Je lui donnerai 7,5/10.
Quelques mots sur l'auteur : Yasmina Khadra, de son vrai nom Mohammed Moulessehoul, est né à Kenadsa le 10 janvier 1955. Il est le fils d'un infirmier et d'une mère nomade. Dès l'âge de 9 ans, il s'engage dans l'armée algérienne pour finir 36 ans plus tard Officier Supérieur. Il décide alors d'abandonner cette carrière pour se consacrer entièrement à l'écriture à partir de l'année 2000. Il est marié et père de 3 enfants. Sa famille a rejoint la France après un bref passage au Mexique et il écrit en langue française depuis 2001. Il a fait paraître plusieurs ouvrages dont "L'écrivain", "Moritori", "À quoi rêvent les loups"... Il a son style bien à lui où l'on peut trouver à la fois le dépouillement et la poésie, le lyrisme et les métaphores inattendues. On notera "Les hirondelles de Kaboul" paru en 2002. Il atteint son apogée lors de la parution du livre "L'attentat" (voir dans le blog, paru en 2005) qui avait été retenu par les jurys Goncourt et Renaudot. En 2006, il publie "Les sirènes de Bagdad". Puis en 2008, "Ce que le jour doit à la nuit" est un nouveau roman qui a reçu le prix Roman France Télévisions 2008. Pour finir je "Le prieur de Bethléem" paraît en 2026. Il a reçu plusieurs prix dans toute son oeuvre, je relève la Médaille de vermeil en 2001, le grand prix de littérature de l'Académie française en 2011, ainsi que le prix Pepe Carvalho en 2025 qui récompense l'ensemble de sa carrière.
RÉSUMÉ : Un éditeur parisien est enlevé dans des circonstances mystérieuses. Séquestré dans un réduit, il découvre que son ravisseur lui a soumis un manuscrit qu'il a refusé. L'auteur, un moine palestinien éprouvé par la violence, tient à ce que son récit soit connu de tous et, à travers lui, la tragédie d'une terre en larmes et en sang..... (repris sur le dos du livre).
MES IMPRESSIONS : Incontestablement Yasmina Khadra est un auteur remarquable par son écriture et le contenu de ses romans. En revanche si ce roman m'a moins plu, je l'ai trouvé à la fois clair et confus, les flash back sont bizarrement menés et je n'en ai pas été convaincue. Tous ces conflits en Palestine sont récurrents et un gros problème de nos jours avec les guerres de religion bien rendues dans ce livre cependant je dirai que je me lasse de ces sujets. Ils reviennent en boucle dans l'actualité et il est vrai qu'à un moment, cela devient pour moi une overdose même si je reconnais le dramatique de ces situations intolérables. Des hommes différents et qui sont voisins ne sont pas et plus capables de vivre dans le calme et le respect de l'autre même s'ils sont différents, qu'ils pensent autrement et que leurs religions sont différentes. C'est ce que raconte le roman en gros qui est une réalité et un constat dramatique. C'est juste que le thème est anxyogène et je préférerais de l'espérance même si le bien et la moralité sont recherchés chez certains et évoqués dans le récit de Yasmina Khadra.

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