'auteur : Rebecca Wells est née en 1952 en Louisiane. Elle a vécu sur une plantation durant son enfance, terre de ses ancêtres depuis 1795. Elle a fait des études pour devenir comédienne et dramaturge. Elle publie son premier roman en 1992. En 1990, elle découvre qu'elle est atteinte de la maladie de Lyme qui provoque des troubles neurologiques graves. Un grand combat l'attend pour écrire son dernier roman qui ne lui laisse que quelques heures pour travailler. Elle vit sur une île en face de Seattle avec son mari et son chien.
RESUME : De 1930 à 1990, trois générations de Ya-Ya se succèdent, c'est-à-dire trois histoires d'enfance. Quatre petites filles plutôt chipies "Vivi, Teensi, Necie et Caro" fondent leur cercle secret "à la vie, à la mort". Aux générations suivantes, il n'est pas facile de vivre dans l'ombre de ces quatres fortes têtes. Il va y avoir des fâcheries. Puis la dernière génération naît, l'une d'elle est alors kidnappée. La tribu au complet mène alors l'enquête et révèle à quel point ils sont tous restés solidaires malgré les disparités.
MES IMPRESSIONS : J'ai commencé ce livre sans pouvoir le continuer. C'est rare, car je suis en général persévérante et n'aime pas laisser une oeuvre non lue entièrement. Je n'ai trouvé aucun intérêt à ce roman. Je le trouve moyennement écrit donc moyennement traduit. Je n'ai senti aucune accroche (jusqu'à la page 136 où j'ai décidé d'abandonner ma lecture). Je me suis véritablement ennuyée.
J'aimerai avoir l'avis des personnes qui l'auraient apprécié afin qu'elles essayent de me convaincre de l'intérêt de ce roman par leurs arguments.